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Lundi il y aura 6 jours que la grève est commencée à la CTM et le climat de haine politique qui y règne, peut légitimement inquiéter. Les mots qu’on entend de la bouche de certains grévistes ne laissent aucun doute sur la volonté de déstabiliser l’équipe qui a gagné les élections de décembre 2015 et qui décide à la tête de la collectivité. Les agents en situation précaire qui s’inquiètent pour leur avenir existent bien au sein de ce mouvement, mais il est loin d’être certain que les meneurs aient les même intérêts. Et à freepawol, aucune menace macoute ne nous empêchera de dire les faits, il faut arrêter de prendre les Martiniquais pour des moutons, tous justes bons à tondre ou à abattre. Le simulacre de vaudou installé dans la nuit de vendredi à samedi devant le batiment de la CTM, démontre bien la volonté d'instaurer un climat de peur dans le pays, par tous les moyens. 

Tout syndiqué ou syndicaliste ne peut que se réjouir de l’unité syndicale, quand elle peut se faire dans l’intérêt des salariés. Hélas, la division est plus habituelle en Martinique quand des décisions scélérates sont prises contre des salariés, quand des licenciements abusifs sont décidés par certains chefs d’entreprise, quand les droits élémentaires de salariés sont bafoués.

Au 3ème jour de grève, le secrétaire général de la CDMT en personne, Philippe Pierre-Charles, est venu chauffer les grévistes dans les jardins de la Collectivité Territoriale de Martinique. Le responsable CGTM des personnels des municipalités, Daniel Gromat est lui aussi venu promettre son soutien, en actions.

Contre la majorité élue à la CTM l’unité syndicale retrouvée ?

Pour ce mouvement de grève, l’unité syndicale est faite dès le troisième jour de mobilisation contre l’équipe élue à la CTM. Une majorité qui n’est en place que depuis le 18 décembre 2015, à qui des syndicats demandent de résoudre, immédiatement,  des problèmes existant depuis des années sous la mandature du PPM et alliés, que présidait Serge Letchimy.

Le Président du Conseil exécutif de la Collectivité Territoriale, Alfred Marie-Jeanne a, dès le premier jour, rencontré les organisations syndicales qui ont appelé à la grève, pour leur annoncer qu’il avait déjà signé plus de 150 contrats de titularisation et prolongé des dizaines de CDD. Il a proposé un calendrier de négociation, mais les syndicats ont quitté la salle de réunion.

Comment expliquer alors un durcissement de la grève, avec encore plus de blocages de lycées et collèges le lendemain et une opération escargot avec les véhicules de service de la CTM le même jour ?  Comment durcir un mouvement quand un pas est fait par une des parties et que le dialogue n'est pas rompu ?

Pourquoi ne pas entreprendre des discussions pour obtenir quelques emplois de plus pour celles et ceux qu’on est censé défendre ?

Ce mouvement de grève ne ressemble décidément à aucun autre. Dans ce climat où la pulsion de mort d’un leader politique semble plus forte que l’appel au grand soir, même la sorcellerie s’en mêle. Un semblant ou réel symbole vaudou a été posé devant la CTM dans la nuit de vendredi pour instaurer la peur qui, dans ces cas là, ne touche que les incultes.

Au moment où le Gouvernement dit de Gauche, qui avait fait croire avant les élections présidentielles que son ennemi était la finance, démontre que ses ennemis sont les salariés, pour lesquels il ouvre la voie à toutes les injustices en détruisant les droits sociaux, et le syndicalisme avec, le message envoyé à travers ce conflit par certains responsables syndicaux, n’arrange rien.

Le Gouvernement de France sait que l'érosion de la confiance des salariés envers les syndicats augmente, il en profite pour préparer le travail sans droits des salariés, au profit du monde de la finance, du grand patronat. 

On veut croire que pour certains syndicats en Martinique, ce n’est pas à la CTM, face à Alfred Marie-Jeanne, que se joue le grand soir syndical.

Lisa David

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