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Le « Canard Enchaîné » révèle que sous les mots déguisés en colère, du chef du patronat français Pierre Gattaz, se cache un cri de joie. « Dans une note adressée dès mardi matin, aux dirigeants fédéraux du Medef, le patron des patrons conseille de ne pas prendre à la lettre le communiqué de presse au vitriol que lui même a fait publier la veille. » Sa seule crainte, la « discussion parlementaire va être difficile. » Dans les outre-mer, nous observerons attentivement les votes de nos Députés, sachant que sur nos terres où les habitudes de l’Habitation perdurent, le Code du travail est déjà plus souvent malmené.

Selon l’hebdomadaire satirique de ce mercredi, dans cette note pour aveugler les syndicats et les citoyens opposés à cette loi qui écrase les droits des salariés, réduits en kleenex à jeter, « le Medef y affirmait sa volonté de se battre pour obtenir une « version 3 » du texte qui ne lèse pas les PME. Virage à 180 degrés après une nuit réparatrice. »

Le patron des patrons écrit : « Sur les lignes rouges qui avaient été évoquées, nous avons été écoutés. »

Et le Canard précise, « il égrène ses victoires : l’épargne temps amassée par les salariés ne pourra les suivre d’une boite à l’autre, les contrats courts ne seront pas taxés. Mieux, les grands principes du droit du travail énoncés par Badinter vont valser du préambule du code. »

« Les autres aspects importants du texte sont à priori sauvegardés. » ajoute t-il. Ainsi il ne sera pas tenu compte des chiffres d’affaire réalisés à l’étranger pour valider des licenciements économiques en France. Enfin, l’entreprise va rester le « lieu prépondérant » du dialogue à la place de la branche professionnelle. Donc tout baigne ?

« En fait Gattaz n’est pas si rassuré que ça. La nouvelle manche qui va se jouer à l’Assemblée l’inquiète. Il redoute exactement c qu’espèrent les syndicats, à savoir les amendements diaboliques qui défigureraient le texte.

« Le combat va être long, écrit le patron des patrons, les obstacles nombreux et la discussion parlementaire va être difficile. »

Gattaz prend des accents de chef de guerre pour mobiliser ses troupes : « Nous allons mettre en place une organisation militaire de lobbying. »

Sachant que dans les outre-mer les habitudes de l’habitation ne rendent pas le patronat très respectueux du code du travail, nous observeront avec attention les votes de nos parlementaires. 

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