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La décision est venue de la Cour d'Appel de Paris après que la journaliste, Mme Remedios Sanchez-Pascual, victime de harcèlement moral, ait été déboutée par le conseil des prud'hommes de Paris. Le harcèlement moral est encore difficilement reconnu pendant que trop de victimes paient de leur santé, de l'éclatement de leur cellule familiale, de leur  carrière professionnelle brisée, cette souffrance infligée au travail. 

Fred Ayangma a été directeur régional en Martinique, son séjour s’est brusquement arrêté après la grève de 2009,  dans un climat de tension qu’il a provoqué, quand il a voulu faire payer sa mobilisation à une journaliste déléguée syndicale CGT, accusée à tort d'avoir saboté un journal télévisé. Il quittera la Guyane en Septembre, certainement pas avec une médaille de gestion humaine.

JUSTICE : UNE RÉDACTRICE EN CHEF DE GUYANE 1ÈRE, VICTIME DE “HARCÈLEMENT MORAL”

C’est un arrêt de la Cour d’appel de Paris peu glorieux pour la direction de Guyane 1ère qui a été rendu le 9 avril dernier. Un arrêt devenu définitif faute de pourvoi en cassation de France-Télévisions selon le SNJ (Syndicat national des journalistes), la journaliste victime, Remedios Sanchez-Pascual ainsi que le Canard Enchaîné qui s’en fait l’écho cette semaine. Le caractère définitif de cette décision de justice n’a pas été contesté par la direction régionale de Guyane 1ère que nous avons contacté par e-mail sur ce dossier.

Guyaweb s’est procuré cette décision de justice. Nous en livrons les détails édifiants à nos citoyens-lecteurs. Ambiance…

La décision, peu banale, était jusque là restée sous le boisseau avant que le Canard Enchaîné n’en lève un coin de voile mercredi, sans citer le nom de la journaliste qui a obtenu gain de cause.

Dans un court article, le palmipède fait état d’un “traitement de choc” subi  en Guyane par l’une de nos consœurs : “mise au placard, dénigrement, fausse accusation d’ivrognerie au boulot “.

Le 11 juillet dernier, le Syndicat National des journalistes (SNJ) qui a accompagné la journaliste, au cours de sa procédure en appel, se fendait d’un communiqué sur le sujet sans davantage citer le nom de la journaliste, pas plus que celui de la “station ultramarine” du groupe France-Télévisions, théâtre des faits. Il s’agit de Guyane 1ère.

60 000 euros pour harcèlement moral et manquement de l’employeur

Selon l’arrêt détaillé de la Cour d’appel de Paris que Guyaweb s’est procuré, la justice  a condamné  “la société France Télévisions à verser à Mme Remedios Sanchez-Pascual la somme de 60 000 € à titre de dommages-intérêts en réparation du préjudice subi du fait du harcèlement moral et du manquement de l’employeur à son obligation de sécurité de résultat”.

La victime, rédactrice en chef de Guyane 1ère télé (ex-RFO) entre fin 2010 et début 2011, réclamait une somme beaucoup plus importante : “300 000 euros”.

Les faits commencent alors que Mme Remedios Sanchez-Pascual (précédemment rédactrice en chef adjointe au sein du groupe France-Télévisions, et journaliste au sein du service public depuis fin septembre 1989) prend “ses fonctions de rédacteur en chef de Guyane Première à compter du 1er octobre 2010, un contrat de travail étant établi à cet effet le 14 décembre 2010″, a d’abord rappelé la Cour d’appel de Paris.

Dans le cadre de cette fonction, eu égard à l’indice supérieur qui a cours outre-mer, l’intéressée percevait en Guyane “une rémunération brute mensuelle de 6 744,32 € “ note aussi la Cour.

Ressources humaines alertées d’une situation de harcèlement, départ immédiat demandé par la direction de Guyane 1ère…

Le 12 janvier 2011, alors qu’elle est en fonction en Guyane depuis moins de 3 mois et demi. Remedios Sanchez-Pascual alerte  “le directeur de la coordination des ressources humaines des journalistes de France Télévisions, de la situation de harcèlement moral qu’elle subissait depuis deux mois.” rappelle encore la Cour d’appel de Paris, dans sa présentation des faits.

Neuf jours plus tard, le 21 janvier 2011, poursuit plus loin l’arrêt de la Cour, un courrier adressé à M. Guidot, directeur des ressources humaines de France Ô, par M. Ayangma (directeur régional de Guyane1ère) ” demandait le départ immédiat de Mme Remedios Sanchez-Pascual après avoir adressé un courrier dans le même sens au directeur général en récapitulant les erreurs et les fautes de management de la rédactrice en chef depuis son arrivée”.

Le 15 février suivant, souligne encore la Cour d’appel, la rédactrice en chef  ” recevait un courrier du directeur en charge des préfigurations de l’organisation des rédactions télévisions de France O (…) lui indiquant qu’à compter de ce jour, elle n’exerçait plus les fonctions de rédactrice en chef de Guyane 1ère et qu’elle était affectée à un poste de responsabilité équivalent au sein de la rédaction d’Outre-Mer à Malakoff. Elle était autorisée à rester en Guyane jusqu’au 15 mai 2011 pour prendre ses fonctions en métropole le 16 mai.” de cette année-là.

Autrement dit, l’intéressée est démise de ses fonctions mais peut alors, dans les faits, rester en Guyane trois mois de plus, rémunérée en toute inactivité, le temps d’être rapatriée sur un autre poste au sein de France Télévisions dans l’Hexagone.

La suite  sur Guyaweb :

Justice : une rédactrice en chef de Guyane 1ère, victime de "harcèlement moral" | Site d'information généraliste et politique en Guyane ⎢Guyaweb

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