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Catherine Conconne, Première vice-présidente PPM du Conseil Régional de Martinique, adjointe au maire de Fort-de-France, en charge de la sécurité de la capitale,  vient d’être condamnée en référé par le Tribunal de Grande Instance de Fort-de-France à payer 328 324,92 € de loyers impayés à la Société « Perrinon Invest », propriétaire des murs de son magasin de chaussures, à la Cour Perrinon, à Fort-de-France.  A la veille des élections municipales,l’affaire fait le buzz sur les réseaux sociaux, d’autant que celle qui figure en 8ème position sur la liste PPM « Démocrates et Progressistes »,  ne fait pas de cadeaux à ses adversaires sur sa page Facebook.

A voir tourner sur Facebook, la dernière page de l’ordonnance en référé qui condamne Catherine Conconne à payer ses loyers, on se dit que la politique tue. Femme politique mais aussi chef d’entreprise, l’élue PPM connaît le sort de nombreuses petites entreprises qui  déposent la clef sous la porte à longueur d’années.  Le tissu économique est fragile et les banques dans la colonie sont encore plus réticentes à aider les petites entreprises.  

Mais quand on découvre que celle qui décide de la gestion de l’argent public, en sa qualité de vice- présidente à la Région, n’a pas dès le début payé ses loyers, on se dit qu’elle a quand même bénéficié de beaucoup de temps pour redresser sa situation.  Les facteurs et huissiers n’ont pas fait preuve de beaucoup de curiosité pour la trouver. Des centaines de mères de famille qui se font fait expulser de leur logement pour quelques mois de loyers impayés, auraient aimé bénéficier de cette tolérance.

On peut en effet lire dans l’assignation en référés en date du 24 avril 2013, qui lui est adressée pour comparaître le 3 mai 2013 au Tribunal :

« Attendu que par acte sous seing privé en date du 2 juillet 2007, à effet au 3 octobre 2008, la SECOP, aux droits de laquelle se trouve la Société PERRINON INVEST, a donné bail commercial à Madame Catherine CONCONNE, un local commercial Lot B103, situé au 1er étage, pour une activité de chaussures et accessoires s’y rapportant sous l’enseigne CONFETTIS.

           Attendu que Madame CONCONNE, depuis son entrée dans les lieux n’a réglé qu’une somme de 1.500 euros en juillet 2011.

         Que tous les courriers qui lui ont été envoyés à l’adresse mentionnée au bail n’ont manifestement jamais pu utilement être reçus par cette dernière puisque revenant avec la mention « destinataire non identifiable ».

           Que cet acte visait expressément la clause résolutoire.

           Qu’aucun règlement n’est intervenu dans le délai et la dette s’est accrue des loyers et charges postérieurs.

           Qu’à la date des présentes, Madame CONCONNE reste débitrice d’une somme de 267.243,47 euros arrêtés au 1er Trimestre 2013 inclus, à parfaire au jour de l’audience pour laquelle condamnation prévisionnelle est sollicitée. 

          Qu’en outre, compte tenu de l’inexécution flagrante des obligations de la locataire et du défaut de régularisation dans le délai du commandement, le Tribunal constatera l’acquisition de la clause résolutoire du bail susvisé et prononcera l’expulsion de Madame CONCONNE des lieux objet du bail, ainsi que tous occupants de son chef, avec si besoin, l’assistance de la Force Publique. »

Catherine Conconne répond à ses détracteurs sur sa page Facebook illustrée d’un porte voix :

        "- Une entreprise qui ferme ?  Où est le mal ?

         - Une entreprise qui ne prend pas ? Est-ce uniquement synonyme de mauvaise gestion ?

         - Un centre commercial qui n’a pas pris et des commerces en difficulté ? Où est le blasphème ?

         - Un centre commercial qui ouvre en pleine grève de 2009, c’est  dire au mauvais moment ? Où est la faute ?

        - Quelqu’un qui ose, SANS ARGENT PUBLIC, mais avec uniquement le sien et celui de sa famille et fait face courageusement à l’échec dont personne n’est véritablement responsable ? Où est l’ignoble ?

         - Des années d’efforts et de sacrifices qui partent en fumée ? Cela mérite de la réjouissance ?

         - Un indigne mélange des genres entre vie publique et vie privée qui fait le bonheur des rats de ce pays ? Vraiment ?"

Madame Conconne sait que la construction du Centre Commercial Perrinon en centre ville de Fort-de-France, avec son entrée de parking souterrain qui crée des embouteillages, est un choix politique de la Municipalité foyalaise où elle est une élue.

Elle devrait le savoir, on peut difficilement être élue et gérer l’argent public et croire qu’une faillite personnelle, ne sera pas rendue publique. Rats des champs ou rats des villes, les électeurs ont le droit de savoir si leurs représentants sont de meilleurs gestionnaires qu’eux.

ordonnance_en_refere_condamnant_catherine_conconne.pdf

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