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L'insupportable nouvelle du décès de Philippe Siméon est tombée ce mercredi 15 février dans la matinée, laissant ses amis sans parole. Ce militant contre l'injustice, contre la haine raciale, toujours prêt à s'engager pour les autres, était très connu dans le monde des médias, où sa belle et puissante voix s'élevait souvent pour condamner les maux qui frappent notre société martiniquaise, mais aussi le monde. Animateur de l’émission « Le Tribunal de nous-même » sur la chaine de télévision privée KMT, Philipe était aussi un membre actif du groupe « Marine Déwo ». Freepawol présente ses sincères condoléances aux enfants, à la famille et aux amis de celui qui était un fidèle lecteur de notre site de presse.

Philippe, j’essaie de trouver des mots, j’essaie d’arrêter mes larmes. Je n’aime pas que les combattants tombent. Je ne supporte pas ton absence. Ton énergie spontanée chaque fois qu’apparaissait une injustice me remplissait d’espoir en l’être humain.

Certains disent, trop excessif ! D’autres disent , fanm ou nonm douboutt ! Face à ces combattantes, ces combattants pour la justice qui ne savent pas faire gentil,  mesuré  face à la violence de l’injustice, les réactions sont rarement à la hauteur de leur générosité.  

Parce qu’ils osent dire, ils osent tout le temps agir, parce qu’ils paraissent être des rocs, ces combattants reçoivent des coups qu’ils encaissent souvent en silence. Ils peuvent être blacklistés, empêchés dans leur réussite professionnelle et les conséquences sur leur vie personnelle souvent dramatiques.

Mais le combattant ne sait que se battre, pour les autres. Il avance, il continue sans relâche, sans être lâche, son engagement contre l’injustice capitaliste qui frappe notre monde, qui asservit, humilie, tue.

Le combattant est souvent fragile et fragilisé. Il compte souvent sur l’amour, l’amitié, pour le protéger pour qu’il soit moins vulnérable face aux coups de ses adversaires.

Le combattant est souvent très fier. Il aime son prochain, c’est pour cette raison qu’il avance, il s’engage, il dénonce. Il est solidarité.

Le combattant n’est pas un être parfait, il est comme tous les êtres humains avec sa part de lumière et sa part d’ombre. Il est ce que son histoire a fait de lui. Il n’a ni le temps, ni la volonté de s’épancher sur lui-même.

Un rocher ne pleure pas, un rocher est solide. Un rocher sert à ajouter de la force, de la solidité. On compte sur lui, on ne le plaint pas. On peut même le casser, ses morceaux peuvent servir. On ne cherche pas ses yeux qui seuls peuvent dire : Sé kouto sèl ki sav sa ki an tchè giromon !

Je voulais te dire pleure rocher, tu seras toujours fort en amour

Je voulais te dire pleure rocher, tu resteras immortel

Je voulais te dire pleure rocher, je t’aime…

Lisa David

 

 

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