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Karfa Diallo sur les chemins de la traite négrière

Karfa Diallo est arrivé en France  en 1996, pour continuer ses études en Droit public et en Sciences politiques, à Bordeaux. Une ville que Karfa connaissait déjà tout en étant à Dakar , parce que fan de l’équipe de foot les Girondins des année 90, avec Alain Giresse, Jean Tigana, Marius trésor… Une équipe qui dit-il l’avait « beaucoup impressionné dans sa diversité, une des équipes des plus métissées, des plus colorées de l’époque. »

Depuis une quinzaine d’années, il s’est engagé sur les chemins de la traite négrière à Bordeaux. Président de la Fondation pour le mémorial de la traite des Noirs, il se bat pour que la capitale de la Gironde reconnaisse son passé de ville négrière, et rebaptises les rues qui portent encore des noms de familles, enrichies par le commerce triangulaire.

 

Karfa Diallo ne recherche aucune gloire, il mène librement son combat pour sortir de l’ombre,  4 siècles d’une histoire douloureuse que seule la ville de Nantes a mis en lumière, en se tournant courageusement sur son passé de ville négrière. 

Depuis  septembre dernier,  il organise chaque semaine le « Bordeaux Nègre », une visite guidée, pour à travers l’architecture de la ville classée patrimoine mondial de l'Unesco, découvrir les aspects cachés de la traite négrière.

Mais on ne réveille pas impunément l’histoire, quand de vieux démons l’habitent. Les racistes sont sortis de l’ombre. La semaine dernière, la haine a frappé à la porte de son immeuble où des tags racistes ont été inscrits. «FN au pouvoir…les arabes dehors, les nègres dehors,  la France aux français ».

Aucune association anti-raciste ne lui a apporté son soutien.

 

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