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Au Campus Caribéen des Arts, on ne dit pas encore tout, mais le climat destructeur installé par les dirigeants politiques et administratifs commence à faire des vagues. Il se dit davantage anbafèy que dans la lettre ouverte des personnels et du syndicat CGTM que nous publions ici.  

Le syndicat évoque des situations passées qui avaient provoqué une grève de la faim, mais aujourd’hui c’est pire. Les pressions pour que règne le silence, ne suffiront pas,  parce que l'Art de rien, au campus on ne veut tout simplement pas mourir.

Rue des Artistes, Ermitage, Fort de France, le 28 mars 2014

Lettre ouverte du personnel enseignant du Département arts visuels

et du personnel administratif du Campus caraïbéen des arts

Nous, les personnels enseignant et administratif de l’ex-Iravm aujourd’hui département arts visuels du CCA ne nous reconnaissons pas dans les portraits du dit Campus Caraïbéen des Arts relayés dans les médias martiniquais.

Tout d’abord nous nous devons de rappeler l’origine du Campus caraïbéen des arts : il s’agissait de créer dans un même temps quatre départements de formation professionnelle à côté d’un établissement d’enseignement artistique fondé en 1984 (ÉRAPM puis IRAVM). Or, le Campus caraïbéen des arts n’a jamais bénéficié des budgets relatifs aux prétentions de ce nouveau projet, voté pourtant à l’unanimité en assemblée plénière du conseil régional le 22 Décembre 2011. Les porteurs du projet prévoyaient alors un budget annuel de 11 à 14 millions d’euros.

A ce jour, le budget annuel obtenu en 2013 – de 3,8 M d’euros – est de toute façon bien en deçà de ces prétentions : le CCA à sa création n’a bénéficié que des excédents de 2011 propres à l’ex-Iravm et fin 2013 d’une subvention du Fond social Européen (FSE) dédiée exclusivement à la formation professionnelle.

Dès lors une stratégie pernicieuse de démantèlement administratif et pédagogique du département arts visuels (ex-Iravm) a été mise en œuvre.

Le flou de gouvernance de l’exécutif (Présidence du Conseil d’Administration/ Directeur Général) a entrainé une double administration, génératrice de stress et de confusion.

Le service des ressources humaines n’est plus destinataire des dossiers d’embauches. Le service des finances n’est plus informé des engagements de dépenses, puisque les procédures de la commande publique ne sont plus respectées. Aucun pilotage de budget n’est donc possible dans ces conditions. Par exemple, la tentative de rayonnement du CCA à travers la première Biennale Internationale d’Art Contemporain de la Martinique a échoué et a créé un problème financier toujours non résolu.

L’ex-Iravm, seul département du CCA agréé par le ministère de la Culture et habilité par l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES), est mis en danger tant sur le plan humain que financier par ces dysfonctionnements érigés en fonctionnement. La situation pédagogique s’en trouve gravement perturbée dans sa programmation au regard des préconisations et exigences ministérielles, risquant de fragiliser le bon déroulement des diplômes.

Au final, ce mode de “management” entraine manipulations, dédain, mépris et harcèlement.

Nous, les personnels enseignant et administratif n’avons jamais eu pour tâche ni de nommer ni de destituer quiconque. Mais le Campus caraïbéen des arts s’est travesti en un champ de bataille entre amis d’hier et nous n’y retrouvons ni notre place, ni nos véritables enjeux.

Nous regrettons une gestion désastreuse au niveau des responsabilités, qui loin d’ouvrir des perspectives, saborde de manière dramatique une chance d’avenir pour les jeunes d’ici et d’ailleurs.

Nous appelons, ici, la collectivité régionale à trouver les solutions optimales pour sauvegarder l’École d’art de Martinique.

Le personnel enseignant, administratif, technique et de service du Campus caraïbéen des arts

lettre_ouverte_tribune.pdf

 

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