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Après les attentats du 13 novembre à Paris, qui ont fait 130 morts et plus de 300 blessés et la menace de nouvelles attaques annoncées par Daesh, le climat est à la méfiance en France. Tous les basanés deviennent suspects. Dans ce contexte, il faut vite demander aux parlementaires et amis du gouvernement, Serge Letchimy, Maurice Antiste, Serge Larcher, Bruno Nestor Azérot et autres, de faire une liste des mots créoles à risque que nous employons couramment et la communiquer au ministère de l’Intérieur.

On peut en rire ou s’interroger

On sait que l’informaticien marocain qui est assigné à résidence à l’auberge de la Montagne Pelée, parce que soupçonné par les autorités de son pays de faire partie de la branche Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), peut se promener tranquillement dans le bourg du Morne Rouge, au Nord de la Martinique. Mais les portes de la prison de Ducos pourraient s’ouvrir pour les Antillais de la République si certains mots à risque sont prononcés pendant l’état d’urgence. Exemple :

Dans une conversation entre mal-palan (mauvaises langues)

La conversation porte sur des hommes ou des femmes ayant pour leurs détracteurs, de mauvaises mœurs :

 - Misié sé an nonm pété bomb !

 - Manzel sé an fanm pété bomb !

Des mots souvent exprimés dans les moments de colère :

 - Si ou rété là, mwen ka fèr soté !

     Et plus à la mode chez nos bad boys :

 - Mwen ka pété kay la anlèw !

Autre situation qui peut bouleverser la vie d’un habitant de ce pays :

Imaginez Ti Sonson de derrière Morne qui revenant du travail, passe tranquillement devant la gendarmerie de sa commune quand de l’autre coté de la rue un compère l'interpelle :

 - Hé Ti Sonson, sa ou fè, ba mwen ti nouvel ou ?

Ti Sonson répond :

 - Mwen an dèch… difé, difé !

Si ces mots sont prononcés sur le territoire hexagonal, l’affaire devient plus risquée. Il ne reste plus au ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qu'à ordonner que soit dispensé des cours de créole à la police nationale, sur tout le territoire français. Pas de doute, ça plairait à la Marine Le Pen et à Nadine Morano.

 

 

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