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Dès 6 heure ce matin, les plus déterminés à empêcher le retour des protagonistes du CEREGMIA s’activaient pour installer poubelles, pneus et autres objets à l’entrée de l’Université, à Schoelcher. Bloquer les accès des véhicules automobiles (sauf urgence et résidents), pour que Fred Célimène et Kinvi Logossah, mis en cause dans le rapport de la Cour des Comptes sur les millions d’euros de détournements de fonds européens, ne reviennent pas, après leur sanction de suspension de fonction, d'une année. 

 

Les enseignants, étudiants et les personnels du pôle Martinique ne supportent plus qu’aucune décision de justice n’intervienne un an après l’ouverture d’une information judiciaire pour « détournement de fonds publics » et « escroquerie aux subventions en bande organisée. »

Quant au Conseil de discipline qui s’est tenu depuis janvier à Toulouse, pour décider d’éventuelles sanctions contre le directeur du CEREGMIA Fred Célimène, son adjoint Kinvi Logossah et Éric Carpin, le doyen de la faculté de droit et d’économie, sa décision est toujours attendue quatre mois plus tard.

Ce mardi matin devant l’Université des Antilles, il n’y avait pas  pas de slogans criés, pas de colère, mais une froide détermination des personnels, étudiants et enseignants qui avaient été rejoints par quelques personnes de la société civile. Une enseignante, Cécile Bertin-Elisabeth, explique sa présence sur les barrages :

Aux environs de 8h, l’énervement, le dégout, étaient quand même palpables. Une information venait de commencer à circuler : le Préfet de Martinique aurait pris la décision de permettre aux dirigeants du CEREGMIA de se rendre à l’université, accompagnés des forces de l’ordre. Une décision qu'il a vite abandonné, parce qu’elle ne faisait pas l’unanimité autour de lui.

Mais à part  un inspecteur des renseignements de la police en civil, qui observait à distance et deux gendarmes venus sur place se renseigner sur la manifestation et prendre quelques photos,  il n’y eut aucune intervention des forces de l’ordre.

Les étudiants distribuaient joyeusement des tracts aux automobilistes, pour expliquer leur mouvement. Puis une autre information arriva dans le Rond-Point de l’Université : Fred Célimène et Kinvi Logossah seraient dans une station d’essence, non loin, en train d’attendre le moment opportun pour faire leur entrée sur les lieux des détournements de fonds européens.

Est arrivée une ambulance, appelée pour une personne qui aurait eu un malaise au sein de l’université. Quelques personnes se sont rapprochées, pour voir si les deux protagonistes du CEREGMIA n’y étaient pas cachés. Dans les éclats de rire, le barrage a été enlevé pour laisser passer les secouristes.

Nous sommes partis vérifier l’information qui circulait et avons constaté la présence des deux dirigeants du CEREGMIA, en train de discuter devant la croissanterie de la station, totalement impassibles.

Au retour l’ambiance était un peu plus tendue, tous les regards étaient tournés vers les voitures qui arrivaient dans le Rond-Point. La détermination était intact.

Que se passera t’il le lendemain si Fred Célimène et Kinvi Logossah arrivent à l’université ? Nous avons posé la question à Raphaël Confiant, Doyen de la Faculté des Lettres à l’Université des Antilles : 

Ce mardi 26 mai 2015, les étudiants martiniquais ont appris un peu plus, sur le fonctionnement de la justice dans leur pays.

Lisa David

 

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