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Daniel Marie-Sainte, vice-président du Conseil Régional et Chef du groupe des élus Patriotes Martiniquais et Sympathisants s'inquiete du taux d'endettement de la collectivité régionale qui, depuis l'élection de Serge Letchimy à sa tête en Mars 2010, a déjà contracté 11 emprunts. L'élu de l'opposition, s'appuyant sur la très sérieuse revue « la Gazette des collectivités territoriales », souligne que le Président de Région "a traité avec des banques privées à des taux d’intérêts deux fois supérieurs du taux d’intérêt moyen de la dette des Collectivités territoriales au plan français.".

 

Au cours de la Campagne électorale 2010 qui a vu la victoire du PPM et alliés, Alfred Marie-Jeanne, l'ancien président de Région était accusé de mauvaise gestion ayant conduit à "un matelas" d'économies inutiles. 

La réponse au communiqué de l'opposition est venue des le lendemain, de l'élu chargé de la commission finance du conseil régional, Fred Lordinot.  Il avance des explications en cinq points pour justifier les choix de la majorité. En dehors du combat politique qui s'engage à la veille d'échéances électorales, reste une question : quel bon gestionnaire peut emprunter à aux taux les plus élevés ?  On attend la réponse.

A lire les arguments de Daniel Marie-Sainte, que ne démentissent pas le rapport 2103 de la Cour des Comptes, on peut s'interoger : l'équipe dirigeante actuelle ne va t-elle laisser que le sommier à la future collectivité unique de Martinique ?

 

MENACES POUR LA FUTURE COLLECTIVITE DE MARTINIQUE !

Le journal en ligne « Capital.fr », le 27 juillet 2014, dans un article intitulé : « Faut-il s’inquiéter de la hausse des dettes de nos régions ? », a épinglé la Région Martinique, à propos de l’envolée record de sa dette de +51%.

En effet le Compte Administratif 2013 du Conseil Régional, voté le 27 mai 2014, révèle que, depuis son arrivée, Serge LETCHIMY a déjà contracté 11 emprunts.

Trois d’entre eux, ont été contractés avec des taux d’intérêts supérieurs à 5%, voire supérieur à 6% !

Serge LETCHIMY a traité avec des banques privées à des taux d’intérêts deux fois supérieurs au taux d’intérêt moyen de la dette des Collectivités territoriales au plan français. (Source : « la Gazette des collectivités territoriales » du 20 août 2012.)

D’ailleurs, la Chambre régionale, dans un rapport public établi en décembre 2013, a reproché au président du Conseil Régional de faire des emprunts, non seulement en fin d’exercice mais, en plus, avec des taux d’intérêts très élevés.

Lors du débat sur le budget primitif 2014, je dis qu’il fallait absolument renégocier ces dettes afin d’alléger les frais financiers payés par la Région Martinique!

Je constate qu’il n’en a nullement tenu compte et qu’il  n’a pas cherché à renégocier ces dettes pour faire baisser les taux d’intérêts et, par là même, réduire les frais financiers payés, en pure perte, par le contribuable martiniquais mais bénéfiques pour les banques.

 Je constate que, sur ce point là aussi, il est  moins performant que son prédécesseur Alfred MARIE-JEANNE qui avait su, à son époque, renégocier les taux d’intérêts de la dette qu’il avait trouvée en arrivant aux responsabilités, en 1998 !

Au contraire, Serge LETCHIMY a considérablement alourdi le poids de la dette régionale à partir de 2011.

Au 31 décembre 2013, la dette pesait près de 181 M€ en capital sans compter les intérêts et autres frais financiers.

La Chambre Régionale des Comptes, dans le rapport de décembre 2013, mentionnait, en outre, que : « le niveau d’endettement du département de Martinique était près de deux fois plus élevé que le niveau moyen des départements de la même strate de population sur la France entière

Dans la perspective de la mise en place, en 2015, de la Collectivité unique formée par le département et la région, la dette des deux collectivités va se cumuler pour une population qui resté à 400.000 habitants.

Les ratio d’euros par habitant de la dette de la Collectivité de Martinique excédera les 1000 €/ha.

Triste record!

Le Changement de politique financière, tant au niveau de la Région que du Département, est indispensable, si l’on veut éviter des désagréments pour les contribuables de Martinique.

Les élections pour la mise en place de la Collectivité Territoriale de Martinique, en 2015, permettront aux citoyens martiniquais d’en finir avec cette politique néo-ppm qui fait avancer notre Pays vers l’abime

Daniel  MARIE-SAINTE

Vice-président du Conseil Régional

Chef du groupe des élus Patriotes Martiniquais et Sympathisants

 

La Réponse de l'équipe dirigeante de la Région :

                                                     

Cinq bonnes raisons de recourir à l'emprunt.
 
1/ RATTRAPER LE DESASTRE DE LA MAUVAISE GESTION DES INDEPENDANTISTES
 
Apres 12 ans de pouvoir indépendantiste , la REGION MARTINIQUE affiche en 2009 un déficit de 49 Millions d’euros .
En 10 ans , la REGION GUADELOUPE a investi UN MILLIARD d’euros de plus que la MARTINIQUE.
En négligeant les investissements les indépendantistes ont sacrifié les intérêts du Peuple martiniquais et particulièrement de la JEUNESSE.
 
2/ REALISER LES INVESTISSEMENTS D’AVENIR
 
EXEMPLES : TCSP, RESEAU NUMERIQUE, PORT, AEROPORT, MISE AUX NORMES DES LYCEES, …
Les principaux équipements et infrastructures ont été négligés par le MIM .
Il faut mobiliser toutes les recettes d’investissements disponibles , les emprunts , pour renforcer l’ATTRACTIVITE de la MARTINIQUE afin d’attirer  les investisseurs… et les touristes.
 
3/ LES INVESTISSEMENTS D’AUJOURD’HUI SONT LES EMPLOIS DE DEMAIN.
 
Les emprunts réalisées permettent d’élever le montant annuel des investissements régionaux à près de 200 MILLIONS d’euros.
Cet effort colossal à l’échelle de la France toute entière doit permettre de créer plus d’activités en MARTINIQUE : BTP , Agriculture et Pêche , Services , Environnement , …etc.
Et d’offrir de meilleures perspectives en termes d’EMPLOIS.
 
4/ EMPRUNTER POUR COMPENSER LE DESENGAGEMENT DE L’ETAT.
 
Pour réduire le déficit des comptes publics, l’ETAT se désengage et diminue les dotations versées au CONSEIL REGIONAL.
Pour investir, la REGION MARTINIQUE doit trouver des recettes nouvelles et emprunter davantage.
Comme un ménage qui ne dispose des sommes nécessaires pour construire une maison, la REGION doit faire appel aux banques pour finaliser ses plans de financement.
Comme les subventions de l’ETAT diminuent, il faut trouver une autre recette d’investissement.
Grace à sa bonne gestion, la REGION MARTINIQUE a la confiance des banques .
 
5/ FINANCER UN NOUVEAU MODELE DE DEVELOPPEMENT.
 
Le modèle de développement basé sur les exportations de bananes et les transferts de fonds en provenance de l’ETAT ne fonctionne plus.
La mise en œuvre d’un nouveau modèle de développement est une question de survie pour la MARTINIQUE.
Pour financer ce nouveau modèle qui privilégie les énergies renouvelables, les technologies numériques, la valorisation de la biodiversité, la recherche et l’innovation.. le CONSEIL REGIONAL doit mobiliser d’énormes ressources financières,  publiques et privées .
Bien formé et disposant des technologies performantes , le MARTINIQUAIS sera plus compétitif pour affronter la concurrence mondiale.
 
Fred Lordinot
Président de la commission finance du conseil régional de Martinique.
 

 

 

 

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