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Le Premier ministre du Belize, Dean Barrow, a rejeté une demande du secrétaire d'Etat américain, John Kerry, d'utiliser le territoire de Belize pour transporter un travailleur d'un laboratoire, mis en quarantaine sur un bateau de croisière au large la rive de Belize City. Ce passager a été exposé au virus Ebola.

Le Premier ministre, Dean Barrow a été en négociation de longues heures avec des représentants des États-Unis qui voulaient débarquer le passager, pour le transporter par avion au Texas. Encore dans la période d’incubation du virus Ebola, le passager aurait manipulé un flacon scellé de sang, du seul patient des Etats Unis à avoir succombé à Ebola.

Après que l’information ait été diffusée sur les médias, la décision du Premier ministre de ne pas permettre le transport du patient à partir de Belize, a beaucoup été commentée. Une peur irraisonnable a été évoquée et aussi le faible risque de contamination. Le Département d'Etat américain s’est dit déçu par la réaction de Barrow.

Les habitants de Bélize, défendent la position de leur Premier ministre qui pour eux, n’avait d’autre choix, le pays ne disposant pas de moyens pour faire face à un cas d’Ebola, et peu importe la taille du risque.

Le navire de croisière est finalement parti et l'avion d'évacuation sanitaire, qui avait déjà atterri à Belize pour le transport sécurisé, a quitté Belize sans un patient à bord. La prochaine étape prévue pour le navire de croisière est le Mexique, qui a également refusé l'entrée sur son territoire pour l'évacuation du passager.

Dans un communiqué de presse publié vendredi, le gouvernement de Belize, tout en reconnaissant que le risque était faible (la personne concernée ne présentant pas de signes ou symptômes du virus Ebola), a déclaré que sa décision est  conforme aux dispositions énoncées dans le Règlement Sanitaire International. Il était plus indiqué de garder la personne suspectée et son compagnon de voyage en quarantaine sur le navire.

« Le gouvernement de Belize regrette qu'il n'ait pas pu accepter la demande de déplacer ces personnes du navire de croisière, à l'aéroport international pour une évacuation vers les Etats-Unis. Cette décision a été prise au nom de la priorité donnée à la protection et au bien-être des citoyens et résidents de Belize. »

Le gouvernement de Belize a également imposé, avec effet immédiat, une interdiction de visas pour tous les citoyens des pays de la région de l'Ouest de l'Afrique, considérée comme à haut risque pour le virus Ebola. De plus, toute personne quelle que soit sa nationalité, souhaitant se rendre à Belize et qui a visité une zone touchée de l'Afrique de l'Ouest au cours des 30 derniers jours, sera interdit d'entrée.  En outre, tous les passagers de navires de croisière seront examinés par les agents d'immigration avant le débarquement.

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