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Que cherchent certains élus et patrons en traitant avec un mépris croissant les salariés martiniquais qui osent revendiquer leurs droits ? Le climat social qui se dégrade risque bien de pousser au pire un de ces jours. Après plus d'un mois de grève, les employés de la Fourrière n'ont toujours pas obtenu de négociation avec leur patron. Ils se sont rendus dans les bureaux de la CACEM pour tenter de rencontrer son président et les voila accusés de saccage. Nous avons les images du saccage : quelques prospectus renversés au sol. Les employés de la CACEM, qui demain seront traités avec le même mépris, s'ils osent réclamer leurs droits, seraient traumatisés par ces dangereux grévistes. Interdit de rire. 

 

CACEM : UNE SCANDALEUSE MOTION ANTI-SYNDICALE !

Les salariés de la fourrière véhicules de Mangot-Vulcin, syndiqués à la CSTM, sont en grève depuis le 29 mars pour protester contre le licenciement d’un de leurs camarades et revendiquer des améliorations de leurs conditions de travail et de leurs rémunérations.

La CACEM étant le propriétaire des installations de la fourrière dont la gestion a été déléguée à la société Caraïbe Développement, la CSTM a tout naturellement sollicité par écrit, à deux reprises au mois de février, une réunion avec le président de la CACEM pour lui demander d’être médiateur dans ce long conflit social.

Le président Athanase JEANNE-ROSE a fait la sourde oreille.

Une délégation de la CSTM, de guerre lasse, s’est présentée au siège de la CSTM, le mardi 17 mars dans les locaux de la CACEM.

Leur présence n’a pas été appréciée, pire elle a été dénoncée par voie d’un communiqué signé du président de la Communauté d’agglomération.

Mécontent d’avoir été ainsi interpellé par des travailleurs cherchant à sortir d’un conflit, le président de la CACEM, Athanase JEANNE-ROSE, a choisi de faire voter une motion par le Conseil Communautaire, réuni le mercredi 18 mars.

Il a, d’abord, présenté son texte comme étant un soutien au personnel de la CACEM que la délégation des grévistes aurait « traumatisé »

Mais la lecture de cette fameuse motion a révélé qu’il s’agissait, en réalité, de condamner des travailleurs en grève depuis de plus de 45 jours.(voir le texte joint)

Reprenant une thèse en cours dans les milieux du Medef, il s’est laissé aller jusqu’à prétendre que la violence se serait « banalisée » dans les conflits sociaux en Martinique.

 Quel mépris pour les travailleurs qui luttent pour une vie meilleure !

Évidemment, nous élus patriotes et alliés du groupe « Alternative démocratique pour le Centre », nous nous sommes fermement opposés à cette motion que nous avons assimilée à une   déclaration d’hostilités contre du mouvement syndical et, au delà, contre le monde ouvrier martiniquais dans son ensemble !

La motion n’a été votée que par les élus du groupe « Ensemble pour une Martinique nouvelle (néo-ppm et apparentés).

Drôle de position pour des élus qui se disent de gauche et qui ont le toupet de défiler le 1er mai, dans les rues de la capitale,  derrière le  cortège de syndicats !

Le 18 mars 2015

Daniel MARIE-SAINTE

Élu de la CACEM

                                        Les images du "saccage " prises à la CACEM


 

La motion de la CACEM 

 

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