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Après les vigiles, les chiens, puis la police, les grévistes du Parc Naturel auront eu droit à toutes les indignités, qui éclairent le pays sous un mauvais jour. Tous ceux qui ont intérêt à tirer profit de cette grève pour leurs intérêts politiques ou personnels, agissent comme des charognards. Ce matin c’est le syndicaliste CFDT Eric Picot qui est venu au Parc Naturel, pour devant les caméras, jouer sa mauvaise partition.

Les photos font le buzz sur les réseaux sociaux depuis que ce lundi matin 4 décembre, l’ancien syndicaliste Force Ouvrière, converti à la plus libérale CFDT, est allé avec des non-grévistes enlever les barrages posés à l’entrée du Parc par les salariés grévistes. Un geste rare et inattendu de la part d’un responsable syndical. Il n’y a pas eu d’affrontements bien heureusement, une telle avanie aurait pu en entraîner.

L’histoire ne dit pas si Eric Picot été embauché comme vigile par la CTM. Il est venu régler ses comptes, comme on pouvait s’y attendre en lisant son interview dans le France-Antilles du 19 octobre dernier. Au journal qui lui demande quelle est sa position sur la grève au PNRM, il répond :

« Nous considérons qu'il n'y a pas d'enfants de chœur, ni d'un côté, ni de l'autre. Nous n'avons pas pris position, nous observons. Nous croyons qu'il est humain que monsieur Brithmer soit défendu par un syndicat.

Mais, nous avons aussi vu un document sur les réseaux sociaux pour faire passer des éléments de la CFDT pour des suppôts de Boutrin, ça, nous n'apprécions pas car nous, nous les laissons mener leur grève. Et quand on m'attaque on me trouve. »

Il est venu se faire trouver sur le dos des salariés en grève pour leurs droits légitimes à travailler  dans le respect de leur dignité.

Les agents du Parc Naturel Régional auront tout vu

Les agents sont en grève depuis plus de 50 jours pour dénoncer leur souffrance au travail depuis l’arrivée de l’élu de la CTM, Louis Boutrin, comme président du Parc. Ils l’ont dit et répété depuis le début du conflit, le licenciement du DGS, n’a été que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Mais c’est le Président qui a lancé les hostilités et, fort des moyens de communication à son service, il a choisi d’orienter la grève comme étant un soutien à un Directeur percevant un salaire de 7000 euros. Comment défendre un DGS avec un tel salaire ?

Persuadé que les vieux clichés de la plantation, présentant les Nègres comme étant envieux, toujours jaloux quand un de leurs congénères est mieux loti, Louis Boutrin a orienté sa haine sur ce Nègre insubordonné et bien payé.

Mais c’était négliger la capacité de résistance et de solidarité qui existe encore dans le monde du travail, même si elle diminue sous les attaques du Droits social et de la puissance du patronat qui parallèlement licencie, comme on jette des kleenex à la poubelle.

Le salaire de Ronald Brithmer comme chiffon rouge agité pour alimenter la haine.

Qu’importe le montant des salaires de certains cadres de la CTM ou ex-Conseil Général et Conseil Régional, ayant eu leurs promotions non grâce à leurs diplômes, mais aux milliers d’euros de formations payés par ces collectivités. Il fallait manipuler l’opinion publique. Mais là encore c'est en oubliant que l’opinion publique peut être à double tranchant.

Entre son blog, ceux de ses amis, RLDM la radio du MIM et les médias officiels qui donnent la parole au pouvoir en place, l’élu de la  CTM, président du Parc, avocat de profession, a largement profité de l’avantage du dit plus fort.

Louis Boutrin est appuyé par ses collègues actifs et silencieux de la majorité de la Collectivité Territoriale, dont le MIM qui a fait de lui un élu, conseiller exécutif qui se prend pour un ministre d’un gouvernement qui n’existe en pays dominé. Les autres composantes (FRONALIMA, PCM, RDM, Les Républicains) adoptant la même attitude de silence bien compris. Louis Boutrin se sent donc fort, invulnérable, il refuse toute négociation, toute médiation.

Refusant d’entendre la souffrance du personnel, tout est fait pour que le conflit dégénère. Pourtant dans le camp des soutiens politiques de la majorité CTM, on joue aux vierges effarouchées quand les syndicats répondent à la pression par la pression. Tous choqués « des méthodes de voyous » à « envoyer en prison » des syndicalistes et personnels grévistes dans une île où le Port et l’Aéroport ont plus d’une fois été bloqués, pour assouvir d’autres colères. Hypocrisie quand tu nous tiens !

Le syndicat-bashing atteint les sommets qu’on croyait atteints par le patronat béké, ces temps passés. Les propos lus sur les réseaux sociaux peuvent être violents.

Au prétexte de règlements de comptes politiques, un conflit du travail est traité avec une désinvolture inquiétante. Au nom des égos, de l’orgueil déplacé de certains responsables politique, ces salariés, ces femmes et ces hommes en grève qui réclament de travailler sans peur, sans menaces, sans chantage, qui demandent à être respectés, sont humiliés publiquement.

On veut espérer que dans ce pays où la violence augmente à cause du mal-être provoqué par le chômage, le trafic et la consommation de drogues, il se lèvera une femme ou un homme sage, ou des citoyens mobilisés pour dire que le temps du dialogue est venu.

Lisa David

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