Parce que nous avons besoin d'une presse libre

Actualité

On n’a jamais vu ça : Une conférence de presse pour tenter de lyncher publiquement un salarié qu’on tente de licencier pour « insubordination. » Louis Boutrin l’a fait. Pour couper la tête du Directeur Général des Services du Parc Naturel Régional, Ronald Brithmer, dont la compétence est reconnue par tous, le conseiller exécutif de la CTM utilise les pires méthodes, dignes des régimes autoritaires. 

Depuis des mois, la tête du DGS, Ronald Brithmer, est mise à prix parce que soupçonné d’être proche du PPM, le Parti qui présidait l’ancien Conseil régional, ancêtre de la CTM. « On l’a vu qui entrait chez Chomet » (Daniel Chomet, ex-président PPM du Parc Naturel Régional de Martinique ) m’affirmait un très proche de Louis Boutrin, pour justifier le harcèlement moral infligé au DGS. Ses fréquentations étaient donc surveillées.

Salarié à la CACEM au grade d’administrateur, Ronald Brithmer, Docteur en Biogéograpie, (doctorat obtenu à l’Université de Bordeaux) a rejoint en 2011 le Parc Naturel Régional où sa compétence est unanimement reconnue, de Droite à Gauche en passant par le camp indépendantiste. Ce n’est qu’à l’arrivée de Louis Boutrin à la présidence du Parc que sa compétence est niée.

Cet homme discret connaît depuis quelques semaines, une célébrité bien involontaire sur les réseaux sociaux, à cause de la publication d’une lettre que lui a adressée le président du Parc Naturel, le conseiller exécutif de la CTM, Louis Boutrin. Ce courrier a fait le buzz sur WhatsApp, où les commentaires pleuvaient pour critiquer le salaire décrit par l'élu président du  Parc, comme  exhorbitant. Le début d'un procès politique permettant à Louis Boutrin de règler ses comptes avec l’opposition qui présidait le Parc avant son arrivée :

Extrait :

« En guise de réponse à ma demande d’organisation des services du Centre de Formation aux Métiers de l’Environnement formulée le 9 juin 2017, vous m’avez adressé vos prophéties relatives à la situation financière de l’institution.

Ainsi, je prends acte de votre refus de mettre en œuvre une décision du Comité syndical du Parc Naturel de Martinique, approuvée par délibération du vendredi 9 septembre 2016, ce qui constitue une  faute d’insubordination dont il conviendra de tirer toutes les conséquences.

Enfin, au détour de votre prédiction, vous avez cru devoir développer à mon encontre un réquisitoire, qui  manifestement, s’adresse davantage aux réseaux sociaux et à WhatsApp qu’à l’autorité que je représente. »
 

Louis Boutrin reproche aussi au fonctionnaire, qui n’est pas un élu politique :

« les embauches électoralistes de 2015 (de 75 agents en 2010 à 184 à mon arrivée en 2016). » Il s’indigne de son « salaire mensuel exorbitant de 7 631€, ainsi qu’une prime mensuelle de 1 117,06 € qui vous a été octroyée illégalement, rejetée par le payeur, et pour laquelle j’ai dû émettre un titre de recettes. »

 

 

 

L’élu prend bien soin de ne pas préciser qu’il s’agit du salaire, prime comprise.

Une  conférence de presse lynchage juste après un entretien préalable pour licenciement

Louis Boutrin, pourtant devenu avocat, après avoir été ostéopathe, se joue des droits du salarié. Le jour même où le matin il l’a convoqué à un entretien préalable, il invite les médias à une conférence de presse l’après-midi à la CTM. L' objet de la rencontre est annoncée commr « Un point relatif au Parc Naturel de Martinique. »  L'invitation est envoyée à la presse à 13h42, le même jour.

Mais avant de fermer la porte de la salle où allait débuter l’entretien préalable à 11 heures, il annonçait déjà cette conférence de presse de l’après-midi aux journalistes.

 

Arrivé en retard au rendez-vous qu’il a fixé, il trouve les journalistes qui filment l’assemblée autour de la table. Il n’annonce pas que l’entretien va commencer, les journalistes continuent à prendre leurs images. Devant l’assistance silencieuse, qui l’écoute, il assène, menaçant, sans qu’on sache à qui il s’adresse :

« Ce qui pourrait ressembler à un soutien, ou à une pression ne peut être ni soutien, ni une pression, nous ne sommes pas dans un tribunal ici, nous sommes dans une étape d’une disposition, d’une procédure prévue par la loi. Alors, il y a une solution à ça, c’est que si vous ne respectez pas la procédure, la procédure continue. Si vous entravez la procédure, la procédure va continuer. »

L’homme est connu pour son autoritarisme, qui fait certains le qualifier de psychorigide ou de psychopathe mais le courage n’est manifestement, pas son truc. Face au cinéma du Président du Parc Naturel Régional, un syndicaliste, Jean-Philippe Rigobert réagit :

 

« Vous parlez de quoi ?  Est-ce que c’est nous qui allons faire la police, qui allons demander…

Louis Boutrin lui coupe la parole : « Il y a un huissier qui est déjà averti, il va faire un constat, il va mettre le constat dans le dossier, et puis il va  faire le constat que l’entretien n’a pas pu se tenir parce qu’il y avait la pression d’un, d’un, d’un.»

Le syndicaliste essaie de s’exprimer, mais d'un ton agressif, élevant la voix, un bras levé vers son contradicteur, Louis Boutrin lui coupe encore la parole et répète : « La procédure va continuer, a procédure va continuer. »

Il s’attaque déjà à Ronald Brithmer qui est silencieux comme toutes des personnes présentes autour de la table, et les journalistes qui filment le petit patron élu qui s’agite et continue à parler sans qu’on comprenne à qui. Il ne regarde personne :

« Vous avez le soutien de M. Brithmer, s’il ne se rappelle pas, rappelez-lui les termes de la procédure. »

Le syndicaliste arrive enfin à s’exprimer : « Alors, ce que je dis : les seules personnes ici qui vous posent problème, c’est la presse. Est-ce que c’est à nous de demander à la presse de sortir, ou à vous président ? On ne fait pas la police président, vous demandez à la presse et la presse… »

 

Le président l’interrompt et souriant, il s’adresse enfin aux journalistes : « Je demande à la presse de quitter la salle. »

L'autoritaire a trouvé une assemblée très calme en entrant, fidèle à sa stratégie de la pression, il a installé le climat qu’il voulait. Il sourit en se servant un verre d’eau. Les journalistes n’ignoraient évidemment pas que cette rencontre prévue légalement dans une procédure de licenciement n ‘est pas publique. 

Celui qui a créé depuis des années un journal pour construire son rêve de pouvoir politique, n’aime pas les journalistes, il ne peut les terroriser, les asservir, les allonger sous son pouvoir. Un journaliste de Martinique 1ère a cotoyé sa colère lors d’une manifestation pour les 40 ans du Parc Naturel Régional à Saint-Pierre.

Louis Boutrin en est presque venu aux mains avec le Journaliste Reporter d’Images, François Marlin, coupable de vouloir interviewer le directeur chargé de l’animation du Parc. Agressif, le président exigeait qu'il soit celui qui parle aux médias « Je suis le Président ! »

Macoutisme à tous les étages

A la conférence de presse de l'après-midi,  où comme tous les médias Freepawol a été conviée, dès que je suis arrivée, j’ai vu deux hommes se précipiter aux pieds des escaliers de l’ex-Conseil Général, pour me barrer le passage. L'un d'eux me dit « on attend les instructions de M.Boutrin. »

Je leur indique que je suis journaliste et invitée à la conférence de presse. Rien n’y fait, l’accès m’est interdit. Ce n’est qu’après l’intervention de l’élue Marie-France Toul, qui confirme à ces messieurs que je suis journaliste que je peux enfin passer. Les consœurs arrivées avant moi m’apprennent qu’on leur a demandé leur carte de presse, même avec une caméra en mains indiquant clairement leur média. 

Le pire est à venir quand d’entrée, dès je pose une question qui déplait au patron-élu, il s’emporte et me dit : « Vous êtes peut-être journaliste, mais vous êtes aussi la cousine de l’intéressé, Monsieur Brithmer » Vidéo ici :

 

Donc dans cette petite Martinique, Louis Boutrin enquête sur les liens de parenté des uns et des autres ? Je l’ai remis à sa place et il n’a pas pu m’empêcher de poser des questions. Ce n’était pas la première fois que cet élu tentait de nier ma qualité de journaliste. Il avait tenté de faire pression sur moi, en passant par son compère Raphaël Confiant, pour que j’enlève un article concernant un cambriolage commis à son cabinet d’avocat, qu’il partage avec Maître Alex Ursulet. Il voulait que je supprime pour ne pas le gêner vis-à-vis de sa compagnie d'assurance. (capture d'écran de l'incroyable échange en fin d'article) 

Raphaël Confiant qui a force de se regarder dans le miroir, voit tous les Martiniquais comme des « étrons », est aussi un défenseur acharné de Louis Boutrin. Dans sa diarrhée d'écriture, comme Trump qui tweet, il a déjà lâché deux articles sur son site « Montray Kréyol », pour dénigrer les journalistes présents à la conférence de presse, insulter, menacer. Il ferait mieux de continuer à écrire des romans, là sa plume est plus propre et amusante. Ces hommes aigris, frustrés, finissent par être ridicules. Ils aiment s'attaquer aux femmes, surtout quand elles leur renvoient leur image de guerrier marshmallow, qui ne fait peur à personne.

Boutrin qui croit que tous les journalistes sont aux ordres

Le président du Parc Naturel Régional de Martinique espérait avoir face à lui un troupeau de journalistes-moutons qui allaient avaler sans questions, ses explications destinées à présenter le Directeur Général du Parc comme un irresponsable et un malhonnête.

Il commence son numéro d’illusionniste en voulant projeter un diaporama, alors que contrairement aux termes de son communiqué invitant la presse, il annonce que le but est de parler du « conflit ». Indécente manipulation. Coté questions, il fallait en poser pour ne pas repartir avec un doute quant à la probité du Directeur Général des Services. 

Le Président du Parc a fait une série de détours, de « siyaks », qui après des minutes et des minutes de paroles, ne conduisent pas à la destination annoncée, le « conflit ». Il a fallu insister, ce que l’homme n’aime pas. Il ne supporte pas qu’on ne soit pas du même avis que lui, sauf si en face celui qui n’est pas d’accord présente un intérêt pour ses multiples ambitions. Ainsi son ami et co- signataire de ses livres, l’écrivain Raphaël Confiant, en dresse un autre profil. Dans un article du 9 mai 2011, publié sur son site « Montray Kréyol » à l’occasion de l’élection de son camarade à la tête de leur tout nouveau mouvement « Martinique Ecologie », créé après être  passés par le « Modemas » et « Batir le Pays Martinique »de Pierre Samot. Partis où il n'ont pas obtenu une "tite place" pour être élu... « du peuple ». Confiant écrit : « Boutrin sé an moun ki sa asepté ki ou pa dako épi’y é kip a ka janmen lévé faché pou sa ! » 

Un avis que ne partage pas toutes celles et ceux qui ont à subir l'autoritarisme de ce chef, élu par la grâce d'Alfred Marie-Jeanne qu'il sait flatter dans le sens du poil. Le syndicat CDMT qui a receuilli les plaintes des agents du Parc Naturel, ne mache pas ses mots dans un courrier qu'il a adressé au président du Parc Naturel. Les mots disent le mal être du personnel face à ce conseiller exécutif de la CTM :

« Depuis plusieurs mois, les agents du parc nous interpellent concernant leur souffrance au travail.
A votre arrivée au Parc, vous avez installé un climat déstabilisant au sein de l’équipe. Vous divisez sans cesse le personnel en opposant les plus faibles à ceux qui vous alertent, sur des décisions prises unilatéralement sans respect des procédures et qui mettent en danger l’équilibre du Parc.

Votre management s’apparent à celui enseigné par Léopold II Roi des Belges à ses fonctionnaires allant travailler au Congo Belge. Vos réactions pour le moins brutales déstabilisent votre encadrement supérieur, nuisant par la même, à toutes les mesures qu’il pourrait vous proposer.

Vous vous adressez à vos collaborateurs, pour certains qui ont plus de 30 ans au parc, sur un ton irrespectueux, et insultant. »

 

Le monologue du roi

Le président qui n’aime pas qu’on le contredise, est énervé, il ne répond pas aux questions et se lance dans un monologue au  cours de sa conférence de presse :

« Le Directeur Général des Services est en responsabilité. Ce DGS a en charge l’administration générale du Parc et l’exécution des décisions du comité et du bureau, et c’est écrit (ndlr : il appuie bien sur les mots) sous l’autorité directe du Président du Syndicat Mixte. Et je reprends cette phrase là : Le directeur général, il doit exécuter les décisions, qui sont les délibérations, les actes administratifs, également il est précisé : sous l’autorité directe su syndicat mixte. Ce  qui  veut dire que quand il y a  une relation hiérarchique, il ne va pas retrouver face à lui les élus du Parc, il aura face à lui le président, puisque c’est comme ça que c’est prévu.

Alors ce qu’on dit aujourd’hui, c’est que ce Directeur, il a un certain nombre de devoirs qui sont  là, qui sont cités et parmi ces devoirs, le devoir de neutralité. C’est à dire on respecte le fait que le directeur puisse avoir une opinion po…

 

 

Freepawol : « neutralité pourquoi, il a une opinion politique ce monsieur ?

 

« Non, ce n’est pas  ce que je dis. Je dis que, il y a un certain nombre de devoir des fonctionnaires qu’il faut de temps en temps rappeler, dont le devoir de neutralité et l’obligation de réserve et surtout le respect de la subordination hiérarchique. Donc voici les références, puisqu’il faut savoir de quoi on parle et sur quelle base juridique justement on va fonder après, les sanctions ou pas. »

 

Commence alors le tout et  son contraire

Un silence, puis Louis Boutrin continue (2,36 mn de la vidéo) : 

 

« Alors, il  faut  savoir  qu’il y a eu le 17 février 2016, suite à l’élection du 13 décembre 2015, à l’issue de cette élection c’est le conseiller exécutif de la CTM Louis  Boutrin qui a été élu président du Parc Naturel.

« Lors de mon investiture, j’avais rappelé quelque grands principes et je rappelle également que quand  nous sommes arrivés, nous avons trouvés  un effectif qui  était pléthorique, de notre point de vue…

 

Freepawol : Je lui fais remarquer que là il fait de la  politique, il continue :

 

« puisque nous étions passés de 69 agents avec une conséquence de la masse salariale sur le budget de fonctionnement  deux millions trois cent mille euros. Difficile au niveau de la gestion du Parc et quand on dit qu’il y a une dérive financière, c’est porter une accusation. Là en l’espèce, ne pas tenir compte du fait qu’il y a un passé et qu’on ne peut pas politiquement aujourd’hui, tracer un trait sur l’héritage. »

 

A ce moment (vidéo 5mn43) l’élu suggère que le directeur qui constate une dérive financière fait de la politique, qu’il « ne peut pas tracer un trait sur l’héritage. »

Il devrait donc prendre position, dénoncer le PPM qui présidait le Parc avant l’élection de la CTM, en violant la neutralité qui lui est demandée dans ses fonctions Continuant à prendre les journalistes pour des boites d’enregistrement sous des peaux de mouton, il continue, irrité, l’exposé de son conflit avec lui-même :

« Donc je retrace à travers mon exposé l’héritage et l’héritage c’est ça. C’est qu’il y a eu au fur et à mesure des recrutements qui ont eu des conséquences. La conséquence : on est passé de deux millions quatre cent mille euros, à quatre millions huit.

 

 

Il ne dit pas qu’au cours de l’entretien préalable, le matin, le DGS « en responsabilité », comme il dit, a apporté des précisions sur la réalité des chiffres. Il a expliqué que le Parc est passé de 2,5 millions d’euros en 2010 avec une cinquantaine d’agents, à 4,5 millions d’euros annuels avec plus de 170 agents. Précisément 174 personnes qui sont toutes en activité avec en fin d’année un Parc qui dégage un excédent en fonctionnement en fin d’exercice de 730 000 euros.

Imaginez que les électeurs du Nord aient, lors des dernières législatives, voté en majorité pour Louis Boutrin. On peut légitiment imaginer qu’on le retrouverait sur les bancs des Députés d’En Marche pour les licenciements. Pourquoi faire une fixation  sur les embauches quand la situation financière reste équilibrée, dans ce pays ou la jeunesse est frappée par  le chômage, réduite à s’expatrier en France pour subir le racisme ambiant ?

Le roi règle aussi ses comptes avec la presse

Il parle seul et plus il parle, plus on se demande qu’est-ce que tout ce déferlement de mots vient chercher là, dans une procédure de licenciement pour un motif d’insubordination ? On a envie de se lever, partir, le laisser seul avec sa haine politique, mais une question vous taraude :  jusqu’où ira ira-t-il pour éliminer un homme qu’il soupçonne d’être partisan de ses adversaires politiques et à qui il inflige des humiliations et un harcèlement moral dont témoignent ses collègues :

Au cours d’une réunion il s’emporte quand une des directrices du Parc ne partage pas ses critiques envers le DGS : « vous prenez la défense du DGS, faites attention à vous !»

Ronald  Brithmer a même eu droit à la visite d’un huissier envoyé par le Président, afin de constater que le DGS organise une réunion en interne à propos de l’étude sur un bateau électrique.

Plusieurs directeurs lui ont rapporté que le président du Parc leur a demandé de ne transmettre aucune information à leur DGS.

En Juin le harcèlement s’intensifie avec un ultimatum : Par note (du 8 juin) le président demande au DGS de lui rendre, sous huit jours, « toutes les modalités permettant l’opérabilité de la direction de la formation et de l’insertion. »

La réponse du directeur « en responsabilité », par courrier du 15 juin, signe son arrêt de mort. Il indique qu’il ne pourra répondre à cette injonction dans les temps, ayant d’autres priorités importantes, notamment celle de rétablir les finances du fait des dérives, liées entre autres aux 40 ans des Parcs, au Congrès des réserves, aux recrutements non budgétés, qui conduisent le Parc immanquablement vers une impasse. Il ne refuse pas de répondre, il donne des explications, fait des propositions, mais monsieur le Président, tel un général d’armée, a ordonné, il faut exécuter immédiatement, sinon attention à la peine d’insubordination. Dans d’autres pays, où la démocratie ne s’applique pas, ça peut conduire au poteau d’exécution.

A la conférence de presse, on comprend pourquoi  le débit de paroles du Président s’accélère quand il parle de recrutements et qu’il insiste : « Il y a plus de sorties que d’entrées ». Mais puisqu’il a le pouvoir de prononcer la peine de mort, il ose tout, jusqu’à se contredire, comme on le verra dans la suite de son monologue quand l’élue Marie France Toul vole à son secours. Bien entendu, il attend que la presse avale en silence.

Les mots tombent pour justifier ses embauches, alors qu’il vient de dénoncer le passé de son prédécesseur du PPM en déplorant « quand nous sommes arrivés, nous avons trouvé un effectif qui était pléthorique.»

Et arrive un nouveau le reproche de « perte de confiance », ce qui ne figure pas dans les motifs de l’entretien préalable au licenciement :

La presse, une obsession

« Donc je vais très vite là-dessus et je tiens compte également de tout ce qu’on a pu lire dans la presse, qu’il y a eu des recrutements à tour de bras. Non voilà, les anciens agents, certains sont partis, ils ont été remplacés par d’autres, donc on vous fait une présentation précise pour que vous puissiez avoir des éléments d’appréciation, puisque que le plus souvent ce qu’on fait, on répète que oui, c’est ce qui a été dit, c’est ce qu’on lit partout, on a recruté du personnel, énormément de personnel. Voilà le tableau des entrées et des sorties depuis notre arrivée au niveau du Parc Naturel. Donc il y a eu plus de sorties que d’entrées. Voila. (7 mn 01) On a dû embaucher une chargée de communication parce qu’elle nous a quittés, on a dû prendre un chargé de mission pour une société publique locale, pour justement la gestion des sites.

Alors, venons-en au directeur. (7 mn 15).  Il y a un problème de confiance non renouvelée. Puisque quand je suis arrivée, je n’ai eu aucun problème avec monsieur Brithmer, je vous mets là une délégation de signature qui a été accordée à monsieur Brithmer, par moi-même. Il m’a posé la question est-ce que président tu as l’intention de me virer, je lui ai dit ce n’est pas à l’ordre du jour et qu’il n’en est pas question. D’ailleurs pour prouver ma bonne foi et que je n’ai aucun problème, j’ai signé une délégation de signature le 26 février 2016,  à hauteur de quatre mille euros. »

Freepawol : est-ce qu’on signe une délégation de signature pour quelqu’un en qui on n’a pas confiance, vous  aviez  donc confiance ?

« C’est ce que je vous ai dit. Nous sommes en début de mandature, il y a une relation de confiance. Lui, comme il sait que les postes fonctionnels, on peut se séparer, dans le cadre d’un poste de fonctionnel comme ceux de DGS, il m’a posé la question. Je lui ai dit ça ne me cause pas de problème, bien au contraire. Pour prouver ma bonne foi, je lui ai donné une délégation de signature et voici l’arrêté portant délégation de signature au DGS. Sauf qu’il y a eu un retournement dans sa manière de servir… 

Freepawol : De servir ?

« Servir, oui, c’est ce qu’on utilise comme mot pour les fonctionnaires. Ce sont des serviteurs de l’Etat ou de la fonction publique territoriale, c’est comme ça qu’on les appelle. Alors là, je vous donne les éléments pour que vous puissiez comprendre, voici la note que j’ai adressée à monsieur Brithmer, pour mettre en application une délibération à la date du 9 septembre 2016 et cette note portait création d’un centre de formation des métiers de l’environnement. Depuis le 9 septembre 2016, après plusieurs relances verbales, la note lui a été adressée le 9 juin 2017.

Freepawol :  Qu’est-ce qui nous prouve qu’il y a plusieurs relances verbales ?

Réponse : « Alors, après plusieurs relances par mail également, pas seulement verbales. »

Interrogé, le DGS dit n’avoir reçu aucun mail en ce sens. Quant à la délibération du Septembre 2016, (la voir en fin d’article dans « Bwèt Zouti ») elle a pour objet:   « Ajustement de l’organigramme du Parc naturel de Martinique. »

Poursuivons la conférence de presse :

« Donc, il se trouve que là, la délibération a été prise et c’est ce que j’expliquais tout à l‘heure, par le Comité syndical et jusqu’à preuve du contraire quand une décision a été prise et qu’elle est exécutoire, il faut mettre en œuvre cette délibération. Sauf à considérer que. Et j’ai entendu, j’ai entendu les explications de monsieur Brithmer ce matin, en ce qui concerne cette délibération. Il estime qu’il y a autre chose à faire que la délibération, c’est dans sa lettre de réponse, et que ce n’est pas sa priorité.

Un, je lui ai fait constater que le contrôle d’opportunité, ce n’est pas à l’administration de le faire, le contrôle d’opportunité n’existe pas. Aujourd’hui, dès lors qu’une assemblée d’élus, d’élus du peuple je rappelle, prend une délibération, dès lors qu’elle est exécutoire, il faut l’exécuter. Ce n’est pas ce qui a été fait. Et ce matin encore, il s’est enfoncé en disant que, oui c’est trop tôt, oui ce n’est pas la priorité, oui ça. Non nous ne sommes pas des  béni-oui-oui. »

Le président du Parc qui faisait tout un cinéma à la presse le matin, expliquant la confidentialité de la rencontre, raconte ce qu’il veut de l’entretien préalable avec sa victime et les syndicats.

Le DGS a rappelé au cours de l'entretien préalable qu’il n’a pas refusé de répondre, qu’il a donné des explications et fait des propositions. Dans le courrier qu’évoque le président, il écrit  :

 (…) Aussi, je tiens à vous alerter, au regard de votre demande de mettre en place rapidement un centre de formation aux métiers de l’environnement, que nous ne sommes pas encore structurellement prêts, compte tenu du fait que nous ne disposons pas de locaux, notamment de salles nécessaires à l’activité de formation.

Par ailleurs, il conviendra de répondre à plusieurs interrogations dont il est matériellement impossible de répondre en 8 jours (effectuer une étude de marché, rechercher d’éventuels prestataires et sous-traitant pour constituer les catalogues de formation, bâtir un budget, statut juridique...etc). Des difficultés auxquelles se surajoute le fait que, préalablement, je n’ai aucune orientation dans le cadre d’un contrat de mandature qui me permette d’orienter une stratégie en collaboration avec la commission formation du Parc.

Par ailleurs, les recrutements supplémentaires qu’il conviendra de faire, contribueront à mettre à mal notre budget car cette activité risque d’être déficitaire compte tenu des difficultés logistiques évoquées.

Je vous formule donc la suggestion, d’attendre que les services administratifs du PNRM s’installent dans leur nouveau siège en cours de construction et ainsi, utiliser les locaux actuels de Monsigny pour la mise en place de ce centre de formation. Ces délais, d’ici le début de l’année prochaine, permettront d’élaborer, en concertation, ce projet de centre de formation. (…)

 

Le président du Parc régional compte sur les journalistes pour donner une version incomplète, sinon tronquée des éléments de ce conflit qui l’oppose au DGS. Mais notre travail est d’investiguer, de chercher les faits et les révéler sans chercher à plaire ou déplaire, cousine ou pas. Parce que, compte tenu de notre histoire depuis la cale des bateaux négriers, jusqu’à la plantation esclavagiste, difficile de connaître tous nos cousins et cousines !

Cette conférence de presse de lynchage, dans un pays démocratique révèle les dérives auxquelles notre pays, serait confrontés, livré aux mains de tels responsables politiques.

Comment accepter, se taire quand on assiste à une telle opération de mise à mort d’un homme. Ailleurs on sort des coutelas ou des fusils pour éliminer les opposants, mais là, la pulsion de mort, d’élimination, est la même. Faire taire à n’importe quel prix tout contradicteur, tout opposant à un pouvoir imaginaire, dans la colonie. Le vrai pouvoir est aux mains du gouvernement français qui ne peut que se réjouir de tant de zèle.

Je  sens bien que  ces  trois  élus présents ne supportent pas ma  présence, les regards sont haineux. Je ne me tairai pas, je pose des questions et les renvoie à la réalité de leur inquiétante manœuvre. Ce n'est pas une conférence de presse, c'est  une utilisation de la presse en pays macoute et ça, aucun démocrate ne doit l'accepter.   

Freepawol : Est  ce que  le directeur a une capacité de réflexion, est-ce qu’il lui est  accordé une capacité de  réflexion, est-ce que lui, il doit être un béni-oui-oui ?

L’élue du RDM Marie-France Toul murmure « OUI ». Le président du Parc Naturel ajoute : « Pour l’application, la mise en œuvre des décisions, il n’a pas le choix. Sinon c’est de l’insubordination ! »

Freepawol : mais vous êtes des dictateurs là-haut, c’est ça les élus, les élus du peuple ? (10 mn 48)

« Nous considérons aujourd’hui, voilà la délibération qui a été prise et dans cette délibération nous avons, au regard de la situation de notre jeunesse décidé de créer un centre de formation aux métiers de l’environnement, comme nous l’avons fait dans d’autres secteurs, le sport, les arts et tout.»

 

Louis Boutrin vend sa salade politique, la jeunesse a bon dos, on pense tellement à elle. Il a tout tout fait dans le pays depuis décembre 2015. Amen, il n’y a plus qu’à avaler et aller recracher leur sauce dans les radios, télés, journaux.

Il est énervé, il élève le ton, il veut marquer son au-to ri-té :

« Dès lors qu’il s’agit de mettre en place cet outil, le directeur ne peut  pas revenir, il n’a pas ce pouvoir d’opportunité pour  considérer effecivement, considéré que ce n’est  pas le moment, que c’est pas bon et tout. Non. Il exécute ! »

La journaliste de Martinique Première ose une nouvelle question : "Le Directeur Général connaît peut-être les finances, y avait-il le budget pour le lieu, pour ce que vous lui avez demandé de faire ?"

Réponse : (vidéo à 11 mn 51) 

« Le directeur m’a dit : je ne peux répondre à votre demande, compte tenu de ma priorité actuelle qui est de trouver une solution à une dérive financière. Voici ce qu’il a répondu dans son courrier.

 

La journaliste ajoute : c’est qu’il y avait une dérive financière ?

Freepawol : Vous-même avez remarqué tout à l’heure, qu’il y avait une dérive financière, quand vous parliez d'embauches.

En acquiesçant, il répond : « On va en venir tout à l’heure, on va en venir où est la dérive financière. Mais la dérive financière justement, ce  n’est pas où on pourrait croire, elle n’est pas de notre fait.»

 

Freepawol : Est-ce  que vous l’accusez de cela ?

Réponse : Il a dit qu’il y a une dérive financière et que ce n’est pas sa priorité.

Freepawol : Est-ce qu’il vous a accusé de cette dérive financière ?

Là il est encore irrité, il veut qu’on avale en silence. Il me jette un regard très méchant : 

« Vous n’allez pas monopoliser la parole.»

Je lui redit de ne pas compter sur nous pour écouter sans poser des questions, comme des moutons. Il reprend le monologue du Roi et là ça devient saignant. Il sème le doute sur l‘honnêteté du GGS. Il sous-entend que celui-ci aurait diffusé des documents sur les réseaux sociaux :

« Le 23 juin, vous avez une réponse qui lui a été adressée et je lui dis que je prends acte de son refus de mettre en œuvre une délibération du Comité syndical du Parc qui a été approuvée par délibération du 9 septembre 2016, ce qui constitue une faute d’insubordination. (13 mn 09) Enfin, ce que je lui dit, heu… visiblement il a dressé un réquisitoire contre le président et je ne me suis pas trompé puisque le contenu de la lettre de Monsieur Brithmer s’est retrouvé sur les réseaux sociaux. Mais ce n’est pas  l’objet..»

 

Freepawol : La lettre que vous lui avez envoyé concernant son salaire était aussi sur les réseaux sociaux,  je l’ai reçu par WattsApp. Manifestement tout était sur les réseaux sociaux. Même si c’est mon cousin, je ne connaissais pas son salaire.

Réponse : « Il y a un grave souci de confidentialité au niveau des documents administratifs.» 

 

Le plus grave de l’acte d’accusation

Un temps d’une longue respiration et il poursuit. A cet instant, (13 mn 48)  la guillotine est prête à s’abattre sur le  condamné, dont le  col  de chemise est déjà découpé :

« Au regard de son dossier, de monsieur Brithmer, on découvre également et là il y a un problème de confiance qui va se poser...
 

Madame Toul se gratte le crâne, Louis Boutrin marque un temps d’arrêt, tourne la tête vers la porte, comme embarassé. On se dit qu’il va révéler un fait grave. Le DGS a-t-il commis un délit, un crime ? On se dit que Non, sinon ce serait l’objet du licenciement.

 

« Le payeur m’a alerté (en tant que Président, pour une prime qui a été indûment perçue et au regard du document on voit que la liquidation de cette prime au Directeur Général, d’après les dires et je lis ce qu’écrit le payeur, était erronée, parce que ça ne correspondait pas à sa catégorie. Par conséquent le payeur informait qu’il ne pouvait pas accepter ce justificatif. A défaut, il procéderait à la suspension des sommes, dès la première paye.»

 

Freepawol Quel justificatif ?  Il ne répond pas et il poursuit :

« C’est ce que le payeur a envoyé et quand je suis arrivé, il m’a demandé, il m’a expliqué la situation, qu’est-ce que je comptais faire en tant que président. »

 

Freepawol : Le justificatif c’était quoi ? Vous avez parlé d’un justificatif.

Il ne me répond pas et continue :

« Les primes qui ont été indûment perçues ont été remboursées et parallèlement à cela, il y a eu une délibération qui a été prise le 25 décembre, je dis bien le, heu, le 25 novembre, pour l’octroi d’une nouvelle prime, à l’ensemble des catégories 3. Il se trouve que quand on regarde bien, le seul à avoir perçu cette prime de février, de janvier 2016, jusqu’à ce jour, une prime 1.762,50 €, c’est monsieur Brithmer.

 

Freepawol : La délibération c’était décembre de quelle année, quand vous étiez là, ou avant ?

Réponse : « La délibération est de décembre 2015. La délibération a été prise le 25 novembre 2015, l’arrêté qui porte la prime à monsieur Brithmer, est daté du 1er décembre 2015. »

 

Freepawol : Et qui l’a signé ?

Il ne répond pas et poursuit :

« 1er décembre, alors même que la délibération n’était pas encore exécutoire. »

 

Freepawol : Qui l’a signée ?

« La délibération a été exécutoire au mois de décembre et vous voyez en haut (moi je vois rien, je filme celui qui prononce l’accusation.), décembre 2015. Donc l’arrêté est  irrégulier.

 

Il ne dit toujours pas qui a signé cet arrêté,  il continue son réquisitoire :

« L’arrêté est irrégulier… »

 

Freepawol. J’insiste : Vous ne dites toujours pas qui a signé, parce qu’on peut penser que c’est lui qui a pris l’arreté ou qui a fait un faux. Il ne répond toujours pas, je demande trop de précisions, manifestement je gène le déroulé de son accusation :

« L’arrêté est irrégulier, ce qui fait aujourd’hui, il y a depuis janvier une prime de 1762 € qui est  revenue du contrôle de la légalité, c’est cette date-là qu’il faut retenir, le 23  décembre 2015. Ce qui veut dire que l’arrêté devrait être pris, après la délibération. Puisque c’est l’arrêté qui dit si l’acte est illégal qui a été émis est illégal ou pas. Or sans attendre le retour du contrôle de la légalité, il y a une prime qui est octroyée à l’ensemble des cadres A du Parc, pour laquelle in fine, il y a un seul agent de catégorie A qui perçoit cette prime, c’est monsieur Brithmer.»

Freepawol : il y a quelque chose qui nous échappe, qui prend la décision de payer, est-ce  que c’est lui ?

Réponse : « C’est le payeur qui paye.»

 

Freepawol : Ce n’est pas lui qui a volé de l’argent, qui a fait un faux.

La journaliste de Martinique 1ère qui comme tous les journalistes présents a écouté l’exposé, ajoute : « On  se demande si il y a eu vol, détournement ou je ne sais pas… »

Louis Boutrin l’interrompt :

« On découvre, on découvre…

 

Freepawol : Mais où est sa responsabilité la-dedans, sa responsabilité à lui ? L’homme est très irrité.  J'insiste : Quelle est sa responsabilité à lui ? (17 mn 43) 

« C’est justement, si vous m’aviez permis de montrer, je suis passé là-dessus, le rôle du DGS dans le contrôle des finances, vous n’auriez pas demandé tout ça.  Il a en charge le contrôle des finances de l’institution. Il est la personne idoine, la personne la mieux placée pour pouvoir savoir quelles sont les conséquences budgétaire d’une attribution de prime. C’est lui, il est au-dessus du,  de la  DRH.»

Freepwol : Monsieur Boutrin excusez-moi, je veux comprendre simplement : Lorsque la délibération est prise, il n’a rien à voir la dedans, c’est un document administratif légal qui lui octroie une prime,  au nom de quoi il la refuserait ?

 

Et là,  c’est le must. ( à 19 mn 33)

L’élue qui considère que le DGS doit être un béni-oui-oui, intervient pour voler au secours de son collègue politique. Marie-France Toul veut redonner un cerveau à Ronald Brithmer, qui devrait interpeller les élus pour éviter une dérive financière, à cause du paiement de la prime qui lui est octroyée. Interdit de rire ! ) :

« Simplement, ce que je veux dire c’est que quand bien même il y a une délibération, en tant que DGS, cadre administratif, c’est à lui de mettre en garde les élus et il est le mieux placé pour savoir exactement la situation financière. Et il est normalement placé pour savoir si cette prime est une prime qui est légale.»

 

Qu’y a-t-il à dire à ces personnes qui se disent élus du peuple et qui sont capables de ça ? La suite est à écouter à la fin de la vidéo. Je suis dèjà debout pour quitter ce pitoyable spectacle d’élus, dont certains se disent patriotes, oubliant la signification de ce mot : Le dictionnaire Larousse nous dit que c’est « Celui qui aime ardemment sa patrie et le prouve par ses actes. » Si c'est ça servir le peuple !

Certains se réjouissent ou s’indignent de l’impertinence de certains journalistes français, exemple Jean-Pierre Elkabbach, Pierre Bourdin etc.… prêts à courir au secours du pouvoir politique ou économique. J’assume mon impertinence qui s’exerce quand les plus faibles sont humiliés, attaqués, quand leurs droits, leur dignité sont bafoués. Quand le mensonge sert d’arme, quand l’injustice frappe.

Lisa David

 

 

 

 

 

 

 

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BWÈT ZOUTI :

Le jour ou Louis Boutrin en passant par Confiant demande que je supprime un article.

Suite à un cambriolage commis au cabinet d'avocats Alex Ursulet et Louis Boutrin

Choquée par cette  demande de l'avocat et élu à la CTM, Louis Boutrin,  j'avais fait une capture d'écran de tous les SMS de cet incroyable échange entre l'aovocat qui n'a aucun respect de la liberté de la presse et son ami Raphaël Confiant qui me les a transmis.  En réponse aux SMS, je dénonçais déjà des méthodes de macoutes.

Dans son dernier message Louis Boutrin, qui  n'a jamais été mon ami, agite la  menace.

 

Boutrin agite la mençace. On risque d'avoir besoin de celui qui conseiller exécutif à la CTM se prend pour un ministre !

 

 

 

 

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