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Le groupe a été lancé sur Facebook par quelques indignés et il a gonflé rapidement, au fils des jours. Le Comité citoyen « MARINE DÉWO »  s’est réuni la première fois sur « La Savanne » de Fort de France le mardi 5 mai et il a rencontré un succès populaire, les thèses racistes du Front National étant très minoritaires en Martinique. La dédiabolisation de la présidente du Front National, largement relayée par la presse française, ne trompe pas dans le pays. Le Comité « Marine Déwo » a empoisonné la visite de la délégation venue préparer la venue de Marine Le Pen, même si un étrange « policier » qui composait la délégation, a cherché violemment à les en dissuader. 

Dès l’annonce de la visite de la présidente du Front National, Marine Le Pen, en Martinique, le Comité citoyen « Marine Déwo » s’est organisé pour manifester son refus de voir ce parti d’extrême droite, distiller ses thèses racistes, xénophobes aux Antilles.  Regroupant des citoyens de tous horizons,  ce rassemblement a surpris les membres de la délégation venue préparer la visite de Marine Le Pen.

A l’aéroport, ils étaient là, brandissant leur banderole « Marine Déwo ! Pou respé péyi nou. » Mais les membres du Front National ont pu emprunter une autre sortie.

Arrivés de Saint-Martin, via Saint François en Guadeloupe, ils sont arrivés en fin de matinée par un jet privé avant d’aller déjeuner dans un restaurant de poissons dans la Ville du François. Là encore les indignés anti-FN, anti-racistes sont allés pour perturber leur repas.

Porte-voix et banderole  en  mains, elles et  ils ont crié leur rejet de ce Parti extrémiste, devant le restaurant.  Je faisait partie de ce mouvement en ma qualité de citoyenne mais aussi forcément, de journaliste. J’ai eu droit au comportement agressif de ces messieurs. Celui qui le soir allait se déclarer « policier » nous a filmé m’a fait un doigt d’honneur, que je lui ai renvoyé sans état d’âme.

Comme d’habitude ces hommes du Front National ont démontré leur lâcheté, comme on l’a vu en France le 1er mai, quand ils agressaient violemment les trois femmes du Femen qui ont eu le courage de venir perturber leur manifestation, où domine chaque année le discours de haine, de rejet, d’intolérance.

Quand face à l’agressivité de l’un de ces indésirables visiteurs  qui semblait vouloir me frapper, un automobiliste martiniquais a ralenti. Son passager en a profité pour les photographier.  Cela a suffit pour que le « policier », chauffeur de la délégation démarre en trombe.

Vendredi soir, ces représentants du Front National ont invité certains médias, à une conférence de presse à l’hôtel Batelière.  Quelques collabos ont essayé de les protéger des quelques protestataires du comité « Marine Déwo », en diffusant de fausses informations.

La conférence de presse s’est bien tenue à l’Hôtel Batelière du Groupe Monplaisir, mais cachée dans le bar se situant sur la plage, le « Lili’s ». Peine perdue les anti-Le Pen étaient là, et bien décidés à empêcher les Frontistes de diffuser leur message de haine.

La violence du FN exprimée par le chauffeur du midi

Il y a eu des clients, des hommes courageux au Lily’s ce soir de conférence de presse cachée du FN.  Quand celui qui était le chauffeur du midi, devenu garde du corps le soir, a bousculé violemment une jeune femme, Johanne, lui arrachant son affiche de protestation qu’il a déchiré, ils nous ont protégées.

L’instant d’après, le chauffeur du FN s’en prenait à moi, tentant d’arracher ma caméra, me bousculant, m’annonçant qu’il est policier. Un client, puis d’autres l’ont repoussé en arrière, ne supportant pas cette agression envers les femmes.

Il s’est à nouveau déclaré policier, il a avertit qu’il appelle du renfort, avant de bousculer cette fois, le JRI de Martinique 1ère qui filmait dans sa direction. Mais c’était un journaliste bien costaud, celui qui s’en prend aux femmes n’a pas trop insisté.

Quelques minutes plus tard arrivait une fourgonnette de gendarmerie. L’homme chauffeur-garde du corps-policier s’est entretenu avec eux, mais ne constatant aucune agressivité, aucune violence de notre coté, les gendarmes se sont contentés de rester là, en observateurs.

Nous discutions tranquillement entre nous, heureux d’avoir empêché la diffusion du venin. Nous avons trouvé un journaliste de Martinique 1ère, Franck  Zozor, (dont le FN n’espérait pas tant), venir nous faire croire que la conférence de presse devait initialement se tenir dans un autre hôtel. Désinformation !

Quand le « policier » a bousculé le JRI et sa caméra , on n’a pas entendu l’indignation de ce journaliste politiquement correct, qui manifestement se sentait moins solidaire de son collègue de la télé de service public. 

L’hôtel qui avait entre temps fermé son entrée principale, nous invitait ainsi que les clients qui voulaient sortir, à passer par le jardin.  On se demande bien qui inquiétait ainsi les responsables de l’hôtel qui ont pris cette décision.

Nous sommes repartis joyeux en chantant, sur l’air d’une chanson à succès du carnaval, des paroles adressées à celle qui a qualifié son déplacement aux Antilles d’ « Opération cocotier » :

« Coucou Marine, Coucou Marine, reste à la maison

Si tu restes à la maison, tu auras ton gros Alliot,

Si tu viens dans notre maison, tu auras un gros coco....»

Les jeunes de toutes les couleurs qui entraient ou sortaient par le jardin imposé, chantaient avec nous. Il régnait une ambiance de résistance, un air de fraternité. Ce que le Front National ne connaît pas et que nous préserverons pour notre pays.

Lisa David

 

 

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