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Après les violences policières exercées sur un jeune manifestant, Kéziah Nuissier,  frappé violement par plusieurs gendarmes,  et transféré à l’hôpital ou la police n’a pas hésité à aller le chercher deux nuits de suite, pour le ramener dormir dans une cellule de garde à vue malgré son état de santé, les réactions d’indignation se multiplient. Les gendarmes avaient immédiatement nettoyé la large flaque de sang provoquée par sa blessure à la tête, résultat de leur violence. Quant au Procureur de la République, Renaud Gaudeul, il s’est précipité sur les médias pour justifier la violence de ces gendarmes, accusant sans enquête le jeune Martiniquais d’avoir frappé en premier. C’est au tour du Député Serge Lethimy de demander des explications au Premier ministre Jean Castex, rappelant que « Ces troubles ont une origine : à la base, le silence de l'Etat face à l’empoisonnement des terres martiniquaises. De plus, à cela s'ajoute le mépris mémoriel, la mise à l'écart et la non reconnaissance de nos repères historiques identitaires. Les troubles successifs sont directement ou indirectement liés à ces enjeux. »

Monsieur le Premier Ministre, 

Les événements du 16 et du 17 juillet 2020 à Fort-de-France constituent une étape de plus dans la montée des tensions et des violences entre forces de l’ordre et manifestants en Martinique.
Cette situation est grave et inquiétante. Elle trahit un manque de dialogue face à des problèmes posés restés sans réponse. La violence ne peut qu'engendrer des dérapages qui fragilisent la démocratie, base de la République. 

Au cours de ces émeutes du 16 et du 17 juillet, un homme a été blessé à l’occasion d’une rude arrestation. Premier blessé grave de ces évènements, le jeune Keziah NUISSIER, étudiant, aujourd'hui hospitalisé au Centre Hospitalier Universitaire La Meynard, à Fort-de-France.
Au nom de la démocratie et de la règle éthique qui l'accompagne, je demande à ce que la lumière soit faite concernant cette affaire par l’IGPN afin d’établir en toute transparence les conditions de cette intervention et que la vérité soit dite. 

Ces troubles ont une origine : à la base, le silence de l'Etat face à l’empoisonnement des terres martiniquaises. De plus, à cela s'ajoute le mépris mémoriel, la mise à l'écart et la non reconnaissance de nos repères historiques identitaires. Les troubles successifs sont directement ou indirectement liés à ces enjeux. 

Nous sommes aujourd'hui dans l'urgence d'avoir des réponses claires de l'Etat. Face à une situation particulièrement sensible en Martinique, l'Etat doit mesurer le risque qu' à la moindre étincelle, peuvent se produire à l'avenir, des embrasements dont personne ne pourra mesurer l’ampleur. 

En l'attente, je vous prie d'agréer Monsieur le ministre, mes salutations distinguées. 

 

 

 

 

 

 

 

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