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La directive européenne  « Secret des affaires » visant, veut-on nous faire croire, à la protection des informations des entreprises, a été votée le 14 avril par les eurodéputés à Strasbourg. Cette directive controversée pourrait compliquer le travail des journalistes et rendre impossible les révélations des lanceurs d’alerte. En plein scandale « Panama Papers », le Martiniquais eurodéputé socialiste, Louis-Joseph MANSCOUR, a choisi le camp des plus riches, des évadés fiscaux, en votant cette directive.

Les électeurs de Louis-Joseph Manscour pouvaient penser que dans un souci de respect du principe d'égalité devant l'impôt, leur Député s’intéresserait à la réalité de l’évasion fiscale ou du blanchiment d’argent coté Martiniquais.  On ne l’a pas entendu après la révélation que 3 habitants de Martinique figurent dans la liste des évadés fiscaux du scandale « Panama Papers »

Les plus faibles, les bas et moyens salaires, (ceux qui constituent le plus gros des électeurs) ne peuvent échapper à l’impôt, alors que les riches cachent leur fortune en empruntant le chemin gagnant de Panama ou d’autres paradis fiscaux, pour ne pas en payer. Tous ces déplumés  pouvaient s’attendre à une parole indignée de l’ancien maire socialiste de la ville de Trinité, battu aux dernières élections et devenu peu après Eurodéputé, avec l’aide de ses amis PPM.

Les élections passées, il n’y a plus rien à dire aux électeurs, rendez-vous au prochain scrutin. L’eurodéputé a voté comme l’extrême-droite, comme la droite, en socialiste, pour cette directive qui inquiète tous les citoyens épris de liberté, de démocratie.

La liste des votants ici : Protection of trade secrets against their unlawful acquisition, use and disclosure - VoteWatch Europe


 

Reporters sans frontières  a exprimé  ses inquiétudes :

« Malgré des améliorations d’importance par rapport à la version initiale du projet, la directive qui vient d’être adoptée soulève toujours des incertitudes quant à la question de savoir si les journalistes et leurs sources, en particulier les lanceurs d’alerte, seront protégés de façon suffisante.

Les exceptions prévues à l’article 5 pour l’exercice de la liberté d’expression et d’information manquent de clarté. Les garanties apportées à la liberté des médias dépendront largement de la façon dont les gouvernements appliqueront la directive. »

Le 14 avril, le Parlement européen a adopté la Directive sur la protection des secrets des affaires. Les journalistes européens et les associations de médias s’inquiètent de l’incertitude que la directive fait peser sur les journalistes, ce qui pourrait les dissuader de mener des investigations sur le monde du business et de l’entreprise. Les révélations des « panama papers » viennent pourtant de souligner à nouveau le rôle essentiel des journalistes, des lanceurs d’alerte et des médias dans l’information des citoyens sur des questions d’intérêt général.

Reporters sans frontières (RSF), la Fédération européenne des journalistes (FEJ), l’Association européenne des éditeurs de journaux (ENPA), l’Association européenne des médias magazines (EMMA) et l’Union européenne des radios-télévisions (UER) prennent acte de l’adoption par le Parlement européen en séance plénière le 14 avril de la directive sur le secret des affaires, dont le but est de protéger les entreprises européennes de l’espionnage industriel. Les organisations sus-mentionnées ont cependant, de façon continue, exprimé leur inquiétude sur les conséquences sérieuses que ce texte pourrait avoir sur la liberté des journalistes et des médias.

Malgré des améliorations d’importance par rapport à la version initiale du projet, la directive qui vient d’être adoptée soulève toujours des incertitudes quant à la question de savoir si les journalistes et leurs sources, en particulier les lanceurs d’alerte, seront protégés de façon suffisante. Les exceptions prévues à l’article 5 pour l’exercice de la liberté d’expression et d’information manquent de clarté. Les garanties apportées à la liberté des médias dépendront largement de la façon dont les gouvernements appliqueront la directive. En outre, les lanceurs d’alerte sont laissés potentiellement sans protection, dès lors qu’ils seront tenus de prouver que la révélation d’une information a été faite “dans le but de protéger l’intérêt général”.

Cette incertitude juridique pourrait créer un effet dissuasif sur les journalistes, qui devront s’assurer que les intentions du lanceur d’alerte étaient conformes aux exigences de la directive avant de pouvoir utiliser les informations d’intérêt public.

RSF, EMMA, ENPA, la FEJ et l’UER seront en conséquence très attentives à la façon dont les États membres de l’UE transposeront cette directive, afin de s’assurer qu’il n’en est pas fait un usage abusif pour restreindre la liberté des médias, ainsi que l’activité des journalistes et des lanceurs d’alerte.

 

​Dans une Martinique profondément touchée par le chômage, par un retard de développement, par la vie chère, on pouvait s’attendre à une réaction de l'eurodéputé martiniquais, dit de Gauche, qui ne peut ignorer que les déficits publics proviennent très largement de l'évasion fiscale, évaluée entre 60 et 80 milliards d'euros. Ce sont encore les plus démunis qui subissent les conséquences quand les Caisses de l’Etat se vident, quand les hôpitaux se dégradent, les services publics se raréfient etc…

L’eurodéputé a choisi son camp, aux électeurs de choisir leurs votes.

Lisa David

 

 

 

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