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A l’approche de l’élection présidentielle, la parole raciste se banalise en France et les passages à l’acte suivent déjà. Jusqu’au sommet de l’Etat où par exemple le Premier ministre, Manuel Valls, porte encore le poids des mots prononcés, alors qu’il n’était encore que Député et maire d’Evry, pour demander qu’on lui ajoute : « quelques Blancs, quelques White, quelques Blancos » dans sa ville. De la Gauche à la Droite en passant par l’extrême droite, le rejet de toutes celles et ceux qui ne sont pas Blancs s’exprime sans complexe. Pourtant des naïfs croient encore que la Droite est différente du Front National. Quand Nicolas Sarkozy ou Eric Zemmour déversent leur torrent de haine raciale, dépassant même le Front National, ils sont dans la continuité de l'histoire de la Droite française qui n'est jamais loin de l'extrême-droite. 

 

 

A l’occasion de la Primaire de la Droite en vue de l’élection présidentielle, ils montrent tous leur vrai visage, transpirant de racisme et de xénophobie. L’ancien Premier ministre François Fillon a craché son venin lors de son discours donné à Sablé-sur-Sarthe le 28 août dernier. Après avoir dit que « la France n'a pas inventé l'esclavage », celui que Nicolas Sarkozy désignait comme son « collaborateur », a donné sa définition de la colonisation :

« Non, La France n'est pas coupable d'avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Nord ».

Le candidat à la Primaire ajouta : « La France, c'est quinze siècle d'histoire depuis le baptême de Clovis à Reims ». Le « Nouvel Observateur » souligne que ces « propos résonnent avec ceux de Marion Maréchal Le Pen Marion Maréchal-Le Pen qui avait lancé, en décembre dernier: "Qui n'a pas vibré au sacre de Reims et à la fête de la Fédération n'est pas vraiment Français". 

A la suite des propos de François Fillon qualifiant la colonisation de partage de culture, Les MIR (Mouvement International pour les Réparations » de Martinique, Guadeloupe, Guyane et France ont déposé le 26 septembre dernier, une plainte contre François Fillon pour apologie de crime contre l’humanité. Ces mouvements sont soutenus dans leur action en justice par le CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires de France).

 

De quoi est le nom de la récente sortie de cet autre candidat de la Primaire de la Droite, Bruno Le Maire, mentant volontairement pour alimenter l’ambiance de haine raciale ?

« Il faut dire à Madame Najat Vallaud-Belkacem qui veut faire apprendre l’arabe en classe de CP, qu’en France en CP, on enseigne le français ». 

 

La candidate Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne ministre de Nicolas Sarkozy n’est pas en reste. Invitée sur BFM le 2 février 2015, elle stigmatisait les enfants et parents musulmans de France :

« Je vous prends un exemple très concret. A Mulhouse, le maire, qui est un ami, Jean Rottner, me dit que dans sa ville, il y a des dizaines d’enfants qui le matin arrivent tous les jours en retard parce qu’ils sont à la prière, ils sont emmenés à la prière par leurs parents. »

Et la vice présidente de l’UMP propose sa solution : « poser la question du placement des enfants qui dans leurs familles sont entraînés dans une dérive de radicalisation ». Le Nouvel Obs commente :« Les propos de Nathalie Kosciusko-Morizet rappellent étrangement la sortie controversée de Jean-François Copé, en octobre 2012, lorsqu'il raconta qu'un jeune écolier s'était fait « arracher son pain au chocolat par des voyous sous prétexte qu'on ne mange pas pendant le ramadan ». Quand NKM se prend les pieds dans le tapis de prière - 2 février 2015 - L'Obs

 

Le candidat de la primaire de Droite qu’on dit « inconnu » du grand public, Jean-Frédéric Poisson du Parti Chrétien Démocrate, n’est pas inconnu au Front National. « Le Figaro » (12  otobre 2016) le présente à ses lecteurs :

« Dans une interview donnée à Valeurs Actuelles, le candidat à la primaire de la droite et président du Parti chrétien démocrate exhorte les Républicains à débattre avec les frontistes. Sur certains sujets, il va plus loin que Marine Le Pen.

« Sans hésitation », Jean-Frédéric Poisson s'affiche comme le candidat le plus à droite de la primaire « et comme un conservateur fidèle » dans une interview parue chez « Valeurs Actuelles. »

En rupture avec «une droite qui a échoué depuis trente ans par manque de courage», le candidat veut « en finir avec ce cordon sanitaire qui n'a ni sens ni raison d'être » autour du Front National. Il exhorte son camp à «débattre et non pas discriminer en fonction d'une étiquette». Pour le président du Parti chrétien démocrate, « le FN a changé, c'est incontestable » et « doit être considéré comme un parti comme les autres ».

 

Nicolas Sarkozy a battu le Front National dans l’indigne concours des propos méprisants. Il n'est qu'un petit Chirac dont on n'a pas oublié sa sortie sur les Noirs et les odeurs[1]. Les autres sont tout simplement plus hypocrites. Alain Juppé a bien déclaré que si l'ancien Président remporte la Primaire, il se rangera derrière lui.  Se ranger derrière celui dont la dernière sortie a fait couler beaucoup d’encre :

« Dès que vous devenez français, vos ancêtres sont les Gaulois. »

 

« Nos ancêtres Gaulois », ce qui a été appris à l’école à des milliers de petits Nègres pendant des décennies, et amusait Aimé Césaire qu’on peut entendre dans une bande audio de l’INA, ressortie à l’occasion des paroles idiotes de Sarkozy :

« Quand vous lisiez, même quand que vous aviez 6 ans, que nos ancêtres étaient les Gaulois, ils étaient blonds avec des yeux bleus, et l’instituteur et nous mêmes nous rigolions. Il faut savoir prendre du recul, personne n’a jamais été persuadé de ça. Nous étions avant tout des Nègres et nous disons, créolophones. »

 

Le Nègre fondamental avait donné le coup de grâce à la visite de Sarkozy en Martinique en 2005, refusant de recevoir ce ministre de l’Intérieur qui pensait déjà « chaque fois qu’il se rasait, à devenir Président de la République. Aimé Césaire a voulu ainsi dénoncer la loi (23 février 2005) sur « le rôle positif » de la colonisation française avec un article IV stipulant que « les programmes scolaires reconnaissent le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord. »

En 2006, trop âgé et affaibli pour rejeter les invitations de personnages douteux que d’autres prétendus « héritiers » lui imposaient par intérêt, Aimé Césaire avait reçu celui qui qualifiait de « racailles » à nettoyer au « Karcher » les jeunes de banlieue, trop basanés pour être respectés.

On se rappelle avec indignation et colère de cette image dégradante où on voyait le Sarkozy, soutenant Aimé Césaire descendant les escaliers de l’ancienne mairie de Fort-de-France, en mars 2006. « Une rencontre patiemment négociée par le ministre de l’intérieur » précise la journaliste de France 3, Roselyne Febvre,  auteur du reportage.

Dans ce cirque politique organisé au détriment de l’honneur et de la grandeur du vieil homme, Sarkozy joua son rôle de clown :

« On a dit de moi que j'ai fui. Le coq de combat ne fuit pas : me voici parmi vous. »

La réflexion est puisée d’un incident survenu lors du voyage de Valéry Giscard D’Estaing en Martinique du 13 au 16 décembre 1974. Le Président de la République pour qui les Martiniquais avaient voté en masse au premier tour, avait rendez-vous avec le maire de la capitale, mais prétextant de la présence de la foule dans des rues étroites autour de la mairie, il a choisi de ne pas s’y rendre. Du balcon de sa mairie Aimé Césaire le rebelle a ironisé sur le courage de son invité, un coq français qui a eu peur du coq de combat local.

Un an plus tard, Nicolas Sarkozy part en tournée sur le continent africain le 25 juillet 2007. Il fait une escale en Libye pour remercier le colonel Mouammar Kadhafi d’avoir contribué à la libération des infirmières bulgares. Le lendemain 26 juillet au Sénégal, le Président de la République française prononce le discours qui révèlera au monde son ignorance et son racisme. S’adressant à la jeunesse africaine à l’Université Cheik Anta Diop de Dakar, il déclare :

« L'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. »

Emporté par une supériorité illusoire d'homme Blanc, le chef de l’Etat français poursuit :

« Le paysan africain, qui depuis des millénaires vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. »

 

 

En avril 2008, Aimé Césaire le père de la Négritude, celui a écrit son respect à l’Afrique a tiré sa révérence. Nicolas Sarkozy a assisté à ses obsèques, mais cette fois c’est la famille qui a décidé et seul le Dr Pierre Aliker, compagnon de toujours d’Aimé Césaire, était autorisé à prendre la parole.

Vêtu de son éternel costume blanc, l’ancien adjoint du maire de la capitale et créateur avec lui du Parti Progressiste Martiniquais (PPM), a cité Karl Marx pour évoquer son ami. D’une voix déterminée malgré  

« Il ne faut jamais permettre que l’intérêt général soit noyé dans les eaux glacées des intérêts privés. Jamais ! »

On se demandera toujours : Le vieux sage en prononçant ces paroles, pensait-il à la précédente rencontre « négociée » par Nicolas Sarkozy, avec les « héritiers » d’Aimé Césaire ?

 

La Droite a toujours été la sœur de l’extrême droite. Quand en 1988, Jacques Chirac décide de massacrer les Kanak, il a cherché l'accord du Front National. Pour mémoire, cet article de « Valeurs Actuelles » journal d'extrême droite qu'on ne présente plus :

« Entre-deux-tours de l’élection présidentielle, 4 mai 1988, 4 heures du matin. Jean-Marie Le Pen, qui dort dans sa maison du parc de Montretout, est réveillé par un coup de téléphone. Au bout du fil : Charles Pasqua. Celui qui est alors ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac tient à l’« informer personnellement » du projet d’assaut du GIGN contre les indépendantistes kanaks preneurs d’otages de la grotte d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie. Vingt-quatre ans plus tard, le président d’honneur du FN le raconte à Valeurs actuelles : « Pasqua me dit : “Est-ce que vous êtes d’accord pour que nous donnions l’ordre d’attaquer ? ” Il cherchait mon soutien, voulait s’assurer de ma réaction. Je lui ai répondu que j’approuvais l’opération, qu’il pouvait compter sur mon appui. Il m’a remercié. »

Depuis la création du parti lepéniste, en 1972, des contacts entre le Front national et la droite ont toujours existé. Lors des municipales de 1975, des membres du FN, le plus souvent anciens militants de l’Algérie française, participent déjà à quelques listes des Républicains indépendants (giscardiens) dans le Sud.

Durant l’entre-deux-tours de la présidentielle de 1981, Valéry Giscard d’Estaing envoie son homme de confiance, Victor Chapot, rencontrer Le Pen. « Les liens n’ont jamais été rompus, confie aujourd’hui ce dernier. Il y avait notamment autour de Pasqua, dans les années 1980, une tendance favorable aux accords avec nous mais qui n’était pas dénuée d’arrière-pensées, comme Mitterrand avec le PC. Pasqua, qui ne manque ni de finesse ni de malice, a souvent joué double jeu.

Cette stratégie d’accords “au cas par cas” aboutit, la même année, au “coup de tonnerre” de Dreux. Le premier scrutin municipal ayant été invalidé, le suivant voit les deux listes, RPR-UDF et FN, fusionner entre les deux tours… et l’emporter (55,4 %) face à la gauche. Le RPR Jean Hieaux est élu maire, deux élus FN sont promus adjoints, dont le numéro deux du Front, Jean-Pierre Stirbois, chargé de la sécurité. À l’époque, cet accord ne trouble personne, ou presque, à droite : patron des députés RPR, Claude Labbé affirme que, s’il avait été électeur sur place, il aurait voté « des deux mains » pour cette « liste d’union ». Chirac lui-même « ne voit pas » ce qu’un tel accord a de « gênant ». Seule Simone Veil prône l’abstention. Sans aller jusqu’au vote PS…

Avenue Foch, un mystérieux appartement d’État

Porté par le “climat”, Pasqua l’est aussi par son entourage. Pour l’essentiel, sa garde rapprochée est composée d’anciens militants d’extrême droite. Son bras droit, Alain Robert, futur très “respectable” patron du Mouvement national des élus locaux (Mnel), a successivement participé, dans sa jeunesse, à la création de la Fédération des étudiants nationalistes (Fen), dans les années 1960, puis à celle du groupe Occident, en 1964, au Groupe union défense (Gud) en 1968, au Front national en 1972 et au Parti des forces nouvelles (PFN, scission du FN) en 1974 !

Autre pasquaïen du premier cercle ancien de la “mouvance nationaliste” : Joël Gali-Papa. Début 1984, c’est à lui que Pasqua fait appel pour lui organiser son premier rendez-vous secret avec Le Pen. Ce tête-à-tête, qui a lieu dans la maison du fondateur du FN, a été révélé en 1990 par le journaliste Philippe Reinhard dans son livre le Revenant (Albin Michel) :

« La rencontre, raconte-t-il, se déroule dans une atmosphère cordiale après que Le Pen a indiqué à Pasqua – toujours très sourcilleux dès que la personne du général de Gaulle est en cause – qu’il n’a jamais personnellement appartenu à l’OAS […]. Cette hypothèque levée, les deux hommes eurent, ce jour-là, une conversation très ouverte et très franche. À la sortie de Montretout, Pasqua constate même qu’ils sont “d’accord sur l’essentiel”. » Quatre ans plus tard, à l’entre-deux-tours de la présidentielle, il évoquera ces mêmes « valeurs communes »

Entre-temps, les deux hommes se rencontreront encore à plusieurs reprises – toujours en tête à tête. D’abord pour un petit déjeuner au domicile privé de Pasqua, à Neuilly. Au cours de ce rendez-vous, qui se déroule quelques mois avant les européennes de 1984 (où le FN va dépasser les 10 %), les deux hommes envisagent le lancement d’un “appel” signé par leurs proches appelant à une “alliance” entre le RPR et le FN. Mais l’initiative, repoussée à l’après-européennes, fera finalement long feu.

Pasqua et Le Pen se rencontreront encore – « au moins deux fois », selon un proche du premier – au cours de l’année 1985. Le président d’honneur du FN confirme : « Nous nous sommes rencontrés dans un discret appartement d’État de l’avenue Foch, spécialement aménagé pour les entretiens confidentiels. » Au programme, notamment : les élections cantonales organisées cette même année.

La suite de l'article : Droite-FN, l’histoire secrète | Valeurs actuelles

 

 

Ceux qui veulent paraître mesurés se définissent plus Gaullistes que les autres. Ah oui bonjour mon général !

En lisant les 4 tomes de « Journal de l’Elysée » de Philippe Gaillard, en forme  d’entretiens avec Jacques Foccart, on en apprend beaucoup de la lumière du Général de Gaulle, mais aussi de son coté plus obscure.

Jacques Foccart est un proche collaborateur du général de Gaulle de la fondation du RPF, en 1947, à la démission du président de la Vème République, en 1969. Il est le seul à s’être entretenu quotidiennement avec lui pendant les dix ans et quatre mois d’exercice de son mandat présidentiel. Secrétaire général de l’Elysée pour les affaires africaines et malgaches, il était aussi, officieusement, conseiller pour la politique intérieure et chargé des relations avec le mouvement gaulliste et ses dirigeants, fonction de grand pouvoir.

 Le vendredi 8 novembre 1968, comme tous les jours, il  a donc audience avec le général à qui il vient rendre compte de actions et rencontres de la journée :

« Mais lorsque j’entre dans son bureau, je suis véritablement agressé par lui :

  —Vous savez, cela suffit comme cela avec vos nègres. Vous me gagnez à la main, alors on ne voit plus qu’eux : il y a des nègres à l’Élysée tous les jours, vous me les faites recevoir, vous me les faites inviter à déjeuner. Je suis entouré de nègres, ici. »

Tout cela vraiment excessif, sec et désagréable. « Mon général, je suis désolé, mais il y a  Tombalbaye, (NDLR : président de la République du Tchad)  il y a Bongo.

  —  Vous avez trouvé le moyen d’inviter Bongo, il y a les Comoriens, et puis il y a je ne sais qui encore !

  —  Mon général Tombalbaye n’avait nulle envie de revenir ; Il était prévu qu’il parte le 11 au soir ; c’est vous-même qui avez dit que vous vouliez le revoir et lui avez demandé de rester pour que vous puissiez le rencontrer mardi.

  —  C’est possible. Mais pourquoi avez-vous été choisir la même semaine pour Bongo ?

  —  Je ne savais pas que vous alliez recevoir Tombalbaye à nouveau.

  —  Et puis tout cela n’a aucune espèce d’intérêt ! Foutez-moi la paix avec vos nègres ; je ne veux plus en voir d’ici deux mois, vous entendez ? Plus une audience avant deux  mois. Ce n’est pas tellement en raison du temps que cela me prend, bien que ce soit déjà fort ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l’extérieur : on ne voit que des nègres tous les jours à l’Elysée. Et puis je vous assure que c’est sans intérêt.

   —  Sans intérêt mon général ? C’est vite dit, car c’est un appui considérable pour la politique extérieure de la France.

  —  Ça ne veut rien dire, ce que vous racontez là.

  —  En tout cas, l’uranium, cela veut dire quelque chose. Si nous avions laissé filer Bongo et qu’il soit aux mains des américains, vous n’auriez pas eu d’uranium gabonais, et vous n’auriez pas pu réaliser votre programme.

  —  Mais fichez moi la paix avec tout cela ! Qu’est ce que c’est que Ces histoires ?

  —  Ce ne sont pas des histoires. Et Diori et le Niger ? Vous avez à peu près à votre disposition des ressources en uranium égales à celles du Colorado, ce qui est considérable et fantastique. Et tout cela vaut la peine. »

 

Que viendront dire ces candidats de Droite aux peuples des pays français de la Caraïbe, à ces Nègres et métis dont les enfants ou parents, étudiant ou travaillant en France, subissent le racisme, les discriminations à l’embauche, les contrôles au faciès ?

Nicolas Sarkozy viendra t-il encore raconter des balivernes à ces électeurs ? Gérard Longuet qui souvent l’accompagne sera t-il de ses voyages de campagne chez les « ultramarins », comme ils disent » ?

Gérard Longuet qui, opposé à la nomination de Malek Boutih à la tête de la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) déclarait le 9 mars 2010 : « C’est pas le bon personnage. […] Il vaut mieux que ce soit [quelqu’un issu du] corps français traditionnel.»

Va-t-il nous emmener son fidèle ami Brice Hortefeux qui en septembre 2009, vomissait à propos d’un militant UMP de père algérien : «Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes.»

A l’occasion de leurs déplacements électoraux, ces candidats de la Droite française trouveront des responsables politiques locaux pour les accueillir, entourés de quelques partisanes et partisans appelés à venir faire foule, mais la Droite ne risque pas d’augmenter ses scores.

Dans ces pays français de la Caraïbe, les votants d’aujourd’hui connaissent mieux leur histoire et n’avaleront pas les promesses mal-papaye de celles et ceux qui, une fois revenus en France, exprimeront leur rejet de toutes celles et ceux qui ont une couleur, une langue et et une culture différentes du Français Blanc.

 

Lisa David

 

La vidéo où Manuel Valls parle de ses "Blancos" : Manuel Valls, invité du journal télévisé de David Pujadas - Vidéo Ina.fr

Article du Nouvel Obs après les propos racistes de Jean-François Copé :
Jean-François Copé et le pain au chocolat : quand sophisme rime avec racisme - le Plus


[1] « Notre problème, ce n'est pas les étrangers, c'est qu'il y a overdose. C'est peut-être vrai qu'il n'y a pas plus d'étrangers qu'avant la guerre, mais ce n'est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d'avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d'avoir des musulmans et des Noirs […] Comment voulez-vous que le travailleur français qui habite à la Goutte-d’or où je me promenais avec Alain Juppé il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! [Applaudissements nourris] Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur [rires nourris], eh bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et il faut le comprendre, si vous y étiez, vous auriez la même réaction. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela.»

Prononcé le 19 juin 1991, au cours d'un dîner-débat du RPR. (Source Wikipedia)

 

 

 

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