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Le Préfet et le Directeur de la police peuvent-ils confirmer ou démentir que 1950 grenades ont été utilisées contre les manifestants et la foule, rassemblés devant le palais de justice de Fort-de-France le 13 janvier dernier ?  De 14 heures jusqu’à 23 heures les Martiniquais venus pour assister au procès ou être là en soutien aux sept jeunes activistes appelés à comparaitre, ont subi une pluie continue de grenades lacrymogènes et autres engins d’attaque lancés par gendarmes et policiers, faisant de nombreux blessés.
 

Aux abords du Tribunal, à la vue de l'importance du déploiement des forces de l’ordre, de leurs lourdes armes et tenues de combat, on pouvait croire que de dangereux terroristes étaient jugés ce jour là. Mais ces jeunes coupables de quelques blocages de supermarchés du Groupe Bernard Hayot, n’avaient rien de dangereux poseurs de bombes. Ils devaient comparaître pour violences volontaires commises sur personnes dépositaires de l’autorité publique et n’ont pas eu accès au bâtiment. On a même vu un des prévenus, se faire sortir par la poilice de la salle des pas perdus où il se trouvait, juste avant l'audience.

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Des grenades étaient lancées  sur des jeunes qui répondaient par des jets de pierres ou autres objets, avant d’allumer un feu devant les grilles fermées du bâtiment. Mais très rapidement c’est toute la foule qui était visée, avec évidemment de nombreux blessés, dont près d’une trentaine s’est rendue au Centre Hospitalier Universitaire. 

Des grenades arrivées de Guadeloupe pour éviter la rupture de stock 

On a frôlé le pire quand des grenades se sont abattues sur la station d’essence située en face du tribunal. Un début d’incendie éteint courageusement par des jeunes présents dans la rue de la colère. La police a utilisé tellement de grenades que son stock n'était pas loin d'être épuisé. C'est de Guadeloupe que sont arrivées, par hélicoptère, celles qui devraient servir en cas d'urgence répressive, par ces jours de contestation qui enfle contre les empoisonneurs au chlordécone, de la population, de la terre, de l'eau.

Après ce jour de colère, sept véhicules de police ont été déclarés inutilisables, dont un particulièrement précieux et onéreux, équipé pour détecter les voitures volées.

Lisa David

 

 

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