Parce que nous avons besoin d'une presse libre

Actualité

Un héritage peut virer au cauchemar. La maison obtenue peut cacher des fissures où une invasion de thermites. Le maire de Fort-de-France, Didier Laguerre, confronté à l’héritage des gestions précédentes qui ne brillent pas par leur rigueur, tente de se défendre comme il peut. En fils reconnaissant, il préfère attaquer ses opposants au conseil municipal. Dernier épisode en date, celle lancée sur le réseau social Facebook,  contre Michel Branchi, l’économiste qui sait lire les chiffres.

Réponse à Didier Laguerre, Maire de Fort-de-France

 

Qui aime vraiment Fort-de-France ?

Le Maire de Fort-de-France a choisi de m’interpeller nommément sur facebook  à propos du débat du dernier conseil municipal du 2 mai sur le contrat budgétaire qu’il a décidé de signer avant le 30 juin 2018 avec le Préfet.

Oui, cher Monsieur Laguerre,  la Ville est endettée, comme vous devez l’admettre. Mais son endettement s’est accéléré depuis la gestion Letchimy dans la décennie 2000 (rapport de la Chambre régionale des comptes du 8/12/2011). Elle a  même été acculée à avoir recours à des emprunts toxiques et récemment a du payer cher pour s’en défaire. Les restrictions discriminatoires subies par Césaire que vous invoquez rituellement ont cessé avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981.  C’est-à-dire depuis 37 ans. Cela ne peut plus servir d’alibi d’une politique de recrutements clientélistes et électoralistes.

Vous vous vantez de faire preuve de « transparence » et que l’endettement de Fort-de-France est « connu de tous ». Or, en ne communiquant pas au conseil municipal le projet de contrat à signer avec le Préfet avant le 30 juin 2018, vous avez tenté de cacher aux conseillers municipaux et à la population  l’énormité de votre capacité de désendettement se situant à 150 ans en 2017 au lieu des 12 ans prescrits par la loi de finances scélérate Macron. Vous avez tenté d’occulter les conséquences néfastes de votre engagement forcé de  la diviser par trois à 48 ans d’ici à 2022, encore très loin des de la norme imposée. Cela va se traduire par la baisse du service public et de nouveaux sacrifices pour la population : aides sociales, subventions aux associations, retards dans les travaux, etc. Le surendettement finit par coûter très cher.

Oui, M. Laguerre, comme à chaque conseil municipal, vous cherchez des boucs émissaires pour expliquer votre déconfiture financière en accusant mensongèrement la majorité de la CTM de « manque de soutien financier aux projets de Fort-de-France et de ses habitants ». Et pour vous dédouaner à bon compte, vous insistez faussement : « Les Foyalais, le tissu associatif et ses bénévoles, la Martinique toute entière, tous le voient ». Non, n’essayez pas  de rejeter sur d’autres votre  propre turpitude. La majorité CTM ne pratique aucune discrimination dans les aides aux communes, particulièrement à l’égard de Fort-de-France. Mais si les contributions de la CTM ne sont pas à la hauteur de vos sollicitations incessantes, c’est que c’est  la situation financière fortement  dégradée et les dettes énormes laissées à la CTM par votre mentor Letchimy et EPNM qui en sont responsables. Vous ne voulez pas en entendre parler.

Alors ? En désespoir de cause, vous en êtes réduit à insinuer  qu’en critiquant votre gestion je n’aime pas cette Ville. Mais précisément, c’est aimer Fort-de-France que de dénoncer la mauvaise gestion qui pénalise ses habitants et les plus vulnérables d’entre eux depuis si longtemps. Vous n’avez pas le monopole de l’amour des Foyalais, Monsieur  Laguerre. Heureusement.

 

Michel Branchi, conseiller municipal Fok Sa Chanjé Fodwans (13/05/2018)

 

 

Le post de Didier Laguerre sur Facebook

 

 

 

Aidez Freepawol

pour une presse libre

Dans la même rubrique...

Emmanuelle Bramban est mobilisée contre la loi El Kromi et elle fait partie des milliers de manifestants qui frappent le pavé à Paris depuis le 9 mars 2016, pour que le

Cuba a annoncé, ce mardi 3 mai, le plafonnement des prix sur les légumes de base pour protéger le pouvoir d'achat des familles pauvres.

Après les nombreuses journées de mobilisation contre la loi Travail, entre le mois de mars et le mois de juillet, les syndicats appellent à une nouvelle grève n

Pages

« 222 223 224 225 226 »

Articles récents

Vendredi 31 janvier 2014 se tenaient les derniers préparatifs pour l’entrée dans la nouvelle année lunaire du cheval de bois, le soir même à minuit.  A Tahiti, le passage au nouvel an chinois se fê

Pages

« < 221 222 223 224 225 »