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Alors que l’épidémie d’Ebola se propage en Afrique de l’ouest, l’inquiétude commence à gagner le reste du monde. Médecins sans frontières (MSF) a averti mercredi 30 juillet que le virus était « hors de contrôle » et qu’il y avait un « réel risque de voir de nouveaux pays touchés. Craignant une propagation internationale, de nombreux pays ont renforcé leur dispositif de veille sanitaire et émis des recommandations à destination des voyageurs.

Les pays de la Caraïbe accentuent la vigilance, même si l’Agence de Santé Publique des Caraïbes (CARPHA) déclare, que le risque que le virus Ebola soit importée dans les Caraïbes reste faible. 

Le directeur exécutif de CARPHA, le Dr James C Hospedales affirme qu'il n'y a pas eu de cas confirmés d'Ebola dans les Caraïbes, et dans l'ensemble, le risque d'infection par le virus Ebola dans cette région reste faible. Selon lui, dans les pays où le virus est présent, «les personnes qui ont un contact direct avec les organes, le sang ou d'autres fluides corporels des personnes ou des animaux infectés morts ou vivants, sont les plus à risque ».

« Ebola, se propage par les fluides ou des sécrétions muqueuses et d'autres tels que les selles, l'urine, la salive et le sperme des personnes infectées. »

Dans le cas peu probable qu’une personne infectée par le virus Ebola voyage vers les Caraïbes, les données disponibles montrent que le risque de transmission secondaire lié à des contacts étroits (familiaux ou proches) ou dans les établissements de soins de santé,  est toujours considéré comme très faible, si des mesures de prévention appropriées sont mises en oeuvre.

« Le risque d'un contact occasionnel, comme serrer la main ou s’asseoir à côté de quelqu'un qui présente des symptômes est également susceptible d'être très faible», a-t-il ajouté.

CARPHA, qui est basé à Trinidad, a déclaré qu'elle avait mesuré le risque d'importation de la maladie dans les Caraïbes suite à une augmentation du nombre de cas en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone.

En Jamaïque vigilance accrue et information à la population

Dès vendredi 1er août en Jamaïque, le ministère de la Santé déclarait dans un communiqué, qu'il continue son suivi quotidien de l’évolution du virus Ebola en Afrique de l'Ouest, par le biais des médias mais aussi par les informations de l'Organisation Mondiale de la Santé. Le ministère a également annoncé qu’il prend d’autres mesures« visant à accroître la vigilance et la préparation du pays ».

La veille, étaient réunis autour du Dr Fenton Ferguson, ministre de la Santé, plusieurs responsables pouvant être concernés en cas de crise. Parmi eux, le Dr Marion Bullock Ducasse, directeur des Urgences, de la gestion des catastrophes et des services spéciaux.

                                                                     

 

Le Dr Ducasse a déclaré que même si la Jamaïque ne fait pas partie des pays à risque, « nous continuons à veiller à ce que nos systèmes soient renforcés afin que nous puissions avoir une réponse efficace en cas de besoin. » Elle a précisé que le système de surveillance du pays a déjà été renforcé et que les personnels seront sensibilisés. Une formation spécifique au virus Ebola, sera prévue pour eux.

Le Dr Ducasse a également souligné que l'éducation du public est un élément important de la stratégie du ministère, mais il faut éviter de créer la panique dans la population.

Selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé, 932 personnes sont mortes des suites du virus, sur 1 711 cas (confirmés, suspects ou probables) : 363 en Guinée, 282 au Liberia, 286 en Sierra Leone et un au Nigéria.

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