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Selon The Guardian, le Premier ministre du Royaume Uni, Theresa May est pressée de toutes parts pour publier des avis juridiques tenus secrets qui démontrent que le Parlement pourrait encore arrêter le Brexit avant la fin de mars 2019, si les députés jugent qu'un changement d'avis est dans l'intérêt national. Le mécontentement augmente au fur et à mesure que les discussions de sortie avec Bruxelles laissent présager des catastrophes.

Les appels pressants au Premier ministre se multiplient pour que soient révélés les avis des principaux experts juridiques du pays, après les déclarations du gouvernement déclarant que le Brexit est maintenant imparable et que les députés devront choisir quelle que soit l'offre proposée l'année prochaine - même si elle est mauvaise - ou pas.

L'inquiétude a augmenté chez les députés et au sein de la profession juridique et du monde des affaires, sur ce que l'on qualifie d'approche « kamikaze » du gouvernement. Les ministres insistent eux sur le fait que l'arrêt du Brexit n'est pas une option, car les Britanniques ont pris leur décision lors du référendum de l'an dernier et le processus de l'article 50 est actuellement en cours, même si les conséquences peuvent se révéler dommageables, lorsque les négociations seront conclues.

Les craintes concernant le manque de souplesse de Theresa May se sont intensifiées suite à la chaotique conférence de presse du parti conservateur à Manchester et au discours malheureux de Theresa May. Les dirigeants européens se demandent maintenant si elle a l'autorité politique pour faire avancer les négociations vers un accord satisfaisant.

La célèbre avocate Jessica Simor QC, des Matrix chambers, a écrit à Theresa May pour lui demander de publier les avis juridiques en vertu de la Freedom of Information Act. Simor a déclaré qu'elle a été informée par « deux bonnes sources » que le Premier ministre a été informé « que la notification de l'article 50 peut être retirée par le Royaume-Uni à tout moment avant le 29 mars 2019, ce qui entrainerait le maintien du Royaume-Uni dans l'UE sur son actuel et favorable statut.

Les principales personnalités qui s'opposent à un Brexit dur et rejettent l'idée que le processus est irréversible, font valoir que le public est trompé par les ministres qui veulent faire croire qu'il n'y a plus d'alternative. Pour Jessica Simor, c’est un argument politique, non juridique.

Sur le plan politique, de nombreux partenaires de l'UE ont indiqué qu'ils n'avaient aucune objection à cela.

Il y a également une colère croissante quant au refus continu du gouvernement de publier des études qu'il mène sur l'impact qu’aura le Brexit sur les différents secteurs de l'économie

Source The Gardian (5/10/17)

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