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Le poète caribéen Derek Walcott, Prix Nobel de littérature 1992, est mort à 87 ans chez lui à Sainte-Lucie, le 17 mars.  Dans toute la région des hommages sont rendu à cet immense écrivain de langue anglaise, profondément caraïbéen, qui se définissait ainsi : « Je ne suis qu’un nègre rouge qui aime la mer. J’ai reçu une solide éducation coloniale. J’ai du hollandais en moi, du nègre, et de l’anglais. Et soit je ne suis personne, soit je suis une nation.» En Martinique, intellectuels et responsables politiques saluent sa mémoire.

Alfred-Marie-Jeanne, Président de la Collectivité Territoriale de Martinique

Lauréat du prix Nobel de littérature en 1992, Derek Walcott, originaire de Sainte-Lucie, est allé à l’universel en partant des réalités de la Caraïbe.

A travers son engagement, il nous appartient d’honorer sa mémoire et de mieux faire connaitre l’œuvre du poète.

Je regrette les occasions manquées lors de mes déplacements à Sainte-Lucie à cause de sa santé déclinante.

Adieu au poète que j’ai eu l’honneur de rencontrer.

 

Claude Lise, Président de l’Assemblée de Martinique

C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai appris le décès de Derek Walcott dans son île natale à Sainte-Lucie, à l’âge de 87 ans.

Je salue la mémoire de ce grand poète anglophone resté trop longtemps méconnu avant de recevoir, en 1992, le prix Nobel de littérature.

Egalement peintre et dramaturge, nous perdons, avec sa disparition, un chantre de la Caraïbe.

Sincères condoléances à sa famille, au Premier Ministre de Sainte-Lucie et au Peuple Saint-Lucien.

 

Mouvement politique Nou Pèp La

Où sont vos monuments, vos batailles, martyrs ?

Où est votre mémoire tribale ? Messieurs,

dans ce gris coffre-fort. La mer.

La mer les a enfermés.

La mer est l’Histoire.

Derek Walcott

 

Monsieur… Monsieur Walcott, vous voilà parti sans que la mer ne s’ouvre encore sur nos trésors engloutis…

Vous êtes partis et sels embruns marées et ressacs, hélé-anmwé des conques orphelines vous rendent grâce.

Vous voilà en-allé et soudain un vent de brume s’empare de notre chapelet d’îles, de Cuba à Moustique, de Grenade à Trinidad… et Lucie, la sainte, la lumineuse… pa menm palé !

Mi ou chapé-alé et le serein comme-dit frissonne au souffle de votre Verbe…

Nou Pep La salue la mémoire d’un Caribéen, d’un poète aux mots-scalpel filigrane ciselure… D’un géant dont la discrétion aurait pu faire oublier qu’il était là, à quelques encablures de nous… n’eût été le feu brûlant d’une quête qui n’a eu de cesse d’arpenter les arcanes de la Mémoire… Qui n’a eu de cesse de nous imaginer enfin… un tant soit peu… Nous…

Derek Walcott nous laisse l’espérance en héritage :

Le temps viendra

où, avec allégresse,

tu t’accueilleras toi-même, arrivant

devant ta propre porte, ton propre miroir,

et chacun sourira du bon accueil de l’autre

Puissions-nous continuer d’en porter l’augure, bien haut dans le ciel des Caraïbes.

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