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Daniel Marie-Sainte, Conseiller Communautaire de la CACEM (communauté d'agglomération du centre de Martinique), est allé rencontrer les salariés grévistes de la fourrière, qui ont très vite fait savoir par les réseaux sociaux, cet près-midi, qu'un important déploiement de forces de l'ordre arrivait pour les déloger. En grève depuis le 29 janvier, ils attendent toujours que le gérant de l'entreprise veuille bien négocier, mais celui-ci a choisi de se tourner vers la justice pour obtenir une condamnation. Daniel Marie-Sainte en appelle à la CACEM donneur d'ordre de l'entreprise gestionnaire, à qui le syndicat s'est déjà adressé sans obtenir de réponse, pour qu'elle prenne « une initiative de médiation pour trouver une issue à ce conflit social qui n’a que trop duré ! » C'est devenu une habitude en Martinique depuis quelques temps, certains chefs d'enteprise refusent de dialoguer avec leurs salariés et pour régler les conflits sociaux, saisissent la justice. De lourdes condamnations tombent sur les organisations syndicales, en particulier sur la CSTM, pour décourager les salariés qui choisissent de se battre pour défendre leurs droits. 

Grève à la fourrière de Mangot-Vulcin :

Silence coupable du président de la CACEM.

 

La fourrière véhicule, située au quartier Mangot-Vulcin du Lamentin est la propriété de la CACEM.

Il s’agit d’un équipement public réalisé au quartier Mangot-Vulcin sur le territoire de la commune du Lamentin

Le mode de gestion choisi par la CACEM est la Délégation de Service Public (DSP).

La DSP a été confiée à la SARL CARAÏBES DEVELOPPEMENT, filiale d’un groupe national français, dont le gérant est Mr Henri Hubert DUPON.

Le contrat d’exploitation est prévu sur une durée de 7 ans à compter du 1er septembre 2008.

Si le gestionnaire de la fourrière est la SARL CARAÏBES DEVELOPPEMENT, le Président de la CACEM en est le « donneur d’ordre »

Les salariés de la fourrière véhicule de Mangot-Vulcin, syndiqués à la CSTM, sont en grève depuis le 29 janvier 2015 pour :

  1°) protester contre le licenciement d’un de leurs camarades harcelé par la direction.

  2°) revendiquer une revalorisation des salaires et des primes.

Les grévistes se heurtent à un refus obstiné du gérant de la fourrière véhicule qui privilégie le recours aux procédures judiciaires voire policières plutôt que de négocier en responsabilité une sortie du conflit.

Face à cette situation de blocage de plus d’un mois, la CSTM s’est adressée, tout logiquement, au propriétaire fourrière véhicule de Mangot-Vulcin, à savoir le président de la CACEM, donneur d’ordre dans le cadre de la DSP, pour lui demander de prendre une initiative dans le sens d’une médiation.

De façon tout à fait surprenante, le président de la CACEM a opposé un silence coupable aux demandes répétées du syndicat.

Sans doute encouragé par cette passivité du président de la CACEM, le gérant de la fourrière véhicule de Mangot-Vulcin s’est crû autorisé à faire venir sur place, cet après-midi, plusieurs fourgons de policiers afin de faire pression sur les grévistes et les membres de la CSTM venus leur manifester une solidarité syndicale !

Je demande solennellement au président de la CACEM de prendre une initiative de médiation pour trouver une issue à ce conflit social qui n’a que trop duré !

Daniel MARIE-SAINTE 

Conseiller Communautaire de la CACEM

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ISSN 2726-0100

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