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Alors que devant le Palais de justice, je m’apprêtais à prendre une photo de Maître Gérard Dorwling Carter et de ses clients Fred Célimène et Kinvi Logossah, l’avocat s’est avancé vers moi menaçant et m’a agressée verbalement, m’injuriant en présence de témoins, dont Jocelyn Lamon, Secrétaire Général de la CGTM/FSM.

En manque d’arguments, face à une femme, il a sorti l’injure de tous les mâles qui se rêvent dominants : « Quand je suis monté sur ton ventre, tu ne parlais pas comme ça !"

Maître Dorwling Carter est l’avocat de Fred Célimène et Kevin Logossah, tous deux mis en cause dans l’affaire des détournements de fonds publics du  CEREGMIA, le laboratoire de recherches de l’Université Antilles-Guyane. Ils ont été suspendus de leurs fonctions à l’Université,  ont récemment été entendus par le SRPJ et seront bientôt convoqués chez le juge d’instruction qui prendra le dossier, le juge Petitot quittant la Martinique.

Au nom de ses clients, l’avocat qui monte sur le ventre des femmes a déposé une plainte en diffamation contre le site "Médiapart", qui a écrit sur ce scandale. L’affaire était appelée ce matin devant le tribunal correctionnel de Fort-de-France, elle a été renvoyée au 13 octobre prochain.

L’avocat discutait donc avec ses clients quand en ma qualité de journaliste, titulaire d’une carte de presse, j’ai voulu prendre une photo. Il m’a invectivée en me disant que je n’étais « pas journaliste », que j’ai été « virée de RFO ». Je lui ai rétorqué que je suis journaliste et libre, que j'ai payé ma liberté à RFO, que j’ai une carte de presse. Ceci, contrairement à lui qui joue au mauvais journaliste et à l’avocat nul qui défend ses clients à l’antenne de Zouk TV, sans contradicteur.

C’est à ce moment que l’avocat qui monte sur le ventre des femmes, a ouvert sa voiture garée sur le trottoir, et debout sur la partie inférieure de l’encadrement de la portière, pour paraître plus grand, me crie « quand je montais sur ton ventre tu ne parlais pas comme ça ! »

Une grande dame, choquée, s’est exclamée « un avocat qui parle comme ça ? ». Maître Dorwling Carter portait encore sa robe !

J’ai interrogé l’avocat « vous avez pris de la cocaïne ou quoi ?"  Sans manquer d’ajouter que si, il avait les attributs qu’il fallait, il ne monterait pas sur le ventre des femmes, il leur ferait l’amour. Pour conclure, alors qu’il fermait sa portière pour fuir la  contradiction, j’ai conclut face au petit homme fuyant,  « vous déshonorer votre robe !». 

Une robe qu’il a déjà déshonorée quand dans la fameuse émission de Zouk TV,  il a pris la défense de ses clients, discréditant la journaliste de Médiapart, ceci sans contradicteur. La méthode a choqué dans la profession puisque l’affaire a été évoquée au sein du barreau par certains de ses pairs qui considéraient que cette intervention ne correspondait pas à leur déontologie. Une lettre de protestation a d’ailleurs été adressée au bâtonnier Raphaël Constant, par la présidente d’une association de défense de l'Université.

Ce mercredi 13 août, ainsi a parlé un avocat se trouvant face à une femme, qui en plus exerce la profession qu’il parasite de temps en temps, celle de journaliste. Et journaliste libre, ce qui pour cet avocat est un délit. Espérons qu'il sera à la hauteur de sa robe avec d'autres arguments, pour assurer la défense de ses clients. 

Lisa David

 

BWÈT ZOUTI : 

Puisque des lecteurs souhaitent savoir : je précise que je ne fréquente que des hommes qui respectent les femmes.
Personne n'ignore que ce genre d'insulte sexiste fait partie de la panoplie des petits hommes sans arguments,  qui ne peuvent êtres confrontés qu'à des salopes, des dévergrondées, des mal baisées, des folles etc..
J'ai ressentie la violence du propos de cet avocat, qui drapé dans sa robe noire, se croit au dessus des lois. 
Cette violence trop souvent dirigée vers les jeunes filles, les femmes.

Une violence inadmissibble et que j'ai eu souvent à affronter, refusant de baisser la tête face aux petits hommes de pouvoir.

 

 

 

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