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Mercredi, trois adolescents (deux de 14 ans, un de 16 ans) et un homme de 35 ans, ont froidement été exécutés par des hommes armés qui leur avaient intimé l’ordre de s’allonger face contre terre. Le Premier ministre, Portia Simpson Miller, qui a rendu visite aux familles des victimes samedi après-midi, a appelé à une « plus grande protection pour les jeunes du pays. » La police a immédiatement promis une récompense 500.000 dollars pour toute information qui pourraient aider à arrêter les tueurs. « Je tiens à vous assurer que nous n’allons laisser aucune pierre non retournée dans nos recherches de ceux qui sont responsables », a promis le commissaire de police Carl Williams, aux familles des victimes, à qui il a rendu visite le jour du crime.

Les mots d'encouragement du haut responsable de la de police n’ont pas suffi à faire taire les cris des mères en deuil, qui pouvaient être entendus dans le quartier, où les résidents pleuraient les trois adolescents. Raymond Givans 14 ans, Ricardo Briscoe, lui aussi âgé 14 ans, et Alex Turner ,16 ans.  L’homme de 35 ans,  Marquis Hamilton travaillait comme comptable à la Société du sucre de la Jamaïque.

La police avait tout de suite affirmé que que le vol pourrait être le motif de ces meurtres, mais les résidents ont donné une autre version. Selon l’un d’eux, les garçons marchaient le long d’un gymnase quand ils se sont arrêtés près d’un lotissement pour profiter d’une connexion Internet Wi-Fi, non sécurisée : « Alors qu’ils étaient assis là, des hommes armés sont arrivés et les ont mis en joug. Hamilton était lui assis près de sa maison, les quatre ont reçu l'ordre de s’allonger face contre terre. »

Quelques minutes plus tard l'impensable se produisait. Des coups de feu résonnaient dans tout le quartier.

Un autre habitant a déclaré que les hommes armés, après avoir effectué leur acte ignoble, ont commencé à fuir, mais sont retournés sur les lieux pour s’assurer que les victimes étaient mortes.

Anne-Marie Briscoe, mère de l'une des victimes, a déclaré qu’au  moment où elle a entendu les coups de feu, elle a ressenti une douleur dans son estomac. «J’étais dans ma maison et j’ai entendu les coups de feu retentir. Immédiatement, j‘ai ressenti une douleur. J’ai pris mon téléphone et appelé mon fils, le téléphone a sonné sans que personne ne réponde. »

Quelques minutes plus tard, la mère a vu des gens courir vers le lieu où s’est produit le drame. « Oh Dieu, aidez moi à supporter » implorait la mère entourée de voisins, venus soutenir les parents inconsolables.

Une autre maman criait sa colère et cherchait des réponses : Qui peut croire que mon fils a disparu ?  Qui peut nous aider pour que nos enfants ne perdent pas ainsi la vie ? Il n’y a personne pour nous aider » se plaignait cette femme. Un autre de ses fils qui faisait partie du groupe et qui a eu le temps de s’enfuir a raconté qu’il s’est retourné, il a vu son frère allongé au sol. Quand il est revenu sur les lieux, son frère était mort.

L’épouse d'Hamilton, employé de la Société du Sucre, regardait hébétée, debout devant sa porte, l'endroit où son mari a été abattu, pendant que son jeune fils courrait vers la maison ne sachant pas que son père venait d’être tué.

Tout le quartier s’est réuni autour des familles, révolté par ces exécutions qui restent incomprises. Le commissaire Williams a demandé aux résidents d’aider la police dans ses recherches pour retrouver les meurtriers et a dit être préoccupé par le nombre croissant d'attaques contre des enfants dans le pays : « C’est une attaque sur l'avenir, c’est une attaque contre les innocents ».

Des responsables du ministère de l'Éducation ont également visité les écoles des trois garçons.

Le Premier ministre Portia Simpson Miller, a accompagné les familles des victimes sur les lieux du quadruple meurtre samedi après-midi, accompagné de la ministre de la Jeunesse Lisa Hanna. Elle a exprimé le choc ressenti par tous et a appelé tous les habitants du pays à trouver des moyens de règlement des différends, « sans avoir à tuer n’ importe qui. »

Deux personnes ont été arrêtées et placées garde à vue samedi pour être interrogées.

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