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Un rapport publié ce dimanche par « France Stratégie » fait le constat que les discriminations freinent l'intégration économique des jeunes descendants d'immigrés, particulièrement ceux originaires d’Afrique. Si le racisme qui frappe la société française n’est pas prononcé, les chiffres une fois de plus, parlent. Les descendants d’immigrés africains sont à la fois les plus touchés par le chômage et les moins bien insérés dans l’emploi, tandis que les descendants d’immigrés d’Europe du Sud connaissent des situations proches de celles des natifs.

Sur la population des jeunes actifs de moins de 25 ans, le taux de chômage des descendants d’immigrés d’Afrique (y compris le Maghreb) atteint 42 % en 2012, contre 22 % pour les descendants d’immigrés européens ou pour les natifs.

On a beaucoup entendu des personnalités invitées sur les plateaux de télévision et des commentateurs de la presse française, regretter que les habitants des banlieues ne soient pas plus pnombreux lors du rassemblement du 11 janvier, qui a suivi les attaques terroristes. Au delà du fait qu’on puisse s’étonner de ce constat qui ne s’appuie que sur la couleur de peau de ces personnes présumées non solidaires de « Charlie », c’est bien la preuve que personne n’ignore en France, qu’une catégorie de la population a été placée dans des ghettos, avec tous les facteurs d’échec prévus avec.

« Concentration spatiale et conditions de logement

Les immigrés et leurs descendants ne sont pas repartis de façon homogène sur le territoire. Si ceux d’origine européenne échappent en grande partie aux phénomènes de ségrégation et de concentration, il n’en est pas de même pour les immigrés d’origine africaine et leurs descendants. Ceux-ci sont très concentrés dans certaines régions et, à l’intérieur de celles-ci, dans certaines communes souvent pauvres et à forte proportion d’immigrés.

Moins souvent propriétaires, trois fois plus souvent dans le secteur HLM lorsqu’ils sont locataires, ils subissent également des phénomènes de discrimination dans l’accès au logement, établis par plusieurs enquêtes de testing.

« Une orientation trop rarement choisie

Parmi les élèves issus de l’immigration entrés en sixième en 2007, seuls 47 % n’ont pas redoublé au collège et ont été́ orientés vers une seconde générale ou technologique, soit 11 points de pourcentage de moins que les élèves issus de familles non immigrées.

L’orientation ne reflète pas systématiquement leurs choix, car ils sont davantage dirigés vers les filières professionnelles alors même que leurs parents sont plus nombreux à souhaiter une orientation vers la filière générale (49 %) que ceux des élèves issus des familles non immigrées (43 %). Or ce sont les filières professionnelles qui produisent 50 % des flux annuels d’élèves en situation de décrochage scolaire et présentent de faibles taux de poursuite dans le supérieur.

De plus, au sein même des filières professionnelles, les enfants issus de l’immigration obtiennent moins facilement une place en apprentissage (15 % contre 29 % pour les autres jeunes). Or entrer en apprentissage, c’est signer un contrat de travail, être embauché, donc franchir l’étape cruciale de l’accès au premier emploi. »

« Des phénomènes discriminatoires fondés sur l’origine supposée ou le lieu de résidence

Les discriminations ethniques sont un facteur aggravant. Comme déjà̀ analysé, les écarts observés en matière de chômage ou d’emploi entre les descendants d’immigrés et les natifs, entre les descendants d’immigrés et les immigrés, entre les descendants d’immigrés eux-mêmes, relèvent de différents registres : des caractéristiques individuelles (niveau et spécialité́ de formation initiale, âge, sexe, catégorie socio- professionnelle des parents) mais également locales (lieu de résidence). Pour ces caractéristiques observables, les écarts reflètent des mécanismes à l’oeuvre sur le marché du travail pour tous les individus.

Mais une fois ces effets neutralisés, une partie importante de ces écarts reste inexpliquée pour certains jeunes descendants d’immigrés sans qu’on puisse précisément distinguer ce qui ressort de variables non intégrées dans les enquêtes (comme les effets de réseau ou la maîtrise de compétences linguis- tiques) ou d’une forme de pénalité́ ethnique. Une partie de ces écarts peut en effet être imputée à des comportements discriminatoires à l’encontre de ces populations. »

Les originaires d’outre-mer ne manqueront pas de se reconnaitre dans ce constat des discriminations, qu’ils connaissent dans leur vie quotidienne, à cause de leur couleur de peau. Sauf que les rapports pour décrire les maux dont ils souffrent sont plus rares, puisque dans le discours ils sont censés être des Français à part entière. Et à force de se croire eux mêmes Gaulois, les originaires d'outre-mer sont devenus transparents et leur réalité reste ignorée de la République.

Depuis que le Bumidom les a expédiés en France, les originaires d’outre-mer vivent aussi dans les HLM des banlieues- ghettos et leurs enfants souffrent  du même racisme, des mêmes difficultés à trouver un logement ou un emploi. Mais les autres communautés ont su se faire entendre avec des porte-paroles qui ayant réussi leur vie professionnelle, agissent concrètement pour aider les leurs à avancer.

La dernière déclaration d’une Georges Pau Langevin,  sans compter tous ces décrétés représentants de l’outre-mer, qui ont pris leur plume pour faire taire Joëlle Ursull, en dit long sur notre  acceptation du mépris qui est envoyé à notre communauté. La chanteuse Guadeloupéenne a adressé une lettre ouverte ( ( Joelle Ursull et Nicole Cage des femmes courage | Free Pawolau Président de la République pour s'indigner de la hiérarchisation des souffrances, exprimée dans son discours au Mémorial de la Shoah à Paris, le 27 janvier dernier.  François Hiollande a déclaré que la Shoah est « le plus grand crime jamais connu et commis dans l'Humanité. » 

Et ce n’est pas un CREFOM (Conseil Représentatif des Français d'Outre-mer) dont de nombreux membres ne cherchent qu’à exister face aux gouvernants et courir les cocktails et salons parisiens, qui fera changer cette situation.

D'ailleurs, qui a entendu le CREFOM se prononcer sur la déclaration de François Hollande sur la négation du crime esclavagiste, insultante pour tous les descendants d’esclaves qui peuplent l’outre-mer ?  

Qui a entendu le CREFOM après la déclaration encore plus négationniste et insultantee de la ministre des outre-mer, George Pau-Langevin, qui venant au secours du Président, a transformé la déportation de nos ancêtres en croisière offerte à quelques exploités.

Et personne n'oubliera la salissure sur notre histoire, prononcée par cette descendante d'esclaves :

« Par définition ceux qui sont allés chercher les esclaves en Afrique pour travailler dans les exploitations ne voulaient pas les exterminer, ils voulaient les faire travailler gratuitement.»

Avec de tels représentants ce n’est pas demain qu’en France, seront publiés des rapports pour mesurer les difficultés auxquelles sont confronté les Français d’Outre-mer.

Le rapport concernant les jeunes descendants d'originaires d'Afrique, qui sera remis au Premier minitre, conclut :

« Au regard de ce constat, l’attention aux origines de ces jeunes, nés et socialisés en France, doit-elle être le point de départ d’une différenciation entre les citoyens français en fonction de leur ascendance migratoire ? Il convient certes de mobiliser les politiques de droit commun : politiques de l’emploi, de l’éducation et du logement, renforcement des politiques de lutte contre les discriminations. Mais au vu des difficultés spécifiques qui ont été identifiées, il est urgent de réfléchir aux moyens de compléter ces politiques par des mesures particulières en direction des quartiers de la politique de la ville d’une part, des descendants d’immigrés de l’autre. Ces actions doivent s’accompagner de mesures permettant d’assurer à ces populations une plus grande représentation politique.»

 

 

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