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Mercredi les images de gendarmes aspergeant de gaz lacrymogène des élus venus tenter de discuter sur la route du Centre Spatial de Kourou, ont fait le buzz sur les réseaux sociaux. Les manifestants tentaient de se rendre vers le centre spacial, les gendarmes leurs ordonnaient de reculer, et les élus qui voulaient empêcher des affrontement ont cru que les représentants des forces de l'ordre allaient les respecter. Ce jeudi c’est toute la Guyane qui commence à se lever pour exiger plus de sécurité et faire aboutir une liste de revendications présentées par les organisations syndicales. L’avion d’Air France arrivant de Paris a dû faire demi-tour, alors que déjà le lancement d’Ariane-5 a dû être reporté pour cause de grève à 80% des salariés de la société, qui devaient la déplacer jusqu’à son pas de tir. Sur sa page Twitter la ministre des outre-mer, Ericka Bareigts, a publié ce matin un communiqué où elle fait des propositions pour sortir de la crise, mais elle précise que « la levée des blocages permettrait que les discussions se déroulent dans un climat apaisé et constructif. » Les Guyanais semblent déjà répondre : « toutt jé sé jé, mé mété bwa an tchou makak pa jé » !

La population guyanaise répond à l'appel des organisations mobilisées et au fil des heures les groupes sont de plus en plus importants dans les rues. La ministre qui demande de lever les barrages ne risque pas d'être entendue. 

Le communiqué de la ministre a fait réagir Antoine Karam, Sénateur de la Guyane, sur sa page Twitter :

 

Et pour que les autorités comprennent bien que le pays a l'intention d'obtenir cette fois des réponses et surtout des actes concrets, les rideaux se baissent, les écoles sont fermées dans le pays où les organisations syndicales sont déterminées, tout comme "Les 500 frères" qui ont fermé la mairie de Cayenne".

 

 

L'avion d'Air France en provenance de Paris a du faire demi-tour.

 

 

 

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