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Jean-Philipe Nilor a rappelé qu’il a été élu dans la circonscription du Sud, mais il est le Député de la Martinique. Il se déplace donc dans toutes les communes du pays, pour informer la population sur ses activités parlementaires. Une initiative approuvée par le maire du Robert, Alfred Monthieux, qui l’a accueilli dans sa ville. D’autres élus de la majorité et de l’opposition municipale ont assisté à ce compte-rendu de mandat, où la parole était ouverte à tous. Des heures de questions-réponses et d’échanges dans un climat de respect mutuel, où les préoccupations des citoyens se sont exprimées. Le cancan politique n’a pas eu de place, Jean-Philippe Nilor l’avait annoncé d’entrée « plus que jamais, donner à la Martinique une autre image… » 

 


Le Député a expliqué ses différentes interventions à l’Assemblée Nationale, notamment sur la catastrophe sanitaire que représente l’invasion des algues Sargasse dans le pays.

Alfred Monthieux, maire du Robert a longuement décrit les conséquences de ce phénomène dans sa ville côtière, une des plus impactées. Les habitants qui remplissent les cabinets médicaux à cause des différentes pathologies provoquées par les émanations des gaz toxiques provenant de la décomposition des algues sur les rivages, assistent impuissants à la perte de leurs appareils électroménagers. Le maire doit régulièrement prendre la décision de fermer les écoles où des élèves sont pris de malaise. Quant aux marins-pêcheurs ils sont condamnés à contempler leurs embarcations, les sorties étant impossibles.

Le chef de l’édilité du Robert qui décrivait les difficultés quotidiennes de ses administrés, a été écouté attentivement. Aucune des personnes présentes ne pouvait désormais les ignorer, la forte odeur de décomposition des algues en décomposition perçue dans la salle, racontait déjà le drame.

Face à cette catastrophe écologique et sanitaire, la réponse de l’Etat est comme d’habitude pour ces territoires considérés entièrement à part, insuffisante. Si le gouvernement reconnaît qu’il s’agit bien d’un phénomène naturel et d’une catastrophe, il ne prononce pas d’état de catastrophe naturelle, qui ouvrirait droit à indemnisation pour les victimes.

Lors d’une réunion importante à Paris sur ce sujet avec des élus des outre-mer, le ministre de la Transition énergétique et solidaire, Nicolas Hulot, n’a pas jugé utile d’être présent. C’est le jour que le gouvernement a choisi pour  le catapulter à Nantes, pour qu’il se fasse enfin entendre, sur la situation de Notre-Dame-des-Landes où s’opposaient depuis plus de deux semaines les Zadistes et les gendarmes envoyés pour les expulser.

Le Député a dit sa volonté de travailler avec tous les parlementaires des outre-mer, unis pour se faire entendre dans l’intérêt des populations touchées par ce phénomène en Guyane, en Guadeloupe et en Martinique.

Un message d’unité approuvé par le jeune conseiller municipal de l’opposition du Robert, Jiovanni William, qui n’a pas hésité à l’exprimer publiquement. Un geste très applaudi par le public.


Les maires des communes où s’accumulent les Sargasses sont désemparés. Comme l’eau transportée dans un panier percé, ils épuisent leurs finances (déjà grignotées par les baisses de dotations de l’Etat), dans l’utilisation d’engins qui ramassent et ramassent encore ces algues qui depuis quelques mois s’acharnent à venir échouer massivement sur le littoral martiniquais.

L’Université des Antilles, l’autre catastrophe

Après le dossier des Sargasses une autre catastrophe a été évoquée, celle qui touche l’Université des Antilles. La présidente du Pôle Martinique, Odile François-Augrain, venue accompagnée d’autres enseignants, d’étudiants, du secrétaire général de la FCPE, a exposé la situation de plus en plus inquiétante du Pôle Martinique sur lequel le président de l’Université, Eustase Janky, exerce un pouvoir jupitérien d’autant plus féroce qu’il a face à lui, une femme. En violation des textes, il impose à la présidente des situations qui s’apparentent à de l’humiliation et traduisent un mépris insupportable vis-à-vis des usagers de l’Université en Martinique. 

Le comportement arrogant de ce président risque bien de réveiller les vieilles tensions nées de la colonisation, entre Guadeloupéens et Martiniquais, interdisant toute forme de solidarité entre les deux peuples. Odile François-Augrain invite ses compatriotes à agir, sinon nous risquons de perdre notre Université, broyée dans les projets de certains irresponsables, qui ne veulent voir que leur nombril.

 


Le secrétaire de la Fédération des Conseils de Parents d’Elèves, Claude Bertrac, s’est dans son intervention, indigné du comportement du président de l’Université des Antilles vis-à-vis de la présidente du Pôle Martinique et sans langue de bois, il a par ailleurs évoqué des cas de harcèlement sexuel, dont seraient victimes des étudiants sur le campus de Schloelcher.

L’image de l’Université des Antilles, déjà entachée par le scandale de détournements de fonds européens du CEREGMIA,  va-t-elle encore subir les salissures de quelques voyous ? L’affaire Harvey Weinstein ayant brisé définitivement le mur du silence, un nouvel hashtag venu de Martinique risque bien d’apparaître sur les réseaux sociaux. #DénonceTonPorcLocal, puis #NouToo.

Le vote abstentionniste au Comité Martiniquais du Tourisme a été évoqué


Membre du Conseil d’Administration du Comité Martiniquais du tourisme, le Parlementaire (MIM), a rappelé les faits ayant entraîné l’abstention de son groupe lors du vote du budget, ce qui a provoqué l’ire de la présidente, Karine Mousseau et de Yan Monplaisir, conseiller de l'Assemblée à la CTM et président de la commission Economie et Tourisme. Les noms d’oiseaux ont fusé au cours de cette réunion du lundi 23 avril suite à laquelle la présidente a organisé une conférence de presse pour, avec Yan Monplaisir, accuser publiquement les abstentionnistes de vouloir saboter son bilan.

Trois jours plus tard les accusés ripostaient et face à la presse, documents à l’appui, justifiaient leur vote. En cause une gestion solitaire de la présidente qui ne respecte ni les statuts, ni la loi.

Invité à s’exprimer par Jean-Philippe Nilor qui a rappelé que cet abstentionniste n’est pas membre du MIM (Mouvement Indépendantiste Martiniquais), Jean-Marcel Maran, président des Gîtes de France en Martinique, a décrit une séance ahurissante où il s’est fait fait insulter, par le président de la commission Economie et Tourisme, irrité par ses questions, pourtant légitimes pour un élu du Conseil d’Administration.

Le Député de Martinique a voulu une rencontre où tout le monde peut s’exprimer en toute liberté, les citoyens ont été nombreux à en profiter et ils attendent de lui qu’il évoque les réelles préoccupations de la population à l’Assemblée Nationale. Jean-Philippe Nilor a peu parlé, il a beaucoup écouté. Va-t-il réussir à  ré-enchanter la politique, loin des cris, des invectives, des mensonges, de l’exhibition des égos, des discours du Moi ?  Ces trois heures d’échanges dans un climat apaisé et constructif, disent que c’est possible. On a envie d’y croire.

Lisa David

 

 

 

 

 

 

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