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Nos avons reçu un message de Yann Descas, étudiant à l'Université des Antilles et signataire de la lettre adressée à Serge Letchimy, président de la Région Martinique. Il nous écrit : « j’exige que les signatures paru sur le courrier des élus étudiant du 06/03/2015 soit supprimer, car nous n'avons jamais été mis au courant d'un quelconque transfert au médias de ce présent courrier Veuillez respecter la jeunesse antillaise. » Dans ce courrier les étudiants demandent une rencontre « dans les plus brefs délais » parce qu’ils ont « le sentiment que leur Président de Région ne s’implique pas sur le dossier de l’avenir de la jeunesse martiniquaise, car dans ce dossier, on entend uniquement le Président de la Région Guadeloupe Victorin Lurel.» Parce qu’à Freepawol, nous respectons la jeunesse antillaise, nous répondons ici, à ce jeune Martiniquais.

Cher Yann Decas, fils de mon pays,

Vous qui êtes un jeune étudiant dans une démocratie, vous devriez savoir que l'une des garanties essentielles de cette  démocratie est la liberté de la presse.

Je ne sais pas quelles études vous poursuivez, mais je suis étonnée de votre méconnaissance du droit élémentaire de la presse et aussi des vôtres d'ailleurs, quand vous nous écrivez :

« J'exige que les signatures paru sur le courrier des élus étudiant du 06/03/2015 soit supprimer, car nous n'avons jamais été mis au courant d'un quelconque transfert au médias de ce présent courrier Veuillez respecter la jeunesse antillaise.»

L'information dans une démocratie digne de ce nom n'a pas besoin qu'on l'autorise à publier un courrier qui concerne une affaire publique, puisqu'il s'agit d'un combat qui est mené pour sauver l'Université des Antilles, un bien commun.

Vous nous demandez de respecter la jeunesse ?

Mais nous la respectons quand elle mérite ce respect. Et ne pas assumer ses actes, signer un courrier dans une telle affaire et vouloir rester anba fèy, n'est pas un acte de courage pour l'avenir de cette jeunesse.

C'est plutôt un acte qui désespère sur le courage et la volonté de faire avancer ce pays. Mais heureusement, vous n'êtes pas seul et je veux croire que d'autres qui ont signé ce courrier sont prêt à l'assumer.

Je sais les pressions qui viennent de ceux qui détiennent le pouvoir et je préfère accuser votre jeunesse et votre difficulté à affronter les combats dans ce pays où on tente de tenir notre jeunesse par le ventre.

Je sais le rôle des René Bousquet locaux, chiens de garde qui sèment la menace pernicieuse de faire perdre l’os couvert d'une miette de viande, que serait un emploi.

Je ne veux pas croire que vous seriez sous influence.

Sachez que ceux qui ne respectent pas la « jeunesse antillaise » ce ne sont pas les journalistes qui informent en toute liberté et avec courage, mais ceux qui, croyant en un pouvoir illusoire, qui n’est jamais qu’éphémère,  sèment la peur du ventre vide, qui hélas gagne ce pays.

Je veux croire à votre volonté de refuser,  qu’au nom d’intérêts particuliers, inavoués parce que honteux,  certains cherchent à exploser l’Université des Antilles,  (anciennement UAG),  qui est débout par la volonté de femmes et d’hommes de ce pays qui eux, pensaient à la « jeunesse antillaise. »

Yann Descas, j’ai tenu à vous répondre publiquement, parce que je crois en la jeunesse antillaise, à son courage et à sa volonté de ne pas se laisser mettre d’autres chaînes, moins visibles, mais tout aussi lourdes et douloureuses que celles que nos ancêtres, femmes et hommes de combat, ont brisées.

Et pour terminer, je voudrais vous suggérer, qu' en cherchant à briser la Présidente de l’Université, c’est toute l’histoire de résistance de notre pays qui est attaquée, niée, salie.

Débout filles, fils de mon pays, le combat pour l’Université est le votre et nous serons à vos cotés pour que notre pays continue à produire des femmes et hommes compétents, mais aussi courageux.

Lisa David

 

 

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