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Cinéma

Olivier Baudot Montézume a vu pour nous Suprématie, le troisième volet de La Planète des Singes du réalisateur étatsunien, Matt Reeves. Si pour notre critique c’est un film époustouflant par sa mise en scène et ses effets spéciaux, le summum de l’expérience cinématographique hollywoodienne, le récit patine un peu. Il trouve aussi que dans le scénario où « les bons sont les singes avec des sentiments d’humains. Il y a comme un paradoxe dans cette présentation, une schizophrénie infernale et pesante.»

Dans cette ultime trilogie de la planète des singes Matt Reeves nous offre un film époustouflant de part sa mise en scène et ses effets spéciaux. On est au summum de l’expérience cinématographique Hollywoodienne.

Il nous plonge aussi dans les vices de cette machine industrielle et idéologique qu’est Hollywood.

Bien sur il y a les bons, bien sur il y a les méchants. Cette fois tous les humains sont méchants, vraiment tous, qu’ils soient noirs ou blancs. Les bons sont les singes avec des sentiments d’humains. Il y a comme un paradoxe dans cette présentation, une schizophrénie infernale et pesante.

Outre les longueurs inactives de l’ensemble du film, cette schizophrénie enferme le scénario dans une caricature agaçante : Des singes relookées, pour certains en Indiens, un autre en petit gentil idiot newyorkais portant un bonnet colorié, un autre encore avec un vague accent de « black ». Bref, les singes sont devenus des humains, des Américains. Ainsi le récit perd sa forme transcendante des premiers récits et son originalité quant à la nature de la confrontation.

Pire, César le chef des singes, charismatique et courageux, devient un missionnaire éclairé. César qui comme Moïse, libère son peuple enfermé comme esclave dans un camp entouré de miradors. Comme Moïse il sera aidé par des flots de neige dévalant la montagne pour écraser ses poursuivants. Enfin, César comme Moïse conduira son peuple vers la terre promise et n’y vivra jamais.

Au final, cet opus de la planète des singes, merveille de mise en scène, reste un épisode incolore et inodore, véhiculant une idéologie malodorante et pernicieuse.

Olivier Baudot Montézume

 

Un film de Matt Reeves avec Andy SerkisWoody HarrelsonSteve Zahn

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