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En Martinique les syndicats d’étudiants, ceux des personnels, le chef de pôle Jean-Emile Symphor et les enseignants chercheurs ont tous joués l’apaisement, à la veille de la réunion de la Commission Mixte Paritaire de l’Assemblée Nationale qui se tient aujourd’hui à 15 heures  (heure de France). Ils ont rencontré le Président de Région, Serge Letchimy, qui a dit sa volonté de « tout faire pour sauver l’Université des Antilles. » Mais en Guadeloupe, c'est un préavis de grève, en forme de déclaration de guerre, qui est déposé. Cela ressemble bien au scénario de la Guyane, avant la scission.

Étudiants, enseignants, personnels administratifs et techniques se sont réunis sur le campus de Schoelcher, après avoir rencontré le président de la Région. Il en est sorti une motion.

Ce n’est pas le choix de la Guadeloupe qui a lancé pour de bon les hostilités. La lettre du chef de pôle, Didier Destouches, qui se rapprochait davantage d’un brûlot syndical veille de grève, que d’une tentative de dialogue, avait donné le la. Le préavis de grève reconductible déposé hier 10 mars par les syndicats UNSA Education et SPEG, sonne comme la suite de la partition. 

La Guadeloupe a choisi la déclaration de guerre pendant qu’en Martinique, « l’apaisement » prôné par Serge Letchimy a été bien suivi.

Le Député martiniquais, président de la Région, était absent à l’Assemblée Nationale, laissant Victorin Lurel défendre leurs amendements communs de la discorde,  mais il est allé jusqu’à demander publiquement à son soldat Camille Chauvet, d’enlever la photo dénigrant Corinne Mencé-Caster et aussi, le Président de la République qui y figure, discutant avec la Présidente de l’Université. On sait que la photo est arrivée dans les ministères et sans aucun doute, au sommet de l’Etat.

Le lieutenant soldat du président a résisté, jusqu’à minuit, sachant que dans cette armée PPM, on ne vire pas facilement un soldat, surtout quand le climat de guerre est déjà installé.

A la réunion de la Commission Mixte paritaire d’aujourd’hui, même si on y trouve le Sénateur de Martinique, Maurice Antiste, ce sera bien Victorin Lurel le chef d’orchestre du vidé de mercredi des cendres, qui est bien commencé.

On saura ce soir si l’UA habillé en Vaval par ces politiques, sera brûlé au nom d’intérêts particuliers et si les Martiniquais ne seront pas condamnés à être les spectateurs du boucan de la mi-carême.

A moins que le Parti Socialiste au pouvoir, qui conduit le char, décide de faire un grand syak avec le Vaval, au nom de l’intérêt des étudiants Antillais, qui ont droit, comme partout ailleurs sur le territoire national français, à une vraie Université, et non, à un grand lycée de l’échec.

Lisa David

 

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