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Plus d'un million de personnes ont manifesté dans les rues de nombreuses villes du Brésil, dimanche, pour réclamer le départ de la Présidente de gauche, Dilma Rousseff. Une montée de mécontentement au moment où l’économie du pays donne des signes de ralentissement et que l’énorme scandale de corruption lié à Petrobras, met en cause plusieurs responsables politiques. Les casseroles étaient aussi de sortie aux fenêtres, pour dire Non à la corruption.

Un million de manifestants dans la capitale économique Sao Paulo, un bastion de l'opposition à Rousseff, selon les estimations de la police locale sur Twitter. Les protestataires ont également défilé dans 74 autres villes et villages à travers le pays, avec des dizaines de milliers dans la capitale de Brasilia et des milliers d'autres protestaient à Rio de Janeiro et Salvador de Bahia.

Habillé dans le vert et jaune du drapeau du Brésil, de nombreux manifestants ont exigé la destitution de Dilma Rousseff, qui vient de commencer son second mandat après sa réélection fin 2014. A Rio de Janeiro, il agitaient des drapeaux brésiliens le long de la plage de Copacabana sur l’avenue côtière, derrière un camion hurle des slogans anti Rousseff.

Une grande mobilisation qui  rappelle les manifestations que le Brésil a connu à la mi-2013 quand la population protestait contre les augmentations de tarifs des transports et le coût énorme de l’organisation de la Coupe du Monde de football dans le pays.

Quelques manifestants ont même appelé à une intervention militaire pour mettre fin au règne du Parti des Travailleurs, au pouvoir depuis 12 années.

Rita Souza, un producteur de télévision de 50 ans, portait une banderole: « L'intervention militaire maintenant. »  Il a déclaré à l’AFP : « Je ne demande pas pour un coup d'Etat, mais une intervention constitutionnel pour convoquer de nouvelles élections justes » 

Pour de nombreux manifestants, les plus grands scandales de corruption ont éclaté sous l’administration de Dilma Rousseff, « qui ne dit rien. »

Des dizaines de personnalités politiques, y compris les proches alliés de Rousseff, et anciens dirigeants de Petrobras sont mis en cause dans l’enquête sur un système de ristournes et de blanchiment d'argent estimé à 3,8 milliards $ sur des contrats gonflés, plus d'une décennie, au producteur de pétrole appartenant à l'Etat.

Personne n'a encore été reconnu coupable, mais une partie de la corruption présumée a eu lieu alors que Dilma Rousseff était présidente du conseil de Petrobras. Vingt-deux députés, 13 sénateurs et deux gouverneurs, appartenant majoritairement à la coalition au pouvoir, sont soupçonnés par la justice de corruption passive ou d'avoir perçu des pots-de-vin.

En plus du scandale de corruption Petrobras, Dilma Rousseff est confrontée à la hausse de l'inflation et l’économie brésilienne est au bord de la récession. Les déficits publics se sont creusés et le réal a perdu 30% de sa valeur par rapport au dollar, au cours des 12 derniers mois. La Présidente s’est engagée à mettre en œuvre des mesures d'austérité pour endiguer la hausse de la dette, une mesure critiquée par certains, dans son propre parti.

A la fin des manifestations, le ministre de la Justice a tenu une conférence de presse. Il a déclaré que la présidente Dilma Rousseff annoncera dans les prochains jours, des mesures contre la corruption et l’impunité, ainsi qu’une ample réforme politique.

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