Parce que nous avons besoin d'une presse libre

Actualité

La 15ème Conférence du Barreau de Fort-de-France aura lieu au Palais des Congrès de Madiana, le Vendredi 29 mai, à 9 heures. Des délégations de différents barreaux de la Caraïbe sont invitées. Le temps fort sera la reconstitution du procès du détenu le plus célèbre de Martinique, Pierre Just Marny.

L’intervention du Bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Fort-de-France, Maître Raphaël Constant, ouvrira cette conférence, principale manifestation ordinale à l’attention de la société civile martiniquaise.

Puis trois jeunes avocats prendront place pour reconstituer le procès de « La panthère noire », ce prisonnier qui n’a laissé personne indifférent en Martinique.

« Faites sortir l'accusé ? Pierre Just MARNY »

Pour faire revivre ce procès qui a marqué l’histoire judiciaire du pays, on trouvera :

Maitre Loän BUVAL (Partie Civile)  

Maître Soraya M’HADJI-WENZEL (Procureur) 

Maître Fred GERMAIN (Défense)

La cavale de celui qui s’était lui même baptisé « la panthère noire » avait défrayé la chronique en 1965, quand après avoir commis trois meurtres et laissé trois blessés derrière lui, il disparaissait dans la nature, mettant toutes les forces de police et de gendarmerie à ses trousses pendant 6 jours.

Sorti de prison, Pierre Just Marny a voulu se venger de complices avec qui il aurait commis des délits et qui l’auraient balancé. Il devint rapidement un héros pour les uns, ennemi public pour les autres. 

Son arrestation musclée dans le quartier de Sainte-Thérèse avait soulevé la colère d'une partie de la population et entraînée trois jours d’émeute. Encerclé par les gendarmes, désarmé, Marny a tenté de résister mais une rafale de balles l'a touché au poumon et à l'abdomen. Sa légende était née.

Pierre Just Marny a été jugé et condamné à  la réclusion criminelle à perpétuité  en 1969, par une Cour d’Assise en France, où Il a passé 43 ans dans des prisons avant de revenir dans son île natale le 28 mai 2008. Il espérait une libération qui ne viendra jamais, malgré une demande de grâce présidentielle adressée à Nicolas Sarkozy en juin 2011 et un état de santé très dégradé.  Un Comité de soutien créé en Martinique a vainement essayé d’obtenir qu’il obtienne la liberté, après avoir passé près demi siècle derrière les barreaux.

Devenu le plus ancien prisonnier de France, il s’est pendu dans sa cellule de la prison de Ducos, le 7 août 2011. Il était alors âgé de 68 ans.

Site de presse en ligne
ISSN 2726-0100

Aidez Freepawol

pour une presse libre

Dans la même rubrique...

Avec leurs tambours, ti-bwa, chants des militants du MIM, sympathisants ou autres citoyens solidaires étaient venus devant le Palais de justice témoigner de leur solida

Soupçonnés d’être les auteurs d’une série de mails injurieux et diffamatoires adressés à la présidente de l’UAG Corine Mencé-Caster qui a porté plainte, Eric Carpin, Ki

Pages

1 2 3 4 5 »

Articles récents

Selon les chiffres de l'Agence Régionale de Santé de Guyane, qui annonçait mardi 2.593 cas confirmés de Covid-19, 8 décès et 15 patients en réanimation, la situation sanitaire continue à se dégrade

Par un courrier daté de mardi 2 juin, le Préfet Philippe Gustin et le Recteur Mostafa Fourar ont envoyé aux maires de Guadeloupe une mise en demeure de rouvrir les éco

Le mouvement International contre le Racisme invite la population à un « Gwan Sanblé, ce samedi 06 juin à 09 sur la Savane (à côté de la statue de Joséphine) contre le racisme, la négrophob

Pages

1 2 3 4 5 »