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Dans les Département d’Outre Mer, les subventions européennes arrosent autant l’agriculture, que les pesticides et les arrêtés préfectoraux qui autorisent  leur épandage aérien. Les études scientifiques qui se succèdent alertent sur le danger pour la santé des populations que constituent ces produits toxiques, mais l’Etat laisse faire et les subventions de l’Europe pour la banane antillaise,  augmentent en même temps `que les cancers.

L'Institut européen de recherche sur les cancers liés à l'environnement (Eceri) signale dans un rapport,  la "toxicité grave" de trois des cinq produits régulièrement répandus sur les bananes des Antilles et les chercheurs  "demandent un arrêt immédiat de leur utilisation". Aux Antilles les planteurs, avec la complicité de l’Etat, empoisonnent en silence.

La publication par le ministère de l’agriculture, des montants accordés aux agriculteurs,  pour la période du 16 octobre 2011 au 15 octobre 2012 , démontre une fois de plus,  que les gros planteurs de banane restent  par la grâce de l’Europe, des agri-millionnaires.  L’empoisonnement des populations par les pesticides n’a aucune incidence  sur les critères d’attribution des subventions de l’Europe.

Cette Europe à subventions ressemble de plus en plus au Loup de la chanson de Djo Désormeaux, écrite pour symboliser l’Europe dans laquelle nous allions entrer en 1993. « Voici le loup », avec pour refrain « ouh le loup qui va nous dévorer,  bèèè mach ».  Le bèè représentant les populations  qui subiraient. 

 Promenons nous dans les champs pendant que le loup y est

Une pluie de subventions est sans cesse observée sur la ville du Lamentin.  Avec près de 9 millions d’euros (8 792 422,06 €), Jean-Michel Hayot remporte la palme d’or du planteur le mieux subventionné en Martinique en 2012. Ses six plantations situées au Lamentin rapportent le pactole chaque année.

Pour son habitation « Petit-Morne » au Lamentin, 4 190 145,13 €. Non loin, « Bochet »  garde son million en 2012 (1 285 788,18 €) et sa voisine « Bois Quarré »,  rapporte 436 138,75 €. La plantation « Cocotte » vient grossir le lot avec 139 175,69 € et  « Trianon » reste millionnaire avec 1 343 385,50 €. Un nouveau million arrive pour l’Habitation « Petite Grenade » (1 432 524,56 €).

L’AMIV (Association Martiniquaise Interprofessionnelle des Viandes)  reste millionnaire avec 4 336 178,74  € du Feaga,  une somme en diminution par rapport à 2011.

Martinique Nutrition Animale (MNA, nom commercial PROMA), garde son million, 1 551 638,44 € du Feaga.

Trois millions (3 057 924,39 €),  les exploitations de bananes de Cyrille De Reynal  produisent toujours autant de subventions.  La SARL Union grimpe en millions avec 1 809 814,48 €  en 2012 et pour l’exploitation Sud-est,  1 248 109,91 €.

 Le Tribunal de commerce de Fort-de-France a prononcée la liquidation judiciaire de SOCOPMA (Société Coopérative des Maraichers) le 29 mars 2013, avant que ce jugement soit annulé  par la Cour d’Appel, en mai 2013. La coopérative qui a été reprise par le groupe Datex,  obtient sa subvention en 2012 avec 704 822,61 du Feaga.  Un montant en constante diminution puisque en 2010 la coopérative bénéficiait du million pour passer à 767 192,02 en 2011.

La liquidation judicaire de SOCOPGEL (même groupe que SOCOPMA) a aussi été prononcée le 29 mars 2013.  Le montant versé au titre du Feaga pour 2012, est de 184 568,14 €.

Les deux exploitations agricoles de Jacques Plissonneau Dusquesne lui permettent de rester dans le clan très fermé des agri-millionnaires, en 2012. En augmentation, « La Désirade » obtient 934 561,31€ et son « Groupement Foncier Agricole Chancel » rapporte 857 024,22€.

L’habitation « Belfort » de Mmes Abel et Carine Govindoorazoo, en diminutiion par rapport à 2011, obtient  878 302,46 €.

Le Loup ne semble pas apprécier les promenades dans les champs de cannes à sucre. Le Centre Technique de la canne et du sucre doit se contenter de 295 352,84 €. Quant à la SA Lareinty, elle n’a droit qu’à 497 059,26 € au titre du Feaga et du Feader.

A Saint-Joseph l’Habitation Choisy d’Axel Assier de Pompignan gagne 649 534,9€

Au Gros Morne,  pour ses confitures et jus de fruits tropicaux, la Société Denel, d’Alain Huyghues Despointes,  celui qui avait déclaré sur Canal Plus que l’esclavage des Nègres avait des cotés positifs, obtient 1 196 230,62 € de l’Europe. Alain Huyghues Despointes a été condamné pour apologie de crime contre l’humanité, avant d’être blanchi par la Cour de Cassation. La famille Huyghues Despointes est classé au 331ème rang des 500 plus grandes fortunes de France.

Cinq millions  (5 055 459 €) et  le planteur Gilles de Reynal reste toujours parmi les plus gros bénéficiaires des subventions agricoles.  Sa « Bagatelle » au Gros Morne s’élève à 2 millions (2 023 949,42 €).  Sa SARL « La Richard » à Trinité, en plan de continuation et apurement du passif depuis 2008,  passe à 1 958 371,73 € en 2012 (1 751 521,57 en 2011).  A Macouba pour l’habitation Cheneaux qui n’est plus en redressement judiciaire, tout va bien puisque une augmentation de capital a été enregistrée en 2009 et la subvention en 2012 dépasse  le demi million (651 102,95 €).  Sa SARL « Perpigna » rapporte 432 034,90 €.

Le Conseil Régional  et le Conseil Général parmi les agri-millionnaires de Fort-de-France

La surprise de cette année est l’entrée du Conseil Régional et du Conseil Général dans la liste des bénéficiaires des aides de la PAC.  Le Département obtient du Feader (Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural) 793 814,35 €.
Le Conseil Régionale remporte le double million avec  2 287 500,00 € du Feader.

Les Grands Moulins de la Caraïbe de Nicolas Laguarigue de Survilliers n’obtiennent qu’un demi million avec 510 896,40 €.

 Elle s’appelle Sigy et sur la liste de la PAC en 2011, on la trouvait au Vauclin.  Cette exploitation agricole de Charles Rimbaud apparaît en 2012 comme bénéficiaire à Fort-de France,  où elle obtient du Feaga (Fonds Européen Agricole de Garantie) 1 237 468,08 €.  Son exploitation « Château Paille » remporte 740 492,41 €.

« Paquemar » de Michel Gros-Dubois et Jean Asselin  obtient 891 541,37 € ;

Au François  Bamaryl du Groupe Bernard Hayot (GBH) garde son million (1 701 048,70 €).

« Citefi » d’Henri Simonet reste classé avec 1 188 117,94€.

Le « Ti Fonds d’Alain Viviès  s’approche des 2 millions (1 900 137,99€).

Henri Simonet reste sur la « Grande Trace » (909 451,97 €) des millionnaires avec en plus pour « Saint Aroman », 649 551,92 €.

L’exploitation Agricole « Sud-Est » de Tanguy et Cyrille De Reynal garde son million (1 223 095,97 €). Au François ,Tanguy De Reynal  bénéficie de  765 256,97€ pour sa plantation « Soudon ».

La Distillerie du Simon n’atteint toujours pas le million avec 859 386,05 €

Ducos compte un seul agrimillionnaire sur son territoire avec l’Institut Technique Tropical (IT2) 1 075 021,12 €. 

« Rivière la Manche » de Thierry Hayot  suit le cours du million et arrive à 939 248,76 €.

L’Union des producteurs de banane la Martinique,  qui partage avec l’Eden d’Ajoupa Bouillon le même propriétaire, obtient 389 459,13 €. 

Le Carbet ne compte aucun millionnaire de l’agriculture subventionnée. L’habitation Beauregard n’obtient que 782 381,74 €.

Saint-Pierre la Ville d’Art et d’Histoire compte ses millionnaires de l’agriculture avec l’Habitation Parnasse de Serge Ernoult (1 157 003,98) et celle de Jean-Claude Marraud Des Grottes « Perinelle » (1 157 003,98 €).

Les subventions ne perdent pas le Nord

La commune fleurie d’Ajoupa Bouillon, bénéficie d’une nature généreuse et le long de la route on peut admirer les superbes fougères arborescentes et les champs de bananes « Eden ». Sur cette exploitation agricole de Frédéric De Reynal De Saint-Michel, poussent aussi les subventions agricoles européennes. Pour l’année 2012, les vents miraculeux de l’Europe y ont semés 1 737 139,50 €.  Planté  devant la bananeraie, un panneau  publicitaire vante une « Martinique pays de la banane ».

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fevrier_74_jerome_radigois_lorrain.jpg, par la rédaction

Les terres d'Ajoupa Bouillon touchent celle du Lorrain où tous les chemins mènent à la banane. Une œuvre artistique du sculpteur Jérôme Radigois, « Février 74 », plantée au milieu du rond point à l’entrée de la ville, rappelle la grande grève de ouvriers agricoles,  pendant laquelle deux d’entre eux ont été tués par les forces de l’ordre.

L’Habitation de Mme Marie-Joseph Assier reste, cette année encore, l’unique agri-millionnaire  de la commune avec 1 230 861,93 €.  

Sur les deux communes voisines Basse-Pointe et Macouba, il tombe des millions d’euros, comme si il en pleuvait.  Quatre millions et demi (4 728 448,44 €) de subventions agricoles pour le Groupe Bernard Hayot (GBH). L’habitation « Pécoul » à Basse-Pointe obtient 1 714 598,19 €,  la « SAS Héritiers Crassous de Medeuil » à Macouba, 1 312 801,55 €.  Au François « Bamaryl » rapporte 1 701 048,70 €. Bernard Hayot et sa famille figure à la 185ème place dans la liste des 500 plus grandes fortunes de France.

Bertrand Aubéry obtient pour ses quatre exploitations près de 6 millions d’euros (5 876 381,87€). Pour l’habitation « Le Verger », 1 469 558,85 €. « La Capote » 1 573 411,66 €. L’Habitation « Gradis », 1 351 199,63 €.  La SARL « Moulin l’Etang » 1 482 211,73 €.

Avec 3 millions d’euros (3 056 473,55 €) pour ses deux exploitations, Olivier D’Avout  reste au palmarès des gros bénéficiaires de la PAC dans cette commune du Nord. « Dupotiche » 1 483 844,06 € et la SARL « Eyma », 1 572 628,49 €.

La SARL Macouba de Marie-Joseph Marraud des Grottes obtient 1 351 642,57 €.

L’habitation « Ban Hackaert » (824 118,98 €) de Jean-Jacques de Jaham s’approche toujours du million sans l’atteindre en 2012.  Mais en ajoutant les 755 032,43 € pour sa plantation « Foma Hackaert, ce planteur peut figurer dans la liste des millionnaires de la PAC.

« Leyritz Senecourt » de Joseph De Laguarrigue de Meillac,  placé en redressement judiciaire par le Tribunal de Commerce depuis le 28  juin 2005,   obtient en 2012, plus d’un demi million 643 449,85€. Une somme qui devrait lui permettre de redresser définitivement la situation de son entreprise avant 2015,  puisque qu’un plan de continuation ne dure que 10 ans.

La SARL Potiche de Raphaël Assier de Pompignan garde son demi million avec 565 478,34 €.

A Basse-Pointe toujours,  le « Jardin Clément » de Jean Mouilou garde son million comme en 2010 et 2011. Le montant attribué est en très légère augmentation avec 1 479 386,13 €.

L’association ASA des planteurs de Basse-Pointe et Macouba sort du classement des agri-millionnaires, et descend à 873 990,62 €

Dans la commune de Macouba, le Groupement Maraicher et Horticole de Martinique grimpe vers le million avec 867 879,65 €.

Marigot qui un temps, s’appela « Fonds d’Or », plante des bananes et rapporte des subventions. Dans cette petite commune du nord atlantique, d’une superficie de 2672 hectares, on récolte des millions.

Laurent Laguarigue de Meillac s’approche des 3 millions pour ses plantations « Duhaumont » (1 521 404,26 €) et l’habitation « Horti Fruits » en plan de continuation depuis le 27 novembre 2007, obtient 1 193 847,49€. 

« Vallée du Lorrain » de Steve Marcelin obtient 882 252,19. La Communauté des Communes du Nord, située à Marigot n’obtient que 192 074,89€.

A Sainte Marie la ville du bèlè, c’est sans tambour ni trompette que les millions arrivent dans les bananeraies de Jean Simonet. Son habitation « Caféière »  remporte le gros lot avec 3 548 294,97 €, et  non loin, 1 374 026,75 € pour  « Rivière Lézarde ». Ce gérant de nombreuses entreprises obtient pour une autre exploitation,  « Mag Do », au François 808 746,75 €

L’Habitation Concorde de Raymond Gouye et Alice Beuzelin garde sa place dans la liste des gros mordants de la banane avec 1 374 026,75 €.

« Bellevue Sainte-Marie » de Jean-Jacques De Jaham s’approche du million avec 920 134,03 €.  Non loin, sa plantation Bellespérance rapporte 643 410,98 €.

« Fijo », l’exploitation agricole de Félix Fixy à Pain de Sucre,  obtient 700 240,24 €.

Le rhum martiniquais Saint James garde son statut d’agri-millionnaire avec une légère baisse cette année (1 300 443,44 €).

A Trinité aussi, de la terre chlordéconée par la banane, poussent des millions. « Bananes du Malgré tout » d’Eric Georges Picot garde son million avec 1 103 721,95 €.  Son « Exploitation agricole du Galion » rapporte 542 546,98 €

L’exploitation «Bananes du Galion» de Jean-Marie Le Guay  obtient 1 123 470,96 €.

L’exploitation « Ressource » de Jean-Luc Garcin,  avec 907 808,51 € s’approche chaque année un peu plus du million.

La SA d’Economie Mixte de Production Sucrière et Rhumière de Martinique (SAEM PSRM Usine du Galion) reçoit 1 225 804,41 €.

Le Loup qui va nous dévorer

« La banane antillaise, rien ne peut l’abattre »  affirme le slogan des planteurs. Avec les millions qui leur sont distribués par l’Europe,  sans aucune exigence d’une culture de banane débarrassée des pesticides empoisonneurs, le loup va nous manger. Les cancers constatés dévorent déjà les corps chlordéconés, aux Antilles.  

Pour le Président Eric De Lucy,  président de l'Union des groupements de producteurs de banane de Guadeloupe et Martinique (UGPBAN) « Il n'existe pas d'agriculture tropicale sans pesticides » (FA 27.11.2013).  Mais aux Antilles il semble exister aussi un Droit tropical qui permet au Préfet de ne pas respecter les décisions du Tribunal administratif. Chaque fois qu’une décision de justice annule un des arrêtés préfectoraux autorisant l’épandage aérien de pesticides, le représentant de l’Etat en publie un nouveau.

A l’occasion de l’audience solennelle de rentrée de la Cour d’Appel de Fort-de-France, en janvier 2014, le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats, Raphaël Constant,  n’ pas manqué de le souligner :  

« Par deux fois en 2013 (les 26 février et 19 novembre), sur notre territoire, nous avons pu voir le premier représentant de l’état en Martinique, par son pouvoir réglementaire, dans une affaire de santé publique,  s’opposer et même annuler les effets des décisions régulièrement rendues par une juridiction, le Tribunal Administratif.   Quand l’état donne un tel exemple, le citoyen le plus blasé ne peut que s’interroger sur l’existence de l’état de droit. Ces faits ne peuvent qu’être source d’inquiétude. »

Mais le Préfet sait pouvoir compter sur les élus de la majorité PPM au Conseil Régional,  qui avaient voté en faveur de l’épandage aérien de pesticides. Eric de Lucy dit d’ailleurs (FA 27.11.2013) « Nous pensons que le Président de Région est un homme responsable : il sait que des milliers d'emplois sont en jeu, que ce n'est pas avec des mots que l'on fait de l'économie… le Président lui-même mouille sa chemise. »

Si aucun Antillais ne peut souhaiter la fin de la banane antillaise, la meilleure, et la suppression des 10 000 emplois directs et indirects générés (Martinique et Guadeloupe) ,  ils savent tous qu’on ne peut plus ignorer les dangers des pesticides., et l’augmentation des cancers aux Antilles.  Le Professeur Dominique Belpomme qu’on a cherché, sous la pression du lobby de la banane a décrédibiliser, n’est plus le seul scientifique à interpeller sur le scandale des pesticides aux Antilles.

Quant aux Parlementaires de Martinique et de Guadeloupe ils ne sont pas nombreux à se bousculer sur les bancs de l’Assemblée Nationale ou au Sénat,  pour se risquer sur le terrain glissant de la banane pesticide.

Parmi les plus gros planteurs de bananes des Antilles, on retrouve des patrons de la grande distribution. Mais aucun n'a le profil de Pierre Edouard Leclerc.  Ce patron breton de la grande distribution, qui pèse 215 millions d'euros, a lancé l’opération "Zéro Phyto",  qui consiste à arrêter progressivement en 2013,  tous les produits contenant des molécules chimiques. Selon France 3 Bretagne, « la démarche a débuté en mars et doit aboutir progressivement à l'abandon complet d'ici l'automne de la vente de produits phytosanitaires. ». 

En Bretagne la pollution aux pesticides n’est pas aussi catastrophique qu’aux Antilles ou les terres ont été empoisonnées pour plus d’un siècle par la chlordécone. Mais là aussi le lobby agricole bénéficie de la tolérance de l’Etat puisque en 2013, l’association « Générations Futures » révélait  que pour de nombreux pesticides, le ministère de l’Agriculture, via la Direction Générale de l’Alimentation,  a très rarement tenu compte des remarques faites par l’ANSES  (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Plus de quarante pesticides dangereux restent autorisés alors qu’ils devraient, selon l’ANSES, être interdits ou avoir des usages restreints, car non conformes aux exigences de la législation en vigueur.

Le scandale de l’empoisonnement annoncé n’est possible que dans les Département français, dits à part entière, mais entièrement à part dans les faits.  Imaginons un seul instant que ce soit la Bretagne qui soit confrontée à un tel scandale sanitaire. La réaction de l’Etat ne serait pas la même et aucun préfet n’aurait pris des arrêtés pour prolonger l’empoisonnement des populations. Il est vrai que la Bretagne a des « bonnets rouges ».

Aux Antilles seule la pression des populations empoisonnées mettra fin à ce scandale. Sinon le Loup,  avec sa gueule à  subventions, continuera à nous dévorer et il ne nous restera plus qu’à reprendre en chœur le bèèè du refrain de la chanson de Djo Désormeaux.

Cette année, au salon de l’agriculture de Paris, le mouton martiniquais était en vedette. Le mouton martiniquais qui a la particularité d’avoir une aptitude naturelle à la mue.  Le public français non habitué à ces moutons sans laine, jurait,  « c’est une chèvre ! » Les chèvres elles peuvent attaquer.

 

BWÈT ZOUTI

​Les plus gros bénéficiaires de la PAC (Politique Agricole Commune)

9 millions d’euros (8 792 422,06 €) et  Jean-Michel Hayot remporte la palme d’or du planteur le mieux subventionné en Martinique en 2012.

 6 millions d’euros pour les exploitations de Bertrand Aubéry qui lui permettent encore d’être classé parmi les millionnaires des aides de la PAC (Politique Agricole Commune).

 5 millions d’euros  (5 055 459 €) et  le planteur Gilles de Reynal reste toujours parmi les  gros bénéficiaires des subventions agricoles. 

 4 millions et demi (4 728 448,44 €) de subventions agricoles pour le Groupe Bernard Hayot (GBH).

 4 millions d’euros (4 336 178,74  €) pour  l’AMIV (Association Martiniquaise Interprofessionnelle des Viandes). La viande martiniquaise est bien engraissée  en subvention.

 3 millions (3 057 924,39 €) pour  les exploitations de bananes de Cyrille De Reynal  qui produisent toujours autant de subventions.

 3 millions d’euros (3 056 473,55 €)  et deux plantations classe Olivier D’Avout  reste dans le classement des agri-millionnaires.

 

 

 

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