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Dans un climat d’agressivité volontairement instauré par certains syndicalistes, le mouvement de grève s’est poursuivi ce lundi dans un climat tendu, même si celles et ceux qui étaient là vraiment pour défendre leurs droits, gardaient leur bonne humeur.  Mais ce n'était pas le cas pour tout le monde et comme toujours quand le macoutisme se réveille, les journalistes, femmes en particulier, sont les premiers visés. Les caméras dérangeaient et les lâches parmi les grévistes ont sorti l’arme de la menace physique. Après qu’une délégation d’élus soit allée en présence d’un huissier, couper les chaines qui avaient été placées par les syndicats pour entraver toutes les entrées des centres administratifs de la collectivité, le Président de l’exécutif, Alfred Marie-Jeanne a expliqué une nouvelle fois devant la presse, sa position sur ce conflit. Les syndicats et deux conseillers exécutifs, Marinette Torpille et Françis Carole, ont ensuite, à 17 h30, entamé des discussions avec les organisations syndicales. La grève a été suspendue et les discussions se poursuivent ce mardi.

MESSAGE DU PRESIDENT Alfred MARIE-JEANNE

expimé devant la presse à la CTM

 

Nous en sommes au cinquième jour de blocage des collèges, des lycées et des bâtiments publics de la Collectivité Territoriale de Martinique.

C’est une situation inadmissible que rien ne justifie et qui doit cesser.

J’ai reçu tous les syndicats en début de mandature.

J’ai désigné deux représentants qui ont engagé des discussions avec l’ensemble des syndicats, pour répondre à une plateforme de revendications portant en particulier sur la question des ressources humaines.

Sans attendre cette grève, les problèmes soulevés avaient déjà été en grande partie identifiés et solutionnés.

En dépit de cela, le préavis de grève a été confirmé.

Malgré la situation de grève, le dialogue n’a pas été interrompu ; les élus désignés ont maintenu les contacts.

La seule exigence était de débloquer les accès des établissements scolaires et des bâtiments publics pour permettre le fonctionnement normal des institutions.

Le jeudi 14 avril 2016, les représentants syndicaux que j’avais invités à une rencontre ont quitté la salle, refusant d’entendre la déclaration dans laquelle je leur réitérais ma volonté de résoudre l’ensemble des problèmes du personnel et leur proposais une réunion pour le lendemain. Dans ces conditions,  il devenait impossible de confirmer cette réunion. Cette déclaration leur a toutefois été envoyée.

Contrairement à ce qui est partout propagé, il n’y a eu ni licenciement ni rupture du dialogue.

Les élus en charge de la question du personnel sont toujours disponibles pour les discussions.

Au-delà du droit, j’ai prorogé des contrats à durée déterminée (CDD) qui arrivaient à terme au 31 décembre 2015, pour tenir compte de la situation de pères et mères de famille et leur donner le temps de se retourner.

C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’avec les responsables du laboratoire d’analyse nous avons trouvé des solutions garantissant le fonctionnement normal de ce service.

Le traitement des problèmes relatifs aux personnels contractuels doit mobiliser les services des ressources humaines afin d’analyser chacune des situations personnelles et trouver une solution. Ces problèmes ne peuvent être résolus sous la menace.

Concernant l’action sociale, enjeu majeur au cœur de mes préoccupations, la situation des personnels contractuels de ces services, sera étudiée en profondeur avec toute la considération requise.

Il ne devra plus être question de répondre au coup par coup par des embauches avec des contrats précaires comme cela se faisait couramment.

Je demande que chacun mesure les conséquences négatives de la disproportion des méthodes utilisées.

Les établissements scolaires doivent être ouverts pour permettre aux élèves de préparer leurs examens dans les meilleures conditions.

Les sites de la CTM doivent être ouverts au personnel et aux usagers  ainsi qu’aux élus qui doivent mettre en œuvre le programme pour lequel ils ont été démocratiquement choisis.

Personne ne doit prendre l’option du pourrissement et du chaos pour la Martinique.

J’invite solennellement l’ensemble du personnel de la CTM à rejoindre son poste de travail.

J’invite les syndicats en grève à consentir au dialogue dans la sérénité.

J’invite la population martiniquaise à rester vigilante et mobilisée pour accomplir ensemble le projet de réussite de la Martinique.

 

 

                  

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