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Jean-Philippe Nilor est intervenu aujourd'hui lors de la séance de questions au Gouvernement à l'Assemblée Nationale. Le Député de Martinique a évoqué l'avenir de l'Université des Antilles qui est bien menacée d'éclatement. La ministre de l'Education Nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a dans sa réponse, réaffirmé la volonté du Gouvernement de maintenir une Université unie. 

 

 

Après l'intervention du parlementaire martiniquais et la réponse de la ministre, reste à savoir ce qui sortira de la Commission Mixte Paritaire, réunie au Sénat, où Victorin Lurel jouera sa partition. Il a regardé, un doigt sur la bouche, Jean-Philippe Nilor qui l'a visé dans son intervention : « La récente mise sous  tension du pôle universitaire Guadeloupe témoigne de l’exécution des menaces de démantèlement proférées dans cet hémicycle lors de l’examen du projet de loi relatif à l’Université des Antilles. Le mode opératoire est identique à celui précédant l’amputation du pôle Guyanais, avec une ministre ou un ex-ministre aux manettes qui manipule les chiffres, excite les syndicats, attise les rivalités pour provoquer l’éclatement. »

 

La question au gouvernement de Jean-Phillippe Nilor

Madame la Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, j’associe les députés Alfred MARIE-JEANNE et Bruno Nestor AZEROT à ma question.

La récente mise sous  tension du pôle universitaire Guadeloupe témoigne de l’exécution des menaces de démantèlement proférées dans cet hémicycle lors de l’examen du projet de loi relatif à l’Université des Antilles.

Le mode opératoire est identique à celui précédant l’amputation du pôle Guyanais, avec une ministre ou un ex-ministre aux manettes qui manipule les chiffres, excite les syndicats, attise les rivalités pour provoquer l’éclatement.

Résultat, la répartition du budget de l’ordre de 60% pour la Guadeloupe et 40% pour la Martinique, qui avait fait l’objet d’une large concertation et qui permettait aux deux pôles de vivre, est aujourd’hui dénoncée par un pôle Guadeloupe chauffé à blanc.

Reconnaissons que la proposition du « ticket à trois », votée par le Sénat et validée par notre commission des affaires culturelles est lumineuse, même si elle vient de la droite. Elle favorise l’unité, la cohérence et l’apaisement au sein de l’Université des Antilles. Je regrette qu’elle ait été rejetée en séance sous la pression du gouvernement.

Pour ma part, je souhaite que le pôle Guadeloupe puisse fonctionner de manière optimale, mais pas au prix de l’asphyxie du pôle Martinique.

Je refuse d’opposer jeunesse guadeloupéenne et martiniquaise qui d’ailleurs, sur chacun des deux pôles, se respectent et s’apprécient.

Nos jeunes nourrissent l’espoir d’une université unie, attractive et dotée de moyens substantiels.  Pas deux universités au rabais!

Madame la Ministre, vous prônez par ailleurs le regroupement des universités pour les rendre plus performantes, pourquoi alors nous diviser?

Qu’entendez-vous faire pour que cette université conserve sa cohérence et son unité?

Soutiendrez-vous la gouvernance actuelle de l’université dans l’énorme chantier engagé pour la transparence des comptes et l’assainissement des pratiques ?

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