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Une attaque rageuse a envahi la toile, celle d’une infirmière de l’Education Nationale, installée en France, formatrice en éducation à la sexualité. Nadine Francois Lubin qui se définit comme « Une infirmière qui ne supporte plus les enfantillages des professeurs », allume la colère sur le Net, où les réactions indignées se multiplient. La dame a trouvé une fan en la personne de Catherine Conconne, la Sénatrice, qui manifestement partage avec l’infirmière ces mots destructeurs. L’élue PPM sort son porte voix habituel sur Facebook, pour dire son « J’aime » et applaudir l’immense bêtise. Le SNUEP-FSU Martinique réagit aux attaques contre les enseignants. Le syndicat apporte son « soutien à tous les personnels de l’Education, aujourd’hui cibles de nombreuses attaques rageuses, sur les médias et sur la toile. » L'infirmière qui ne supporte pas les enfantillages, aurait mieux fait de glisser un préservatif sur son stylo !

 

 

 

 
Nadine Francois Lubin qui s’attaque violemment aux enseignants, est une infirmière de l’Education Nationale, formatrice en éducation à la sexualité. On peut l’imaginer compétente pour expliquer comment installer un préservatif afin de se protéger du Sida ou de maladies sexuellement transmissibles. Mais on ne peut croire qu’elle fasse partie de ces personnes qui ont répondu à l’appel en renfort, de soignants déjà formés ou rapidement formés à installer un masque, une tenue de protection, ou les gestes à accomplir pour rejoindre un service de réanimation où sont soignés les malades du Covid-19.
 
Parce que celles et ceux qui ont répondu à ces appels, le font par passion pour leur métier, parce qu’ils ont en eux la solidarité, l’empathie qui pousse vers les autres.  Des sentiments loin de la haine de l’autre, qui permet de sortir une plume pour blesser. Cette femme ne représente pas, n’est pas porte parole du monde soignant. On se demande comment elle pourra être autorisée à représenter ce noble métier, auprès d’élèves.
La lettre de l'Infirmière Nadine Francois Lubin
 
« Monsieur Marie Jeanne et tous ceux qui défendent la cause des professeurs…. il faut savoir que les personnels soignants n’ont pas demandé de délai pour faire face et prendre soin des nombreux patients atteints du covid-19 ; et ce, au péril de leur vie et de celle de leur famille ! Certains y ont même laissé leur santé et voire leur vie. En dépit de tout cela, les soignants continuent encore et encore, avec les moyens du bord !
 
Il faut rappeler à ces chers professeurs que les soignants se chargent eux mêmes de l’entretien et de la désinfection de leurs locaux et de leurs outils de travail… Que les soignants ne comptent pas leurs heures et vont travailler sur leur temps de repos… que les soignants etc… etc… 
 
Que les soignants ne sont pas des enfants gâtés tout comme bien d’autres corps de métiers qui font vivre la France et les professeurs !
 
Messieurs et Mesdames les professeurs si vous voulez que vos établissements soient désinfectés… qu’à cela ne tienne faites comme nous…. faites le vous même !
 
Vous êtes les seuls à ne pas souffrir du chômage technique… il vous suffit juste d’envoyer tous les matins une série de cours et d’exercices sur les boites mails des parents pour que votre salaire soit justifié ! 
 
Peu, très peu, trop peu s’inquiète de savoir si les enfants ont compris quelque chose du cours ou même si les parents ont la pédagogie nécessaire pour faire « le travail à leur place».
 
Je n’ose dire que pour plus des 3/4 il n’y a pas de préparation…. il suffit juste de sortir le programme de l’année d’avant !
 
Mes chers professeurs peut-être vous appartient-il de réfléchir à l’organisation de cette reprise de cours ?
 
Peut-être devrez vous faire comme les soignants de ces différents services qui ont dû se convertir en « service covid-19 » ? Vous savez… ils ont juste réfléchis, et ce très rapidement… et du jour au lendemain ils sont devenus « soignants en secteur covid-19». 
 
Si vous êtes en manque d’idées… n’hésitez pas, faites appel à des soignants… nous auront un peu de temps sur nos repos non rognés pour vous aider !
 
Monsieur Marie Jeanne et tous ceux qui défendent la cause des professeurs, il est temps de leur expliquer que l’avenir de nos enfants est dans leur mains… il est temps que les profs grandissent et deviennent courageux et inventifs pour que nos enfants, notre jeunesse, soient en capacité de construire le monde de demain! »
 
Nadine Francois Lubin 
Infirmière qui ne supporte plus les enfantillages des professeurs !
 
 
La Sénatrice de la République cautionne, applaudit !
 
 
Cettre lettre a trouvé une fan, un relai de joie sur Facebook en la personne de Catherine Conconne, une Sénatrice. Décidément, c'est une habitude chez cette élue PPM de se faire remarquer par le pire. Cellle qui élue à l'ex Conseil Régional, traitait un adversaire de "Chien abiyé an moun", qui rendait un hommage appuyé à un salarié de la collectivité qui venait d'être tué dans un échange de tirs entre voyous, ne surprend plus personne par ses outrages.

Le pire c'est que cette dame qui cautionne un tel torchon, une telle violence contre les enseignants, se croit légitime pour aller discuter avec le Recteur des conditions de reprise dans les écoles.

 
 
On peut comprendre la tristesse, la colère des enseignants qui ont répondu à cette lettre d’une bêtise et d’une incommensurable prétention.
 
Widad AMRA, enseignante passionnée par son métier, actuellement à la retraite.
 
 
                             
Réaction d'une autre enseignante 

 

« Chère Madame FRANÇOIS LUBIN,
 
L’une des premières choses que j’enseigne à mes élèves et étudiants est que l’intelligence se niche dans la nuance. Que le propos caricatural est souvent le résultat d’une pensée simpliste, vide, creuse, voire dangereuse. 
 
Au delà de cette question de l’entretien des établissements scolaires qui ne nous incombe pas, à nous, enseignants, je vous parle ici des propos injurieux que vous osez tenir sur notre métier de professeur. 
 
Votre semblant de lettre ouverte, qui ne présente aucune réflexion digne de ce nom, n’est qu’un amas d’insultes injustifiées. Ainsi, les enseignants ne seraient que « des enfants gâtés » ? Ainsi, les enseignants n’enverraient « qu’une série de cours et d’exercices tous les matins pour que (leur) salaire soit justifié », sans se demander si les élèves y comprennent quelque chose ? 
 
Madame FRANCOIS LUBIN, après avoir donné des cours virtuels depuis ce matin, après avoir corrigé des travaux d’élèves, délaissant ainsi ceux de mes enfants, votre torchon m’a interrompue dans la préparation de mon prochain cours. Je me suis d’abord dit que la bassesse de vos propos ne valait pas la peine d’une réponse. Mais la sottise appelle la colère. 
 
De ce fait, je vous apprendrai que si comme vous l’écrivez, « certains soignants ne comptent pas leurs heures », mettez-vous en tête que c’est également le cas de bon nombre d’enseignants. Non Madame, nous ne sommes pas une bande de gamins qui devons « grandir et devenir courageux ».
 
Soyez assurée que dans tout domaine professionnel, quel qu’il soit, il y en a qui s’acharnent au travail et d’autres beaucoup moins. Votre secteur n’échappe pas à ce constat. Cessez donc vos propos stigmatisants sur les enseignants. Ceux, nombreux, qui s’efforcent de remplir leur mission auprès des jeunes, s’essoufflent et sont dégoûtés un peu plus chaque jour de ce manque de respect, de reconnaissance. 
 
Bon nombre d’entre nous nous sommes adaptés, dans l’urgence, aux logiciels et à d’autres pédagogies pour continuer à transmettre des savoirs à nos élèves, pour garder le contact avec eux, savoir comment ils se portent. Ont refait leurs cours, autrement. Ont cherché d’autres supports, d’autres moyens. 
 
Et c’est comme cela, chère Madame, que vous vous permettez de juger l’ensemble de notre corps enseignant ? Vous opposez les soignants aux enseignants. Vous semblez vouloir créer une hiérarchisation de courage et de valeurs là où il n’y en a pas. La preuve en a été donnée récemment, Madame, avec les enseignants volontaires qui ont accueilli les enfants de soignants. Vous ne parviendrez pas à créer la division là où la société a besoin d’entendement. 
 
Je vous retourne votre proposition : si vous manquez d’idées nuancées et intelligentes Madame FRANÇOIS LUBIN, autres que celles de dire aux enseignants de nettoyer les établissements par exemple, prenez le temps de vous éloigner des réseaux sociaux pour élever votre pensée. Évitez la parole immédiate. Et revenez, peut-être, par la suite.
 
Parce que l’intelligence se niche dans la nuance, Madame FRANÇOIS LUBIN.
 
Bien à vous.
Une enseignante qui ne supporte plus d’être caricaturée.( Fin de citations)
 
 
                                    Réaction du SNUEP- FSU
 
 
 
 
 
 

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