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Serge Letchimy, au nom du Conseil Régional de Martinique, salue la reconnaissance de l'Etat palestinien par l'Assemblée Nationale française. Pour lui, « Nommer la Palestine aujourd’hui, l’acclamer sans attendre comme l’a déjà fait la Suède, c’est refuser que seuls le déni, la violence, l’arbitraire, l’injustice et la force président à la résolution de cette tragédie.» Malheureusement, le sujet n'a été discuté ni en commission permanente, ni en assemblées plénière, ce qui prive les Martiniquais d'avoir connaissance de la position des diverses forces politiques élues à la Région. On sait que les Députés UMP ont voté contre en grande majorité et on aurait aimé entendre les arguments des élus de Droite à la Région.

Reconnaissance de la Palestine

LES FORCES DU SYMBOLE

L’Assemblée nationale de la France vient d’adopter une résolution visant à la reconnaissance d’un Etat palestinien par le gouvernement. Le Conseil Régional de la Martinique s’en félicite. La France parlementaire rejoint ainsi de nombreux pays de par le monde, et quelques-unes des chambres de son espace européen, à savoir : l’Irlande, la Grande Bretagne, l’Espagne…

La diplomatie ordinaire et les vetos (verrouillés depuis des décennies dans les grandes institutions internationales) ne permettent pas l’émergence d’une solution négociée entre Israël et la Palestine. Les générations successives n’ont connu qu’une prolifération de chemins avortés et d’impasses sans espoir. Le cycle des violences, les proximités irrémédiables, ont engendré des complexités humaines et territoriales qui s’imposent aujourd’hui aux consciences du monde.

L’Etat d’Israël ne saurait envisager le moindre avenir sans garantir le plein exercice d’un Etat palestinien ; et celui-ci, dans sa légitimité, ses droits et devoirs, sera forcé de reconnaitre la présence à ses côtés d’une légalité israélienne comme garantie de la sienne. Nous émettons le souhait que tous les pays du monde, toutes les instances étatiques ou citoyennes, poursuivent ce processus de reconnaissance horizontale.

Nommer la Palestine aujourd’hui, l’acclamer sans attendre comme l’a déjà fait la Suède, c’est refuser que seuls le déni, la violence, l’arbitraire, l’injustice et la force président à la résolution de cette tragédie. Peuvent aussi intervenir -- dans la beauté du geste et les forces du symbole -- la compassion, le sens de la justice, la décence et les vertus réaffirmées du droit international.

 Serge Letchimy

Député de la Martinique

Président du Conseil régional

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ISSN 2726-0100

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